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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2201755

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2201755

mercredi 27 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2201755
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantRIGO

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Abauzit, président honoraire, pour statuer sur les requêtes instruites selon les dispositions des L. 614-5, L. 614-6 et L. 614-9, L. 352-4, L. 754-4 et L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 juillet 2022 :

- le rapport de M. D,

- les observations de Me Rigo, pour M. B A.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, né le 27 novembre 1999 à Maudi Bahaudin (Pakistan), de nationalité pakistanaise, demande l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2022 par lequel le préfet de l'Aude lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

2. Par arrêté du 30 mars 2022, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du lendemain, Mme C E, adjointe au chef du bureau de l'immigration et de la nationalité a reçu délégation, en cas d'empêchement de la cheffe du bureau et du directeur de la légalité et de la citoyenneté pour signer les décisions relevant du ministère de l'intérieur et des attributions de leur bureau. Dans ces conditions, et alors que ces éléments ne sont nullement contestés par le requérant, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte faute de justification d'une délégation spéciale et publiée doit être écarté.

3. L'arrêté en litige comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, notamment sur les circonstances d'entrée irrégulière de M. A sur le territoire français Le moyen tiré d'un défaut de motivation ne peut être qu'écarté.

4. La mesure d'éloignement a été prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; ". M. A n'établit pas que ce fondement serait erroné et que le préfet, en ordonnant son éloignement, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. B A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Aude du 8 juin 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions à fins de condamnation de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent elles-aussi être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de Vaucluse et à Me Rigo.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

F. DLa greffière,

M-E. KREMER

La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou a tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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