LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2200910

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2200910

mercredi 21 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2200910
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre magistrat statuant seul
Avocat requérantARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2022, M. D A C, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée " 48SI " du ministre de l'intérieur en date du 21 décembre 2021 portant invalidation de son permis de conduire pour solde de points devenu nul ;

2°) d'annuler les douze décisions de retrait de points de son permis de conduire prises à la suite d'infractions commises les 19 juillet 2015, 8 et 19 avril 2016, 12 mai, 15 juillet et 15 août 2019, 5, 6, 23 et 30 juillet, 27 et 29 octobre 2020 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer son permis de conduire affecté d'un capital de points reconstitué, dans les huit jours suivant la notification du présent jugement ;

4°) de mettre à la charge du ministre de l'intérieur la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.

Il soutient que :

- la décision " 48SI " du 21 décembre 2021 est illégale en ce qu'elle ne tient pas compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 17 et 18 décembre 2021 et de la subséquente reconstitution d'un capital de quatre points ;

- les décisions de retrait de point ne lui ont jamais été notifiées ;

- les décisions de retrait de points ont été prises au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- les décisions de retrait de points sont illégales dès lors que les infractions qui les fondent n'ont pas donné lieu à condamnation pénale.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 juin 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de point des 19 avril et 15 août 2016 sont sans objet ;

- les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C demande au tribunal d'annuler la décision " 48SI " du 21 décembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire et, par voie d'exception d'illégalité, les douze décisions de retraits de points de son permis de conduire prises à la suite d'infractions commises les 19 juillet 2015, 8 et 19 avril 2016, 12 mai, 15 juillet et 15 août 2019, et les 5, 6, 23 et 30 juillet, 27 et 29 octobre 2020.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur la recevabilité des conclusions concernant les décisions de retrait de points consécutives aux infractions commises les 19 avril et 15 août 2016 et le 15 juillet 2019 :

2.Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () en cas de commission d'une infraction ayant entrainé le retrait d'un point, ce point est réattribué au terme du délai de six mois à compter de la date mentionnée au premier alinéa, si le titulaire du permis de conduire n'a pas commis, dans cet intervalle, une infraction ayant donné lieu à un nouveau retrait de points (). ".

3.Il ressort du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A C que les points correspondant aux infractions des 19 avril et 15 août 2016 et du 15 juillet 2019, ont été restitués les 2 février et 18 juillet 2017, et le 30 mars 2020, soit antérieurement à l'introduction de la requête. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retrait de points prises suite à la commission de ces infractions sont irrecevables. Elles doivent dès lors être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction tendant à la restitution de ces points.

Sur le défaut d'information préalable au retrait de points :

4.La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.

Sur l'infraction commise le 19 juillet 2015

5.Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En outre, il ressort des dispositions des articles R. 49-1, A. 37-10 et A. 37-11 du même code que lorsqu'une infraction a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique, l'avis de contravention est envoyé au domicile du contrevenant ou à celui du titulaire du certificat d'immatriculation. Le paiement de l'amende n'intervient qu'après réception de cet avis, qui comporte toutes les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

6.Il ressort des pièces du dossier que l'infraction commise le 19 juillet 2015 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique établi le 20 juillet 2015, qui ne fait pas figurer les informations susmentionnées et ne comporte ni la signature de l'intéressé, ni l'indication " refus de signer ". Il résulte néanmoins du document portant historique des mouvements de paiements adressé à l'officier du ministère public que le requérant s'est partiellement acquitté de l'amende forfaitaire le 23 décembre 2015. Cette amende ayant été acquittée de façon différée et par ailleurs tardive, M. A C a nécessairement reçu la carte de paiement et l'avis de contravention lui permettant d'effectuer ledit paiement. Dans ces conditions, et eu égard aux mentions dont cet avis de contravention est réputé être revêtu, l'administration doit être regardée comme s'étant acquittée de son obligation d'information préalable. Le moyen tiré du défaut d'information doit dès lors être écarté.

Sur l'infraction commise le 23 juillet 2020

7.Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé, ou la mention certifiée par l'agent selon laquelle il a refusé de signer, et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.

8.Il ressort du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A C que l'infraction commise le 23 juillet 2020 a fait l'objet d'un procès-verbal électronique mentionnant le retrait de points encouru, et a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur verse au dossier le procès-verbal dématérialisé de constat de cette infraction, qui, en l'espèce, comporte les mentions requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, et nonobstant la mention " refus de signer ", l'administration apporte la preuve qu'elle a satisfait à son obligation d'information préalable. L'intéressé n'ayant en effet pas fait figurer de réserves sur les modalités de délivrance de l'information, il doit être regardé comme ayant pris connaissance, sans élever d'objection, du contenu dudit procès-verbal. Par suite, M. A C n'est pas fondé à soutenir que le retrait de points dont il a fait l'objet à la suite de l'infraction commise le 23 juillet 2020 serait illégal.

Sur les infractions commises les 30 juillet, 27 et 29 octobre 2020

9.Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises en vertu des dispositions des articles L.223-3 et R. 223-3 du code de la route.

10.Il ressort du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A C, produit par l'administration, que le requérant a payé les amendes forfaitaires afférentes aux infractions commises les 30 juillet, 27 et 29 octobre 2020 relevées par un radar automatique. Ainsi, M. A C a nécessairement reçu les avis de contravention où figurent les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'information préalable doit être écarté.

