jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203691 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP FAYOL & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 novembre 2022, M. B A représenté par Me Coque, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2022 par laquelle le président de la communauté de communes Rhône Lez Provence (CCRLP) a mis fin à son stage à compter du 4 octobre 2022, et l'a radié des effectifs à cette même date après épuisement de ses droits à congés annuels ;
2°) d'enjoindre à la CCRLP de réexaminer sa situation et de le réintégrer en qualité d'agent titulaire ;
3°) de mettre à la charge de la CCRLP la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée et n'est confirmée par aucun autre document ;
- la décision a été édictée à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas disposé d'un délai suffisant pour présenter ses observations en méconnaissance de l'article 6 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pu avoir connaissance de l'avis de la commission administrative paritaire lors de la consultation de son dossier administratif, et alors que cette commission était irrégulièrement composée faute de comprendre un nombre suffisant de membres en application de l'article 2 du décret du 17 avril 1989 ;
- elle est irrégulière dans la mesure où, compte tenu de son placement en CITIS durant le mois de mars 2022, la durée de son stage a été inférieure à une année ;
- son licenciement pour inaptitude professionnelle repose sur des faits matériellement inexacts et sur une erreur d'appréciation de l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 janvier 2023, la communauté de communes Rhône Lez Provence, représentée par Me Blanc de la SCP Fayol et associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°89-229 du 17 avril 1989 ;
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 ;
- le décret n° 2006-1690 du 22 décembre 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Galtier,
- les conclusions de Mme Vosgien, rapporteure publique,
- et les observations de Me Kudelko, représentant la communauté de communes Rhône lez Provence.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été recruté par la communauté de communes Rhône lez Provence (CCRLP) en qualité d'adjoint technique territorial par des contrats à durée déterminée conclus entre le 4 novembre 2020 au 30 septembre 2021 en qualité d'agent technique polyvalent pour remplacer des agents titulaires absents. Au 1er octobre 2021, l'intéressé a été nommé adjoint technique stagiaire à temps complet. Suite à un accident de service dont il a été victime le 1er mars 2022, M. A a été placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) du 2 au 25 mars inclus. Par une décision du 23 septembre 2023, rendue après avis favorable de la commission administrative paritaire du 22 septembre 2023, le président de la CCRLP a mis fin au stage de M. A pour insuffisance professionnelle à compter du 4 octobre 2022, et l'a rayé des effectifs de l'établissement à compter de cette date, après épuisement des droits à congés annuels. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, si la nomination dans un corps en qualité de fonctionnaire stagiaire confère à son bénéficiaire le droit d'effectuer un stage dans la limite de la durée maximale prévue par les règlements qui lui sont applicables, elle ne lui confère aucun droit à être titularisé. Il en résulte que la décision refusant, au terme du stage, de le titulariser, n'a pour effet, ni de refuser à l'intéressé un avantage qui constituerait pour lui un droit, ni, dès lors que le stage a été accompli dans la totalité de la durée prévue, de retirer ou d'abroger une décision créatrice de droits. Par suite, la décision de licenciement en litige, justifiée par l'insuffisance professionnelle de l'intéressé et qui n'a pas le caractère d'une sanction, n'était pas au nombre des décisions qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, M. A, en sa qualité d'agent technique stagiaire, se trouvait dans une situation probatoire et provisoire. Il en résulte que la décision de ne pas la titulariser en fin de stage, alors même qu'elle a été prise en considération de sa personne, pouvait légalement intervenir sans qu'il ait été mis à même de faire valoir ses observations ou de prendre connaissance de son dossier, au sein duquel aucune disposition législative ou réglementaire n'impose qu'y soit versé l'avis rendu préalablement par la commission administrative paritaire. A ce titre, le requérant n'est en outre pas fondé à se prévaloir des dispositions de l'article 6 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux, lequel n'est pas applicable à sa situation. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la CCRLP s'est volontairement soumise à cette procédure en informant le requérant, par un courrier du 6 septembre 2022 auquel était joint le compte-rendu d'entretien de fin de stage, de sa possibilité de consulter son dossier individuel et de présenter ses observations dans un délai de 15 jours. Dans ces conditions, et dès lors que ledit courrier a été envoyé à l'adresse de référence communiquée par l'intéressé à son employeur, où il a été valablement avisé par les services postaux, et alors même que M. A avait, après la tenue de l'entretien de fin de stage le 2 septembre 2022, présenté ses observations par un recours gracieux adressé dès le lendemain au président de la CCRLP, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision intervenue le 23 septembre 2023 a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière.
