LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2203160

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2203160

mercredi 23 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2203160
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET PHILIPPE PETIT & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 21 octobre et 16 novembre 2022, M. C B, représenté par Me Doux, demande au juge des référés :

1°) de prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 22 août 2022, par laquelle le maire de la commune de Sarrians a procédé au retrait du permis de construire dont il était titulaire ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sarrians la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que les travaux étaient en cours de réalisation et qu'il ne dispose d'aucun autre logement que le mobile home alors qu'il a 3 enfants à charge avec son épouse et que le dossier ayant été transmis au procureur de la république pour les suites pénales à donner, sa maison peut être démolie ; la preuve de la notification d'un arrêté interruptif de travaux n'est par ailleurs pas apportée ; il aura été en tout état de cause rapporté par le permis modificatif qu'il a tacitement obtenu ;

- sont propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige les moyens tirés de :

* l'absence de toute procédure contradictoire préalablement à l'acte de retrait ;

* l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il appartenait au maire de procéder au retrait partiel de l'arrêté s'il estimait que seul le mobile home était illégal ;

* l'erreur de droit dès lors qu'il était devenu titulaire d'un permis tacite le 24 janvier 2022 avant même l'intervention du permis de construire du 24 mai 2022 et que le retrait de ce permis tacite est en conséquence tardif.

Par des mémoires en défense enregistrés les 14 novembre, 17 novembre et 21 novembre 2022, la commune de Sarrians, représentée par le cabinet Philippe Petit et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du requérant une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige n'est pas démontrée dès lors que le requérant n'établit pas les troubles économiques, sociaux et familiaux qu'il invoque, qu'il ne justifie pas davantage que son mobile home ne pourrait pas être entreposé sur une autre parcelle et qu'il ne justifie pas davantage pourquoi il ne pourrait pas loger dans son habitation ou louer un autre logement, alors qu'il a procédé au rehaussement sans autorisation de sa maison et n'a pas tenté de la régulariser malgré les mises en demeure qui lui ont été notifiées et a attendu 4 mois avant de saisir la justice ;

- les moyens invoqués par M. B ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- la décision par laquelle le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Antolini, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés ;

- la requête, enregistrée le 21 octobre 2022 sous le n° 2203174, tendant à l'annulation de la décision susvisée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de Sarrians ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 novembre 2022 à 14 heures :

- le rapport de M. A ;

- les observations de Me Doux représentant M. B, et celles de Me Teyssier pour la commune de Sarrians.

La clôture de l'instruction a été différée au 21 novembre 2022 à 16 heures.

Considérant ce qui suit :

1. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte en litige sont de nature à caractériser une urgence qui doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

3. La demande de M. B tend, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521- 1 du code de justice administrative, à la suspension de l'exécution de la décision du 22 août 2022 par laquelle le maire de la commune de Sarrians a procédé au retrait du permis de construire dont il était titulaire. Pour justifier de l'urgence à suspendre cette décision, M. B se prévaut de la nécessité de poursuivre les travaux de réfection de sa maison d'habitation et de résider dans l'attente dans un mobile home avec sa famille compte tenu de la faiblesse de ses revenus. Il ressort toutefois des pièces produites le 17 novembre 2022 que l'arrêté interruptif de travaux pris à son encontre lui a été notifié le 27 juin 2022 et qu'aucun permis de construire procédant au retrait de cet arrêté n'a pu naitre de sa demande de permis modificatif déposée le 22 juillet 2022 puisqu'il ne l'a pas complétée malgré la demande en ce sens qui lui a été notifiée. Dans ces conditions, M. B ne saurait utilement invoquer l'urgence à terminer les travaux qu'il a entrepris sur sa construction dès lors que l'arrêt de ces travaux résulte du seul arrêté interruptif de travaux. Par ailleurs, il ressort du courriel joint à ce même mémoire que M. B a quitté son mobile home pour habiter chez ses parents et qu'il a prévu son déplacement pour le mois de janvier 2023. Il ne peut dès lors utilement se prévaloir de l'urgence à habiter dans cette construction au regard de la faiblesse de ses ressources. L'urgence n'est ainsi pas caractérisée et il y a lieu de rejeter la présente demande par application des dispositions de l'article L. 521-1 sus énoncé du code de justice administrative.

4. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Ces dispositions font obstacle à ce que la commune de Sarrians, qui n'est pas la partie perdante dans cette instance, verse une quelconque somme à M. B au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a dû exposer dans cette instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de condamner M. B à verser à la commune de Sarrians la somme qu'elle demande sur le fondement de ces mêmes dispositions.

O R D O N N E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Sarrians présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à la commune de Sarrians.

Fait à Nîmes, le 23 novembre 202Le juge des référés,

J. A

La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions