lundi 17 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2202931 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | DEBUREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2022, M. B A, représenté par Me Debureau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère a pris à son encontre une obligation de quitter sans délai le territoire français et a assorti cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler son inscription dans les fichiers.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé et cette insuffisance révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- il a été pris sans qu'il n'ait eu la possibilité de présenter des observations ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il n'a pas la nationalité serbe et n'a aucune attache dans ce pays puisque toute sa famille réside en France ;
- il y a des motifs de ne pas prononcer l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est apatride, qu'il a des problèmes de santé et est vulnérable, et qu'il ne représente pas une menace pour la société française ;
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à M. Antolini, vice-président.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Antolini, magistrat désigné,
- et les observations de Me Debureau, pour M. A, qui invoque à l'audience l'erreur de fait dont est entaché l'arrêté au regard de la vie familiale de l'intéressé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Par l'arrêté attaqué du 21 septembre 2022, le préfet de l'Isère a pris à l'encontre de M. A une obligation de quitter sans délai le territoire français et a assorti cette mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
L'arrêté critiqué a été pris au motif que le requérant était célibataire et sans enfant et qu'aucune atteinte n'était en conséquence portée à sa vie privée et familiale. Il ressort pourtant des pièces versées au débat que M. A est le père d'un enfant né le 7 novembre 2020 qui est actuellement placé auprès des services de l'aide sociale à l'enfance jusqu'au 30 novembre 2022. Il ressort également des échanges tenus lors de l'audience que la mère de l'enfant l'a abandonné et que les mails figurant dans le téléphone du requérant révèlent qu'il est convoqué début novembre au sujet du devenir du placement de son enfant. Dans ces conditions, et alors que le requérant a été scolarisé en France, parle très bien le français et n'a jamais vécu en Serbie, pays dont seule sa mère a la nationalité, l'erreur de fait dont est entaché l'arrêté en litige est de nature à en vicier la légalité. Il y a lieu en conséquence d'annuler la mesure d'éloignement prise par le préfet de l'Isère et, par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de renvoi et interdiction de retour qu'il comporte ainsi que d'inscription au système d'information Schengen.
DÉCIDE :
Article 1er : L'arrêté du 21 septembre 2022 du préfet de l'Isère est annulé.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Isère.
Fait à Nîmes le 17 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
J. ANTOLINI
La république mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202931
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026