Sur les infractions commises le 8 avril 2016 et les 5 et 6 juillet 2020

11.Le paiement par le contrevenant de l'amende forfaitaire majorée prévue par le second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale implique nécessairement qu'il a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Conformément à l'article A. 37-28 du code de procédure pénale, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu de mentions qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Ainsi, le paiement de l'amende forfaitaire majorée suffit à établir que l'administration s'est acquittée envers le titulaire du permis de son obligation d'information, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre que cet avis était inexact ou incomplet.

12.Il ressort du relevé d'information intégral afférent au permis de conduire de M. A C que les infractions commises le 8 avril 2016 et les 5 et 6 juillet 2020 ont été relevées au moyen d'un radar automatique, et ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Le ministre ne justifie pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route aient été transmises à l'intéressé, faute pour lui d'apporter la preuve du paiement par le requérant de l'amende forfaitaire majorée en cause et donc de la réception par lui de l'avis de contravention ou du titre exécutoire correspondant.

13.Toutefois, il ressort également du relevé d'information intégral que M. A C a commis des infractions similaires les 14 mai 2011 et 15 juillet 2019, constatées par radar automatique. La première a donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire, et la seconde à celui d'une amende forfaitaire majorée pour laquelle le ministre produit l'attestation de paiement émise par la Trésorerie du Contrôle Automatisé. Dès lors, le requérant, qui a nécessairement reçu les avis de contravention ou titre exécutoire afférents aux infractions du 14 mai 2011 et du 15 juillet 2019, a déjà été destinataire de l'ensemble des informations requises lors de ces infractions antérieurement commises. Par suite, l'omission éventuelle de la délivrance de l'information pour les infractions commises le 8 avril 2016 et les 5 et 6 juillet 2020 n'a pu avoir pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de le priver de la garantie instituée par la loi. Ce moyen doit, en conséquence, être écarté.

Sur l'infraction commise le 12 mai 2019

14.Il résulte de l'article R. 49 du code de procédure pénale que le procès-verbal constatant une contravention pouvant donner lieu à une amende forfaitaire peut être dressé au moyen d'un appareil électronique sécurisé, qui permet d'enregistrer, pour chaque procès-verbal, d'une part, la signature de l'agent verbalisateur, d'autre part, celle du contrevenant qui est invité à l'apposer " sur une page écran qui lui présente un résumé non modifiable des informations concernant la contravention relevée à son encontre, informations dont il reconnaît ainsi avoir eu connaissance ". En vertu des dispositions du II de l'article A. 37-27-2, issu d'un arrêté du 4 décembre 2014 mis en œuvre à compter du 15 avril 2015, en cas d'infraction entraînant retrait de points, le résumé non modifiable des informations qui figure sur la page écran précise que la contravention relevée entraîne retrait de points et comporte l'ensemble des éléments mentionnés aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, la signature apposée par l'intéressé, ou la mention certifiée par l'agent selon laquelle il a refusé de signer, et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées.

15.Il ressort des pièces du dossier que l'infraction commise le 12 mai 2019 a fait l'objet d'un procès-verbal établi le 15 mai 2019, qui, s'il indique la perte de points encourue, ne mentionne pas toutes les informations requises, n'a pas été signé et ne comporte pas l'indication " refus de signer ". Dès lors, le ministre de l'intérieur, qui n'apporte pas la preuve du paiement de l'amende forfaitaire majorée, ne justifie pas que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 233-3 du code de la route aient été transmises à l'intéressé. Par suite, l'administration n'établit pas s'être acquittée de son obligation de délivrer à l'intéressé les informations légalement requises. En conséquence, la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré 4 points du capital de points du permis de conduire de M. A C, à la suite de l'infraction commise le 12 mai 2019, est intervenue à l'issue d'une procédure irrégulière et doit être annulée.

16.En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le permis de conduire ne perd sa validité qu'en cas de solde de points nul. Or, il résulte de tout ce qui précède que la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité du permis de conduire de M. A C fait état d'une décision de retrait de 4 points prise suite à une infraction commise le 12 mai 2019 et à l'issue d'une procédure irrégulière. Le solde de points du permis de M. A C n'est donc pas nul du fait de l'irrégularité de ladite décision. Par suite, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, la décision du ministre de l'intérieur du 21 décembre 2021 portant invalidation du permis litigieux doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

17.L'exécution du présent jugement implique que le ministre de l'intérieur réaffecte au capital de points du permis de conduire de M. A C les 4 points retirés à la suite de l'infraction du 12 mai 2019. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur de rétablir ces points dans la limite maximum du capital de points, de déterminer en conséquence le nombre de points attaché à son permis, compte tenu d'éventuelles infractions ultérieures, et de restituer ledit permis si son solde n'est pas nul, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'un délai d'exécution.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

18.Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

19.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. A C au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La décision par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré 4 points du solde de points affecté au permis de conduire de M. A C à la suite de l'infraction commise le 12 mai 2019 est annulée.

Article 2 : La décision du 21 décembre 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a prononcé l'invalidation du permis de conduire de M. A C est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer 4 points au capital du permis de conduire de M. A C, sous réserve de la commission de nouvelles infractions ayant entrainé des retraits de points, en en tirant les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D A C et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

P. BLe greffier,

D. BERTHOD

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions