LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2201844

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2201844

mardi 30 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2201844
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPHELIPPEAU-SOL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 17 juin 2022 et le 10 novembre 2022, Mme B D et M. C D, représentés par Me Coque, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 15 février 2022, par lequel le maire de l'Isle-sur-la-Sorgue a délivré à la société Jalala un permis de construire trois maisons individuelles sur un terrain situé au 28 bis, Lotissement le plan de Rigaulte à l'Isle-sur-la-Sorgue ;

2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue et de la société Jalala une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente faute de justifier d'une délégation de compétence correctement publiée et suffisamment précise ;

- le dossier est incomplet ;

- en autorisant le permis de construire en litige, le maire a méconnu les dispositions des articles UC 3, UC 4, UC 7, UC 8 et UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 octobre 2022, la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par des mémoires enregistrés les 28 septembre 2022 et 5 octobre 2022, la société Jalala, représentée par Me Phelippeau-Sol conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme D une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable ;

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Ruiz,

- et les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société Jalala a déposé un dossier de permis de construire pour la création de trois maisons individuelles sur la parcelle cadastrée section AM n° 368. Par arrêté du 17 février 2022, le maire de l'Isle-sur-la-Sorgue a délivré le permis de construire sollicité. Par la présente requête, Mme et M. D demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, par arrêté du 12 juin 2020, dont il ressort des pièces du dossier qu'il a fait l'objet d'une publication dans des conditions régulières, Mme E A, adjointe déléguée à l'urbanisme signataire de l'arrêté en litige, a reçu délégation pour ce faire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige manque en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 431-2 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural définit, par des plans et documents écrits, l'implantation des bâtiments, leur composition, leur organisation et l'expression de leur volume ainsi que le choix des matériaux et des couleurs. / Il précise, par des documents graphiques ou photographiques, l'insertion dans l'environnement et l'impact visuel des bâtiments ainsi que le traitement de leurs accès et de leurs abords ". Aux termes de l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend une notice précisant : /1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; /2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : /a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; /b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; /c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; /d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; /e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; /f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".

4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

5. Il ressort des pièces du dossier de permis de construire déposé par la société Jalala, en particulier du document graphique PC6, que les éléments y figurant étaient de nature à permettre à l'autorité administrative de porter, en connaissance de cause, une appréciation éclairée sur le projet et sur son insertion dans son environnement sans qu'il puisse être reproché à la pétitionnaire de ne pas avoir fait figurer dans ces documents graphiques la maison des requérants.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme de l'Isle-sur-la-Sorgue règlementant les conditions d'accès et de voirie : " Les voies doivent avoir des caractéristiques adaptées à l'approche du matériel de lutte contre l'incendie et être conformes aux préconisations du SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours) et à la réglementation incendie en vigueur. / Les dimensions, formes et caractéristiques techniques des voies publiques ou privées doivent être adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir. La largeur requise doit permettre le croisement de véhicules automobile, Partout où cela est possible, des voies traversantes seront réalisées ". Alors que les requérants se bornent à se plaindre d'un manque de précisions quant à la localisation de la servitude de passage desservant le projet en litige, il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette de ce projet se situe dans un lotissement doté d'un chemin privé qui assurera cette desserte. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 manque en fait.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 4 du règlement du plan local d'urbanisme de l'Isle-sur-la-Sorgue : " b/ Eaux pluviales / Les eaux pluviales devront être traitées sur l'opération ou l'unité foncière. / Dans le cas d'implantation sur limite séparative latérale, les eaux pluviales de toitures ne devront pas se déverser sur l'unité foncière voisine. / Les installations devront être conformes au règlement du Schéma d'Assainissement des Eaux / Pluviales présenté en annexe du PLU. / Hors opération regroupant plusieurs bâtiments (opération d'aménagement), le terrain d'assiette d'une construction d'un bâtiment sera modelé afin de diriger les eaux de pluie en direction des systèmes de rétention retenus : noues, dépressions, fossés, cuves enterrées ". Il ressort des pièces du dossier et en particulier de la notice descriptive que s'agissant du traitement des eaux pluviales la pétitionnaire indique que des noues paysagères sont prévues pour chacune des parcelles et pour la voirie, que les sens des pentes sont traités pour conduire les eaux pluviales par gravité vers ces noues paysagères et que les eaux pluviales des toitures sont reprises au droit des descentes de gouttières et conduites par des canalisations souterraines vers les noues. Au demeurant, cette problématique a fait l'objet d'une prescription dans l'arrêté en litige. Dans ces conditions, c'est sans méconnaissance des dispositions relatives au traitement des eaux pluviales que le projet de la société Jalala a pu être autorisé.

8. En cinquième lieu, l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme de l'Isle-sur-la-Sorgue dispose s'agissant de l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives que : " Les bâtiments doivent être implantés à une distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment à édifier au point le plus proche de la limite séparative au moins égale à la moitié de la différence de niveau entre ces deux points, cette distance n'étant jamais inférieure à 4 mètres (L=H/2 4m). / Lorsque la parcelle voisine est située en zone UE, la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment à édifier au point le plus proche de la limite séparative doit être au moins à la moitié de la différence de niveau entre ces deux points, cette distance n'étant jamais inférieure à 5 mètres (L=H/2 5m). / Les bâtiments sont autorisés en limite séparative, à condition que leur hauteur n'excède pas 3,50 mètres sur la limite concernée ou 4,20 m en cas d'un mur pignon sur la limite de propriété. ". S'il est vrai que l'une des trois maisons projetées dite " maison de la Lune " est implantée en limite de propriété, une telle implantation est autorisée par les dispositions précitées sous condition de hauteur qui est en l'espèce respectée. Si les requérants allèguent en outre que cette maison empièterait sur leur propriété, ces allégations ne sont étayées par aucune pièce du dossier et ne permettent pas de remettre en cause l'application qui a été faite de l'article UC 7 sus rappelé.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article UC 8 du règlement du plan local d'urbanisme de l'Isle-sur-la-Sorgue : " Les bâtiments non contigus doivent être implantés de telle manière que les baies éclairant les pièces d'habitation ne soient masquées par aucune partie d'immeuble qui, à l'appui de ces baies serait vue sous un angle de plus de 45' au-dessus du plan horizontal. En cas de baie au niveau du plancher, celle-ci sera prise comme point de référence. ". Il ressort des pièces du dossier que la distance entre la maison dite de la Lune et la maison dite de la bastide du rendez-vous est, au point le plus proche, d'un peu plus de 7 mètres alors qu'aucune des baies de ces habitations n'est masquée par une quelconque partie de l'autre immeuble puisque, comme le précise la société pétitionnaire en défense, ces constructions sont toutes deux de plain-pied et même séparées par un mur matérialisé sur le plan PC2. Par suite, les implantations de ces maisons ne méconnaissent pas les dispositions précitées de l'article UC 8.

10. En septième lieu, l'article U11 relatif à l'aspect extérieur des constructions dispose que : " L'autorisation d'occupation du sol peut être refusée ou n'être accordée que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur, les bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. / A l'exception des constructions faisant preuve d'une architecture contemporaine très marquée dans l'expression des volumes et dans l'utilisation de matériaux innovants, les bâtiments à édifier devront respecter les prescriptions suivantes : / Composition générale : / Les constructions doivent présenter une simplicité de volumes, une unité d'aspect et de matériaux compatibles avec la bonne économie de la construction et l'harmonie du paysage ou des perspectives. / Façades : / Les façades des nouvelles constructions devront s'inspirer de la composition des constructions voisines existantes. / La hauteur des étages et percements devra être décroissante, de bas en haut. / L'utilisation en façade de tous matériaux hétéroclites ou disparates non prévus pour cet usage est interdite. Les matériaux qui le requièrent devront être enduits ou peints. / Les couleurs des matériaux apparents, des enduits et des peintures de ravalement doivent s'harmoniser avec le bâti environnant. Les enduits doivent être lisses ou à grains fins. / Ouvertures : Les ouvertures doivent s'harmoniser avec l'aspect général de la façade. /Toitures : /Les matériaux de couverture devront avoir l'aspect de tuiles canal vieillies, au minimum sur les premiers rangs et les rives (extrémité du toit côté pignon) / Les toitures plates sont autorisées / Les toitures à un seul pan ne sont autorisées que pour les annexes et les dépendances. / Ces dispositions ne s'appliquent pas en cas d'installation de dispositifs à vocation de production ou d'économie d'énergie. / Clôtures : / Elles devront prendre la forme soit d'un mur plein réalisé en maçonnerie ou matériaux traditionnels, soit d'un mur bahut de 40 cm de hauteur surmonté d'un grillage et doublé d'une haie vive, soit d'un grillage doublé d'une haie vive. Leur hauteur ne pourra pas excéder 2,00 mètres, calculés à partir du terrain naturel. / Les clôtures maçonnées qui ne sont pas réalisées en pierres sèches devront être obligatoirement enduites. /Les clôtures implantées perpendiculairement à la pente ne devront pas gêner l'écoulement des eaux pluviales : des ouvertures devront être réalisées à intervalle régulier à la base des murs pleins. / Divers / Les coffrets de réseaux, les boîtes à lettre ou tout autre élément équivalent seront intégrés dans la partie maçonnée de la construction ou de la clôture. Ils seront positionnés de manière à ne faire aucune saillie par rapport au nu du mur ou de l'élément formant clôture. ". Si les trois maisons projetées présentent des lignes originales, leur volumétrie reste simple, conformément aux dispositions précitées. S'agissant des coloris, alors que la notice descriptive mentionne que " la construction est enduite avec une finition " grattée fin " " et que " la couleur est choisie dans la palette des tons " sable de pays ", les requérants ne peuvent sérieusement se fonder sur les couleurs utilisées par les plans de masse permettant d'identifier chaque construction pour en déduire que la pétitionnaire projette, notamment pour la maison dite " villa du soleil ", une façade de couleur violette. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 11 manque dès lors en fait.

11. Il résulte de ce tout qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme et M. D doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de Mme et M. D dirigées contre la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue et la société Jalala qui ne sont pas, dans la présente instance, les parties perdantes. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme et M. D une somme de 1 200 euros à verser à la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue et une somme de 1 200 euros à verser à la société Jalala, en application de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme et M. D est rejetée.

Article 2 : Mme et M. D verseront à la société Jalala une somme de 1 200 euros et la même somme à verser à la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et M. C D, à la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue et à la SARL Jalala.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Antolini, président,

Mme Ruiz, première conseillère,

M. Lagarde, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.

La rapporteure,

I. RUIZ

Le président,

J. ANTOLINI

La greffière,

A. OLSZEWSKI

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201844

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions