vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CHABBERT-MASSON |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2022 sous le n°2203133, M. A B, représenté par Me Chabbert Masson, demande au tribunal :
- l'annulation de l'arrêté n°2022-30-110-BCE du 10 juin 2022 par lequel la préfète du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi,
- d'enjoindre la délivrance d'un titre de séjour dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard,
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte.
S'agissant de la décision de refus de séjour :
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le respect dû à sa vie privée et familiale ; en effet, lui et sa famille sont parfaitement intégrés en France où leurs enfants suivent depuis 6 ans leur scolarité ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant dès lors que ses enfants ont désormais tous leurs repères en France.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le respect dû à sa vie privée et familiale ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ; le délai de 30 jours qui leur est accordé ne permet pas à ses enfants de finir l'année scolaire.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est illégale au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'ils ont subi des persécutions en Albanie.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 novembre 2022, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 18 octobre 2022 sous le n°2203134, Mme C I épouse B, représentée par Me Chabbert Masson, demande au tribunal :
- l'annulation de l'arrêté n°2022-30-111-BCE du 10 juin 2022 par lequel la préfète du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé son pays de renvoi,
- d'enjoindre la délivrance d'un titre de séjour dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard,
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- L'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte.
S'agissant de la décision de refus de séjour :
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le respect dû à sa vie privée et familiale ; en effet, elle et sa famille sont parfaitement intégrés en France où leurs enfants suivent depuis 6 ans leur scolarité ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant dès lors que ses enfants ont désormais tous leurs repères en France.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le respect dû à sa vie privée et familiale ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ; le délai de 30 jours qui leur est accordé ne permet pas à ses enfants de finir l'année scolaire.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision attaquée est illégale au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'ils ont subi des persécutions en Albanie.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 novembre 2022, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de New-York sur les droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 27 septembre 2022.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. K a été entendu au cours de l'audience publique, ainsi que les observations de Me Chabbert Masson pour M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 25 octobre 1982, de nationalité albanaise, est entré en France le 14 juillet 2016, accompagné de son épouse Mme I et de leurs deux enfants. Il a alors sollicité l'asile et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté le 16 mai 2017, la demande d'asile formulée par l'intéressé tandis que la Cour nationale du droit d'asile l'a débouté, le 14 novembre 2017, de son recours formé contre cette décision. Un arrêté portant obligation de quitter le territoire français a été pris à son encontre le 17 septembre 2018, notifié le 25 septembre 2018 et confirmé par un jugement du tribunal administratif du 7 novembre 2018 et une ordonnance de la Cour administrative d'appel du 23 août 2019. En parallèle, le 18 novembre 2018, le préfet du Gard édicte, à l'encontre de M. B, un arrêté portant refus de séjour de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le 12 mai 2021, M. B, qui déclare s'être maintenu en situation irrégulière sur le territoire national, sollicite, auprès des services de la préfecture du Gard, son admission exceptionnelle au séjour eu égard à sa vie privée et familiale. Le 10 juin 2022, après avoir étudié son dossier, la préfète du Gard a à nouveau pris à l'encontre de M. B un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
2. Mme I, née le 23 janvier 1982, de nationalité albanaise, est entrée en France le 14 juillet 2016, accompagné de son époux M. B et de leurs deux enfants. Elle a alors sollicité l'asile et l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté le 16 mai 2017, la demande d'asile formulée par l'intéressée tandis que la Cour nationale du droit d'asile l'a déboutée le 14 novembre 2017 de son recours formé contre cette décision. Un arrêté portant obligation de quitter le territoire français a été pris à son encontre le 17 septembre 2018, notifié le 25 septembre 2018 et confirmé par un jugement du tribunal administratif du 7 novembre 2018 et une ordonnance de la Cour administrative d'appel du 23 août 2019. Le 12 mai 2021, Mme I, qui déclare s'être maintenue en situation irrégulière sur le territoire national, sollicite, auprès des services de la préfecture du Gard, son admission exceptionnelle au séjour eu égard à sa vie privée et familiale. Le 10 juin 2022, après avoir étudié son dossier, la préfète du Gard a à nouveau pris à l'encontre de Mme I un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Mme I demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
3. Les requêtes N°2203133 et 2203134 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur le moyen commun aux différentes décisions
4. La signataire des arrêtés attaqués est Mme J L, cadre d'appui chargée des questions migratoires à la préfecture du Gard, laquelle bénéficie d'une délégation de signature de Mme G H, en cas d'empêchement de celle-ci, en vertu d'un arrêté préfectoral du 13 janvier 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Gard. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence des arrêtés attaqués manque en fait et doit être écarté.
Sur les décisions portant refus de séjour :
5. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du CESEDA : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
6. M. et Mme B font valoir leur volonté d'intégration en France par la production d'attestations indiquant leur participation à des ateliers culturels ou linguistiques ainsi qu'à des actions associatives caritatives, notamment auprès du Secours catholique. Ils font également valoir que leur fils aîné a effectué toute sa scolarité dans le primaire en France. Enfin, M. B produit une promesse d'embauche, établie le 17 septembre 2022, postérieurement à la date de la décision attaquée, par la société de maçonnerie ADB Bâtiment, dont le dirigeant est M. E F et dont l'activité est dans le département du Rhône. Toutefois, il est constant que M. et Mme B ont séjourné pendant plus de trente-trois ans dans leur pays d'origine, où réside l'ensemble de leurs familles, avant leur arrivée en France en 2016 où ils ont été l'objet, suite à leurs rejets de demandes d'asile par l'OFPRA, puis la CNDA en novembre 2017, d'arrêtés portant obligation de quitter le territoire français en septembre 2018, confirmé par un jugement du tribunal de céans du 7 novembre 2018 et une ordonnance de la Cour administrative d'appel de Marseille du 23 août 2019, qu'il n'ont pas exécutés. En parallèle, le 18 novembre 2018, le préfet du Gard a édicté, à l'encontre de M. B, un arrêté portant refus de séjour de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et notamment de la durée de présence en France des intéressés, des conditions de leur séjour irrégulier sur le territoire national et de l'âge encore jeune de leurs enfants, à la date de la décision attaquée, la préfète du Gard n'a méconnu ni les stipulations ni les dispositions précitées. Elle n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur la situation personnelle et familiale des intéressés.
7. Aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, les tribunaux des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6, dès lors que la cellule familiale peut se reconstituer en Albanie où les enfants pourraient poursuivre leur scolarité, la préfète du Gard n'a pas méconnu les stipulations précitées de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire :
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 8 du présent jugement, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées seraient entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leur situation personnelle, qu'elles violeraient les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le respect dû à sa vie privée et familiale ou les stipulations de l'article 3 de la convention internationale sur les droits de l'enfant. Si les requérants font valoir que le délai de trente jours accordé par l'administration ne permettait pas leurs enfants de finir leur année de scolarité en école primaire, cette circonstance n'est pas à elle-seule de nature à établir que la préfète du Gard aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de leur situation.
10. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants " et aux termes du dernier alinéa de l'article L .721-4 du CESEDA " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Ces textes font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un État pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet État, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'État de renvoi ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée.
11. Les requérants, dont la situation a été examinée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ne justifient par aucun nouvel élément ou document la réalité de risques auxquels ils seraient exposés en cas de retour en Albanie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 précitées ne peut être qu'écarté.
Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête de M. B et Mme I présentées aux fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
13. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Par suite, la demande présentée par M. B et Mme I sur le fondement de ces dispositions doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. B et Mme I sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C I et à la préfète du Gard.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
Mme Bertrand, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le rapporteur,
P. K
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète du Gard en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203133
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026