vendredi 26 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202557 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | LONGERON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2022, M. B C demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2022 par lequel la préfète de Tarn-et-Garonne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans et a fixé l'Algérie comme pays de destination ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de procéder à un nouvel examen de sa situation en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence ;
- elle ne relève à aucun moment qu'il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile et est donc entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour est insuffisamment motivée quant à l'absence de circonstances humanitaires de nature à faire obstacle à son prononcé ;
- elle est illégale en ce qu'elle se fonde sur une obligation de quitter le territoire elle-même illégale ;
- la décision fixant le pays de renvoi est stéréotypée et, par suite, insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 août 2022, la préfète de Tarn-et-Garonne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- le moyen tiré de la méconnaissance, par l'obligation de quitter le territoire français, des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'est assorti d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé ; en tout état de cause, il n'est pas fondé ;
- les autres moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après présentation du rapport, ont été entendues :
- les observations de Me Longeron, avocate désignée par le bâtonnier, pour M. C, qui développe le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français et soutient en outre que la durée de l'interdiction de retour est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la préfète de Tarn-et-Garonne n'étant ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 11 septembre 1991, déclare dans sa requête être entré en France " il y a quatre ans ". La demande d'asile qu'il avait formée le 12 avril 2019 a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 7 juin 2019. Par un arrêté du 22 août 2022, dont il demande l'annulation, la préfète de Tarn-et-Garonne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a prononcé à son encontre une interdiction de retour de trois ans et a fixé l'Algérie comme pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé, pour la préfète de Tarn-et-Garonne, par Mme Catherine Fourcherot, secrétaire générale de la préfecture. Cette dernière disposait, en vertu d'un arrêté préfectoral du 29 janvier 2021 publié le jour même au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture n° 82-2021-015, d'une délégation à l'effet de signer notamment tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de Tarn-et-Garonne, à la seule exception des arrêtés de conflit. L'article 2 de cet arrêté précise d'ailleurs que " Cette délégation comprend notamment la signature de tous actes administratifs () relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la mesure d'éloignement attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () " et aux termes du premier alinéa de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. ".
4. D'une part, l'arrêté litigieux vise puis cite expressément les dispositions de l'article L. 611-1 (4° et 5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles se fonde la mesure d'éloignement attaquée et précise que la demande d'asile de l'intéressé a été rejetée par l'OFPRA le 7 juin 2019, que cette décision lui a été notifiée le 11 mars 2020 et qu'en l'absence de recours dans le délai d'un mois son droit à se maintenir sur le territoire français a pris fin. Il ajoute que M. C a été interpellé et placé en garde à vue pour des faits de viol commis par un ex-concubin et de violences conjugales. Dès lors que la préfète de Tarn-et-Garonne n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments qu'elle a pris en considération, une telle motivation satisfait aux exigences de l'article L. 613-1 précité.
5. D'autre part, si le requérant soutient en outre que cette motivation révèlerait un défaut d'examen complet de sa situation, en ce qu'elle ne ferait pas état de la demande de réexamen de sa demande d'asile qu'il aurait présentée, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier qu'une telle demande était en cours d'instruction à la date d'édiction de la décision attaquée, comme le démontrent les fiches extraites de la base de données " TelemOfpra " des 22 et 25 août 2022 et l'email échangé entre services préfectoraux le 4 mars 2022 selon lequel M. C ne s'est pas présenté au Guichet Unique pour Demandeurs d'Asile (GUDA) de Toulouse à la date à laquelle il y était convoqué, le 27 octobre 2021. L'obligation de quitter le territoire français en litige n'est donc pas entachée d'un défaut d'examen complet de la situation du requérant.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Si le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations n'était assorti d'aucune précision de nature à permettre l'examen de son bien-fondé dans la requête introductive d'instance, l'avocate de M. C a toutefois précisé à l'audience que l'intéressé était hébergé par une amie depuis quatre ans et qu'il avait avec elle un projet de mariage. Un tel moyen est donc recevable.
8. Il ressort cependant des pièces du dossier que M. C est entré irrégulièrement en France à une date indéterminée, dès lors qu'il soutient dans ses écritures être entré sur le territoire français " il y a quatre ans " et avait déclaré dans le cadre de l'instruction de sa demande d'asile être arrivé le 25 janvier 2019. La demande d'asile qu'il avait présentée a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 7 juin 2019. Il ne ressort des pièces du dossier, ni qu'il aurait introduit un recours contre cette décision, ni qu'il aurait sollicité le réexamen de sa demande. S'il soutient à l'audience avoir un projet de mariage avec une dénommée Mme D, il ressort toutefois des pièces du dossier que celle-ci a déposé plainte le 20 août 2022 à son encontre pour des faits de viol et violences conjugales. Une telle relation ne saurait donc être regardée comme stable et durable. Il ressort par ailleurs du procès-verbal d'audition par les services de police du 4 mars 2022 à 11 heures et 10 minutes que, selon les propres déclarations de l'intéressé, sa mère est décédée, son père et ses quatre frères et sœurs vivent tous en Algérie et qu'il n'a aucune famille en France. Dans ces conditions, la mesure d'éloignement contestée ne saurait être regardée comme portant au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel elle a été prise et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point 6 doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 8 que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français attaquée.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " et selon les dispositions de l'article L. 613-2 du même code, les décisions d'interdiction de retour prévues à l'article L. 612-6 précité sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français et sont motivées. Il ne résulte pas de ces dispositions que la préfète de Tarn-et-Garonne était tenue de motiver particulièrement sa décision au regard de l'absence de circonstances humanitaires de nature à faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation de la mesure contestée doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que M. C ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet au soutien de ses conclusions dirigées contre l'interdiction de retour en litige.
12. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 et bien que, comme il a été soutenu à l'audience, M. C ne se soit jamais soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, la préfète de Tarn-et-Garonne n'a commis aucune erreur d'appréciation en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour litigieuse.
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 à 13 que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'interdiction de retour qu'il attaque.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () " et selon l'article L. 721-4 suivant : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
16. La décision litigieuse vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle relève ensuite la nationalité algérienne de l'intéressé, précise que sa demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA le 7 juin 2019, qu'il n'a pas formé de recours contre cette décision, qu'il n'a fourni aux services préfectoraux aucun élément de nature à remettre en cause l'analyse de l'OFPRA et qu'il ne démontre ainsi pas encourir un réel danger en cas de retour dans son pays d'origine. Cette décision, qui n'est pas stéréotypée, est ainsi suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
17. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
18. Ainsi qu'il a été dit précédemment, la demande d'asile formée par l'intéressé a été définitivement rejetée par l'OFPRA et il n'en a pas demandé le réexamen. De plus, M. C se borne à soutenir vaguement dans ses écritures avoir des craintes en cas de retour dans son pays d'origine, sans aucune autre précision, et n'a d'ailleurs fait état d'aucune de ces craintes à l'audience publique. Par suite, il n'est pas établi qu'il risquerait d'être soumis à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Algérie et le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
19. Il résulte, d'une part, de ce qui a été dit aux points 15 à 18, que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de renvoi et, d'autre part, de l'ensemble de ce qui précède, que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté qu'il conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la préfète de Tarn-et-Garonne et à Me Longeron.
Lu en audience publique le 26 août 2022.
La magistrate désignée,
C. A
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète de Tarn-et-Garonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026