LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2202628

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2202628

mardi 20 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2202628
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 aout 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 7 octobre 2022, M. D E, représenté par Me Gras, demande au juge des référés :

1°) à titre principal, d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert chargé de constater les désordres affectant une plaque d'égout situé route de Saint Jean du Pin, départementale 50 sur la commune d'Alès (30100) et se prononcer sur les responsabilités pouvant être engagées du fait de sa chute sur ladite plaque d'égout ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert chargé de constater l'état de la plaque d'égout susmentionnée ;

3°) en tout état de cause, d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la désignation d'un médecin expert chargé de déterminer et évaluer les préjudices subis suite à sa chute, le 10 mars 2020, sur la plaque d'égout susmentionnée ;

4°) de réserver les dépens.

Il soutient, à titre principal, que :

- l'utilité d'une mesure d'expertise s'apprécie, dans l'hypothèse où le juge n'est pas saisi du principal, dans la perspective d'un litige actuel ou éventuelle auquel elle se rattache ;

-sa chute est due au basculement de la plaque d'égout lors de son passage ;

-il lui est impossible d'apporter la preuve de l'anormalité ;

-la mesure d'expertise permettra de déterminer si la plaque d'égout présentait une défectuosité et de vérifier son bon entretien.

Il soutient, à titre subsidiaire, que, si le juge des référés venait à rejeter la demande d'expertise, un constat de l'état de plaque d'égout s'imposera.

Il soutient, au titre de la demande d'expertise médicale, que :

-il a subi une plaie nécessitant des soins du 10 mars 2020 au 4 mai 2022 ;

-sa chute a été provoquée par le basculement de la plaque d'égout ;

-l'anormalité de la plaque d'égout est pleinement démontrée ;

-il a été particulièrement handicapé pendant cette période.

Par des mémoires en défense enregistrés le 22 septembre 2022, la commune d'Alès et la société SMACL Assurances, représentées par Me Audouin, conclut :

1°) à titre principal, au rejet de la requête ;

2°) à ce que soit mis à la charge de M. E, la somme de 900 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

4°) à l'appel en cause du département du Gard ;

3°) à titre subsidiaire, qu'il soit donné acte de leur réserves d'usage et que la mission d'expertise médicale soit étendue à une complète connaissance du dossier médical et des antécédents de M. E ;

4°) à ce que les dépens soient réservés.

Elles soutiennent, à titre principal, que :

- la requête aurait dû être dirigée contre le département du Gard ;

- M. E n'a, en tout état de cause, pas fait preuve de la prudence nécessaire ;

- la perspective d'un contentieux à leur encontre n'est pas établie, et, en tout état de cause, le délai de recours contre le rejet de la réclamation préalable a expiré ;

- il n'est pas établi qu'une demande de constat, présentée sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, soit recevable à l'appui d'une demande d'expertise présentée sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du même code ;

- la demande de constat portant sur l'état de la plaque d'égout est dépourvue d'utilité dans la mesure où s'est écoulé une période de plus de deux ans entre la chute et la présente demande ;

- la demande d'expertise médicale ne présente pas non plus le caractère utile requis par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour les mêmes raisons que celles évoquées.

Elles soutiennent, à titre subsidiaire, que :

- la mesure d'expertise qui sera ordonnée ne devra pas préjuger d'une responsabilité de la commune d'Alès ;

- la mission du médecin expert devra déterminer l'état de santé de M. E antérieur à sa chute.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2022, le département du Gard, représenté par la SCP Lesage Berguet Gouard-Robert, conclut :

1°) au rejet de l'appel en cause formulé par la commune d'Alès et la société SMACL Assurances ;

2°) au rejet de la requête ;

3°) à ce que soit mis à la charge de la partie perdante, la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le constat de l'état de la plaque d'égout est dépourvu d'utilité dans la mesure où une période de plus de deux ans s'est écoulée entre l'accident est l'introduction de la présente requête ;

- la mesure d'expertise médicale est inutile dans la mesure où l'éventuelle action indemnitaire qui pourrait être engagée est vouée au rejet ;

- la responsabilité du département n'est pas susceptible d'être recherchée dans la mesure où la commune conserve la responsabilité de l'entretien du réseau d'eaux pluviales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présente procédure a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie du Gard qui n'a pas produit d'observations.

Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

M. E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 15 décembre 2021 du bureau d'aide juridictionnelle.

Considérant ce qui suit :

Sur l'appel en cause du département :

1. En l'état de l'instruction, alors que la présente procédure ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction ou de constat ne faisant pas préjudice au principal, et qu'il n'appartient pas au juge des référés de se prononcer sur le fondement juridique sur lequel le département du Gard est susceptible de voir sa responsabilité recherchée, sa participation aux opérations d'expertise ou de constat n'apparaît pas inutile, eu égard à la nature du désordre en cause. Par suite, sa demande tendant à ce qu'il soit mis hors de cause doit être rejetée.

Sur les demandes d'expertise :

2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.

En ce qui concerne l'expertise technique :

3. La mesure d'expertise technique que M. E sollicite aux fins de faire constater les désordres et défectuosités dont serait affectée la plaque d'égout, plus de trois ans après les faits en cause et alors même qu'il lui était loisible de faire procéder à un constat d'huissier peu après son accident, ne présente pas le caractère d'utilité requis par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de la rejeter.

En ce qui concerne l'expertise médicale :

4. Les mesures d'expertise médicale demandées par M. E entrent dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 3 de la présente ordonnance.

Sur les dépens :

5. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'Etat peut être condamné aux dépens. ".

6. Il résulte de ces dispositions que la mise à la charge définitive des dépens relève de la compétence du juge du fond qui, sous réserve de dispositions spéciales et sauf circonstances particulières de l'affaire, doit mettre ces dépenses à la charge de la partie perdante. Par suite, les conclusions des parties, tendant à ce que le juge des référés statue sur les dépens, ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

8. Il n'y a pas lieu, dans la présente instance de référé, de faire droit aux conclusions des présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Le département du Gard est mis dans la cause.

Article 2 : Le docteur M. A C, domicilié, 22 rue Jeanne d'Arc, 30000 Nîmes, est désigné pour procéder, en présence des parties à l'instance, à une expertise médicale avec la mission suivante :

1°) Prendre connaissance de l'entier dossier médical de M. E ; procéder à son examen, recueillir ses doléances, décrire son état de santé actuel et son état de santé antérieur à l'accident survenu le 10 mars 2020, en ne retenant que les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles ;

2°) Entendre les différentes parties et tout sachant dont l'avis pourrait être utile à l'accomplissement de sa mission ;

3°) Décrire les blessures et séquelles relatives à cet accident ;

4°) Fixer la date de consolidation des blessures, en l'absence de consolidation, dire à quelle date il conviendra de revoir la victime ;

5°) Décrire et évaluer tous les préjudices en lien direct et certain avec l'accident, patrimoniaux et non patrimoniaux, permanents et temporaires, notamment, le cas échéant, les déficits fonctionnels temporaire et permanent, les souffrances endurées, les préjudices esthétiques temporaire et permanent, le préjudice d'agrément, ou tout autre préjudice, résultant de l'accident, notamment, les frais médicaux, qui ne lui auraient pas été remboursés.

Article 3 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 4 : L'expert aura lieu en présence de M. E, de la commune d'Alès, de la société SMACL Assurances, du département du Gard et de la CPAM du Gard.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires avant le 30 novembre 2023 dont un exemplaire sous format numérique. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise sera mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D E, à la commune d'Alès, à la société SMACL assurances, au département du Gard et à la CPAM du Gard et à Le docteur M. A C, expert.

Fait à Nîmes, le 20 juin 2023.

Le juge des référés,

P. B

La République mande et ordonne à la préfète de Gard en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions