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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2203563

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2203563

jeudi 24 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2203563
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantLONGERON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 novembre 2022 sous le n° 2203563, et un mémoire enregistré le 23 novembre 2022, M. E C, retenu au centre de rétention administrative de Nîmes, ayant pour avocat Me Longeron, demande au Tribunal :

1°) l'annulation de l'arrêté n°83-2022-1300 du 20 novembre 2022 par lequel le préfet du Var l'oblige à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdit d'y retourner pour une durée d'un an et fixe son pays de renvoi ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L.761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil, qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

M. C, de nationalité tunisienne, outre qu'il sollicite la production de son entier dossier, soutient que :

*en ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

-elle est entachée d'incompétence ;

-elle est entachée d'une insuffisante motivation en droit et en fait, notamment en ce qui concerne la date de naissance qui lui a été attribuée ; le préfet n'a donc pas procédé à un examen individuel complet et sérieux de la situation du requérant ;

-elle entachée d'une erreur de droit par méconnaissance de l'article L. 611-3, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vertu duquel l'étranger mineur ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, dès lors qu'il est mineur né le 16 février 2006 ; malgré ses déclarations auprès des services de police, aucune diligence n'a été entreprise pour qu'une évaluation de sa minorité soit réalisée par l'autorité judiciaire, seule habilitée à le faire ; aucune diligence n'a été entreprise non plus auprès du consulat de Tunisie ; il incombe au préfet d'établir sa majorité et le préfet lui attribue à cet égard une date de naissance sans la justifier ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;

*en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

-elle est entachée d'incompétence ;

-elle est entachée d'une insuffisante motivation en droit et en fait ;

*en ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

-elle est entachée d'incompétence ;

-elle est entachée d'une insuffisante motivation en droit et en fait ;

-elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

-elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.

Par un mémoire enregistré le 24 novembre 2022, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Le préfet du Var soutient que les moyens de M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

-l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail, modifié, fait à Paris le 17 mars 1988 ;

-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

-le code des relations entre le public et l'administration ;

-le code civil ;

-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 29 décembre 2020 ;

-le code de justice administrative.

Le président du tribunal a délégué à M. Brossier, vice-président, les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 novembre 2022 :

*le rapport de M. D ;

*les observations de Me Longeron, avocat commis d'office, pour et en présence de M. C assisté de M. M'Halla interprète en langue arabe, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures, par les mêmes moyens, en insistant sur la minorité du requérant et en précisant à cet égard que :

-il n'a certes aucun document d'identité à présenter (carte d'identité, passeport) ;

-cependant, la charge de prouver sa majorité incombe à l'autorité préfectorale ; or cette démonstration n'est pas apportée en l'espèce, en l'absence notamment d'évaluation ou de test osseux, alors que le doute doit profiter au mineur ; la préfecture ne justifie d'aucune diligence en ce sens ; aucun retour du consulat de Tunisie n'est apporté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

1.M. C, de nationalité tunisienne, demande au tribunal d'annuler la décision en date du 20 novembre 2022 par laquelle le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français, ainsi que les décisions prises par la même autorité le même jour fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur l'aide juridictionnelle :

2. S'agissant d'un cas d'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'avocat commis d'office, désigné pour représenter M. C, a droit à une rétribution en application de l'article 19-1 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Sur la production de l'entier dossier :

3. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise.". Le préfet du Var a produit les pièces relatives à la situation administrative de M. C dont ses services sont en possession. L'affaire est en état d'être jugée. Le principe du contradictoire a été respecté. Il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances en l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de M. C détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées tiré du vice de compétence :

4. Les décisions attaquées en date du 20 novembre 2022 ont été signées par Mme A B, directrice de cabinet, qui a reçu délégation à cet effet par arrêté règlementaire du préfet du Var du 28 avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Il s'ensuit que le vice de compétence soulevé doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ".

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ()".

7. Il ressort de la lecture même de la décision attaquée, d'une part, qu'elle vise les textes utiles sur lesquels elle se fonde, notamment le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, d'autre part, qu'elle comporte des motifs de fait non stéréotypés, incluant notamment la date de naissance de M. C le 11 novembre 2004, la date et les conditions de son entrée sur le territoire français, et le fait qu'il a déclaré être célibataire sans charge de famille.

8. Dans ces conditions, le préfet n'étant pas tenu de mentionner tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressé, la décision attaquée est suffisamment motivée en droit et en fait. Si le requérant soutient que la date de naissance du 11 novembre 2004 indiquée dans la décision attaquée serait erronée, étant né 16 février 2006, une telle circonstance ne révèle ni motivation insuffisante, ni un défaut d'examen complet de la situation du requérant.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3, 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français :1° L'étranger mineur de dix-huit ans () ".

10. M. C soutient qu'il ne pourrait pas faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en application des dispositions précitées, étant un mineur né 16 février 2006. Contrairement à ce qu'il soutient, le requérant ne peut se contenter de cette simple allégation pour laisser à l'autorité préfectorale la charge de prouver sa majorité. En l'espèce, à l'appui de son allégation, le requérant, qui a d'abord déclaré qu'il était né le 11 novembre 2004, ne présente aucun document d'état civil ni élément laissant présumer qu'il serait né le 16 février 2006, alors que dans son ordonnance du 23 novembre 2022, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Nîmes, qui a prolongé la mesure de rétention administrative de l'intéressé en indiquant que l'administration justifiait de ses diligences auprès du consulat concerné dès le 20 novembre 2023, a estimé qu'il n'y avait pas lieu à examen médical en l'espèce. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation de l'article L. 611-3, 1° doit être écarté.

11. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France très récemment, en novembre 2022 selon ses déclarations. Il est célibataire sans charge de famille en France et n'établit pas être dépourvu de toutes attaches familiales dans son pays d'origine. Il ne démontre ni vie privée et familiale ancrée dans la durée en France, ni insertion sociale ou professionnelle particulière, ayant au contraire été interpellé le 19 novembre 2022 pour des faits de vol aggravé.

12. Dans ces circonstances, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision attaquée n'accordant aucun délai de départ volontaire :

14. M. C ne développe aucun moyen spécifiquement dirigé contre la décision attaquée n'accordant aucun délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision attaquée fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

15. La décision fixant le pays de destination vise les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient que la décision portant obligation de quitter le territoire français " fixe le pays à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office ". Elle indique que M. C est de nationalité tunisienne, vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise que M. C ne justifie pas, en cas de retour dans son pays d'origine, être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision fixant le pays de destination est dans ces conditions suffisamment motivée en droit et en fait.

16. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

En ce qui concerne la décision attaquée portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

18. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".

19. Il résulte des dispositions précitées que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

20. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le préfet n'est pas tenu de motiver particulièrement sa décision au regard de l'absence de circonstances humanitaires qui seraient de nature à faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour.

21. D'autre part, il ressort de la lecture de la décision attaquée qu'elle indique la date d'entrée déclarée de M. C en France en novembre 2022 et donc nécessairement la durée de sa présence sur le territoire français, la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France par le fait qu'il est célibataire sans charge de famille et n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Tunisie, l'absence de précédente mesure d'éloignement, et enfin la circonstance que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public en raison de faits de vol aggravé commis le 19 novembre 2022. Il s'ensuit que la motivation de la décision fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français atteste de la prise en considération par le préfet du Var des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité. Dans ces conditions, elle n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation.

22. En deuxième lieu, le requérant n'ayant pas démontré l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, son moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision attaquée portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, doit être écarté.

23. En troisième lieu, le préfet du Var a étudié la situation de l'intéressé au regard des quatre critères prévus par l'article L. 612-10 précité, lequel ne confère pas à ces critères un caractère cumulatif exigeant que la situation de l'étranger doive être défavorable au regard de chacun d'eux.

24. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que compte tenu de la situation irrégulière de M. C, de sa situation familiale en Tunisie, et des faits de vol aggravé qui lui sont reprochés durant la courte durée de son séjour en France, le préfet du Var n'a commis, ni erreur d'appréciation en estimant que de telles circonstances ne caractérisent pas des circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, ni erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de l'intéressé.

25. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision attaquée portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an doivent être rejetées.

26. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées.

Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :

27. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

28. M. C a bénéficié de l'assistance d'un avocat commis d'office. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête visées ci-dessus formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans le présent litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, au préfet du Var et à Me Longeron.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.

Le magistrat désigné,

J.B. D

La greffière,

M.E. KREMER

La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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