lundi 5 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202560 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | BELAÏCHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 août 2022, Mme C D, représentée par Me Belaïche, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé son transfert aux autorités italiennes en tant que celles-ci sont responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'arrêté du même jour par lequel elle a été assignée à résidence dans le département du Gard ;
3°) d'enjoindre à l'autorité compétente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour aux fins d'examen de sa demande d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi sur l'aide juridique.
Elle soutient que :
- la décision de transfert est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen personnel ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'elle n'a pas pu être entendue avant son édiction ;
- elle méconnaît les articles L. 114-6 et L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet ne lui ayant pas fait connaître les informations nécessaires à l'instruction de sa demande ;
- il conviendra d'établir que le contenu des brochures A et B de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 lui a été lu et qu'elle a pu recevoir des explications orales ;
- il sera vérifié qu'elle a été destinataire des informations mentionnées par l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 ;
- le préfet versera au dossier la décision de reprise en charge de l'Etat italien à laquelle l'arrêté attaqué fait référence ;
- la décision de transfert est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le préfet a omis de mettre en œuvre les critères hiérarchisés prévus par l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- la décision portant assignation à résidence sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de transfert.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- les règlements (UE) nos 603/2013 et 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les recours présentés contre les décisions portant transfert vers l'Etat responsable de l'examen d'une demande d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après présentation du rapport, ont été entendues :
- les observations de Me Belaïche, représentant Mme D, qui confirme les écritures présentées ; il soutient, en outre, que l'arrêté portant assignation à résidence aurait été abrogé ;
- les observations de Mme D elle-même, qui s'exprime en français ;
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été reportée au 30 août 2022 à 16 heures, afin de permettre à Me Belaïche de fournir au tribunal l'acte portant abrogation de l'arrêté d'assignation à résidence attaqué, ce qu'il n'a néanmoins pas été en mesure de faire.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante camerounaise née le 10 janvier 1999, qui déclare être entrée en France le 10 juillet 2022 en provenance de l'Italie, s'est présentée en préfecture de la Haute-Garonne le 25 juillet 2022 pour solliciter son admission au séjour au titre de l'asile. Elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé son transfert aux autorités italiennes en tant que celles-ci sont responsables de l'examen de sa demande d'asile et l'arrêté du même jour par lequel elle a été assignée à résidence dans le département du Gard.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme D, de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur la légalité de l'arrêté portant transfert de la requérante aux autorités italiennes :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé, pour le préfet de la Haute-Garonne, par Mme E B, directrice adjointe des migrations et de l'intégration de la préfecture. Cette dernière disposait, en vertu d'un arrêté préfectoral du 20 septembre 2021 publié le lendemain au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture n° 31-2021-325, d'une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de la directrice des migrations et de l'intégration, notamment " les arrêtés portant transfert d'un étranger dans le cadre de l'Union Européenne ". Par suite, et alors qu'il n'est établi, ni que Mme B n'aurait pas été régulièrement nommée dans ses fonctions, ni que la directrice des migrations et de l'intégration n'aurait pas été absente ou empêchée, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative. ". En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les textes applicables à la situation de Mme D, notamment les règlements nos 603/2013 et 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et les articles L. 572-1 à L. 572-3 et L. 572-5 à L. 572-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et énonce, entre autres considérations, que lors de l'enregistrement de la demande d'asile de l'intéressée le 25 juillet 2022, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'elle avait introduit une demande similaire en Italie le 6 juillet 2022, que l'Italie s'avérait donc être l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile et que la demande de reprise en charge adressée aux autorités italiennes a fait l'objet d'un accord implicite le 13 août 2022. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé au regard des exigences de l'article L. 572-1 précité. Par ailleurs, une telle motivation, qui précise en outre que la volonté de rester en France de Mme D est principalement motivée par le fait qu'elle parle couramment français et que celle-ci ne savait pas qu'elle avait formé une demande d'asile en Italie, ne révèle nullement un défaut d'examen de la situation personnelle de l'intéressée.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () / 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend () / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé () ".
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment du " Résumé de l'entretien individuel " réalisé le 25 juillet 2022 en préfecture de la Haute-Garonne que, contrairement à ce qui est allégué, Mme D a été en mesure de présenter, de manière utile et effective, ses observations sur la mesure de transfert envisagée. En outre, elle ne démontre pas qu'elle disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la décision contestée et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que son droit d'être entendue a été méconnu.
7. En quatrième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à une administration est affectée par un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen et que ce vice est susceptible d'être couvert dans les délais légaux, l'administration invite l'auteur de la demande à la régulariser en lui indiquant le délai imparti pour cette régularisation, les formalités ou les procédures à respecter ainsi que les dispositions légales et réglementaires qui les prévoient. ".
8. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-6 précité n'est pas assorti des précisions nécessaires à permettre l'examen de son bien-fondé. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait décidé le transfert de l'intéressée au motif que sa demande d'asile était affectée d'un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration : " I. - Les administrations échangent entre elles toutes les informations ou les données strictement nécessaires pour traiter une demande présentée par le public ou une déclaration transmise par celui-ci en application d'une disposition législative ou d'un acte réglementaire. () / L'administration chargée de traiter la demande ou la déclaration fait connaître à la personne concernée les informations ou les données qui sont nécessaires à cette fin et celles que l'administration se procure directement auprès d'autres administrations françaises, qui en sont à l'origine ou qui les détiennent en raison de leur mission. () ".
10. En se bornant à soutenir que le préfet ne lui aurait pas fait connaître les informations ou données nécessaires à l'instruction de sa demande, la requérante n'assortit pas le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 9 des précisions nécessaires à permettre l'examen de son bien-fondé. En tout état de cause, ainsi qu'il a été dit au point 6, Mme D ne démontre pas qu'elle disposait d'informations pertinentes qui, si elles avaient pu être communiquées au préfet, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de l'arrêté attaqué.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. / 3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune ainsi qu'une brochure spécifique pour les mineurs non accompagnés, contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) no 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac. () ".
12. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
13. Il ressort des pièces du dossier que Mme D s'est vue remettre le 25 juillet 2022 le guide du demandeur d'asile en France ainsi que les brochures intitulées " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' ", " Les empreintes digitales et Eurodac ", rédigées en français, langue qu'elle comprend parfaitement, comme elle le soutient elle-même dans ses écritures et l'a démontré à l'audience publique. Il n'est ainsi pas démontré qu'il aurait été nécessaire à la bonne compréhension de la requérante que lesdites informations lui soient également communiquées oralement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 doit être écarté.
14. En septième lieu, l'obligation d'information prévue par les dispositions de l'article 29, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles des demandeurs d'asile concernés, laquelle est garantie par l'ensemble des Etats membres relevant du régime européen d'asile commun. Le droit d'information des demandeurs d'asile contribue, au même titre que le droit de communication, le droit de rectification et le droit d'effacement de ces données, à cette protection. Il s'ensuit que la méconnaissance de cette obligation d'information ne peut être utilement invoquée à l'encontre d'une décision de transfert d'un demandeur d'asile à l'Etat responsable de l'examen de sa demande.
15. En huitième lieu, en se bornant à soutenir " le préfet versera au dossier la décision de reprise en charge de l'Etat italien à laquelle il se réfère dans la motivation de son arrêté ", Mme D ne soulève aucun moyen à l'encontre de l'arrêté attaqué. En tout état de cause, le constat d'accord implicite des autorités italiennes pour la reprise en charge de l'intéressée a été versé au dossier par le préfet de la Haute-Garonne.
16. En neuvième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Les États membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux () La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. () ". L'application de ces critères peut toutefois être écartée en vertu de l'article 17 du même règlement, qui dispose : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. () ".
17. En s'abstenant de mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue par l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour procéder à l'examen de la demande d'asile de Mme D, alors que celle-ci parle couramment français, le préfet de la Haute-Garonne n'a entaché sa décision d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
18. En dixième et dernier lieu, le moyen tiré de ce que le préfet aurait omis de mettre en œuvre les critères hiérarchisés prévus par l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté de transfert qu'elle conteste.
Sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
20. Compte tenu de ce qui a été dit au point 19, le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation à résidence - dont l'abrogation ne ressort pas des pièces du dossier - devrait être annulé par voie de conséquence de l'annulation de la décision de transfert ne saurait être accueilli.
21. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas non plus fondée à demander l'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence qu'elle conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Mme D est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Belaïche.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 septembre 2022.
La magistrate désignée,
C. A
La greffière,
M-E. KREMERLa République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026