4. En troisième lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 262-1 du code général de la fonction publique : " La commission administrative paritaire comprend en nombre égal des représentants de l'administration et des représentants du personnel élus ". D'autre part, les dispositions combinées du décret du 17 avril 1989 relatif aux commissions administratives paritaires (CAP) des collectivités territoriales prévoient que, hormis le cas où la commission siège en tant que conseil de discipline, la moitié au moins des membres doivent être présents ou représentés lors de l'ouverture de la réunion, nombre de membres fixé à dix pour les représentants du personnel en catégorie C. Il ressort des pièces du dossier que la CAP qui a rendu un avis favorable au refus de titularisation de M. A dans sa séance du 22 septembre 2022 était composée paritairement de six représentants des collectivités et de six représentants du personnel. Par suite, le moyen tiré de ce que l'avis rendu par la CAP serait irrégulier au regard de sa composition et du nombre de membres présents ne peut qu'être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 46 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision en litige : " () La titularisation peut être prononcée à l'issue d'un stage dont la durée est fixée par le statut particulier. () ". Aux termes de l'article 4 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " La durée normale du stage et les conditions dans lesquelles elle peut éventuellement être prorogée sont fixées par les statuts particuliers des cadres d'emplois. / Sous réserve de dispositions contraires prévues par ces statuts et de celles résultant des articles 7 et 9 du présent décret, la durée normale du stage est fixée à un an. () ". Aux termes de l'article 8 du décret du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux : " Les candidats recrutés en qualité d'adjoint technique territorial sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale, ainsi que les candidats inscrits sur une liste d'aptitude au grade d'adjoint technique territorial principal de 2e classe et recrutés sur un emploi d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public d'une collectivité territoriale, sont nommés stagiaires par l'autorité territoriale investie du pouvoir de nomination pour une durée d'un an ".
6. Aux termes de l'article 7 du décret du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire territorial stagiaire a droit aux congés rémunérés prévus à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ainsi qu'à ceux prévus aux 1° (premier alinéa), 2°, 3°, 4°, 5° et 9° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 précitée. Le total des congés rémunérés accordés en sus du congé annuel ne peut être pris en compte comme temps de stage que pour un dixième de la durée globale de celui-ci. ". Lorsque des congés de maladie ont été régulièrement accordés à un stagiaire en cours de stage, la date de fin de stage doit être déterminée en prenant en compte la durée de ces congés excédant le dixième de la durée du stage pour prolonger, à due concurrence, la durée d'un an initialement prévue pour le stage.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été nommé adjoint technique stagiaire à compter du 1er octobre 2021 pour une durée d'un an, son stage devant ainsi s'achever en principe le 30 septembre 2022. Or, s'il a été placé en CITIS du 2 au 25 mars 2022, il résulte des dispositions précitées que ce congé de maladie pouvait être pris en compte comme temps effectif de stage, dès lors que sa durée de 24 jours n'excédait pas le dixième de la durée totale du stage, d'une durée initiale de 365 jours. Ainsi, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant son licenciement au 4 octobre 2022 après épuisement de ses congés annuels, le président de la CCRLP aurait mis fin à son stage avant le délai d'un an ou aurait prononcé un licenciement en cours de stage. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
8. En dernier lieu, un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. La décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne. L'autorité compétente ne peut donc prendre légalement une décision de refus de titularisation, qui n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et règlements, que si les faits qu'elle retient caractérisent des insuffisances dans l'exercice des fonctions et la manière de servir de l'intéressé. Cependant, la circonstance que tout ou partie de tels faits seraient également susceptibles de caractériser des fautes disciplinaires ne fait pas obstacle à ce que l'autorité compétente prenne légalement une décision de refus de titularisation, pourvu que l'intéressé ait été alors mis à même de faire valoir ses observations.
9. Il résulte de ce qui précède que, pour apprécier la légalité d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.
10. Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée est fondée sur la circonstance que M. A n'a pas donné pleine satisfaction à la collectivité, notamment en raison des difficultés relationnelles et comportementales rencontrées. Si M. A soutient que les griefs à son encontre ne sont pas établis, alors qu'il justifie de ses qualités professionnelles et son implication au service de la collectivité, il ressort toutefois du compte-rendu de son entretien d'évaluation de fin de stage que s'agissant du " sens du service public ", " aptitude à travailler en équipe ", " qualités relationnelles internes (collègues, autres services), et " respect des consignes du supérieur hiérarchique ", M. A a été évalué comme " insuffisant ". Par ailleurs, l'ensemble des autres critères d'évaluations ont fait l'objet d'une appréciation de " moyen " En effet, il est mentionné, au titre des observations, que M. A ne respecte pas les directives de son supérieur hiérarchique qui lui sont données pour assurer la continuité du service, qu'il connaît des problèmes relationnels avec celui-ci mais aussi avec ses collègues, et qu'il fait montre d'absence d'implication et de conscience professionnelle. L'appréciation générale portée sur sa valeur professionnelle mentionne également que M. A " présente régulièrement un comportement professionnel inadapté de nature à compromettre le bon fonctionnement du service. Son attitude et son refus régulier d'obéir aux directives sont difficilement gérables et contribuent à dégrader l'ambiance au travail au sein de l'équipe () exerçant une influence néfaste sur l'esprit et la cohésion d'équipe ". Or, en se bornant à se prévaloir de l'absence de polyvalence de son emploi, de ses droits à être placé en congé ou en autorisation d'absence pour motif syndical, et en produisant une attestation non circonstanciée de onze collègues aux termes de laquelle ceux-ci " attestent n'avoir aucun problème relationnel avec M. A qu'il est ponctuel et toujours prêt à aider quand il en a le temps ", dont les modalités de signature ont par ailleurs donné lieu à un incident avec un collègue refusant de signer et victime de menaces et insultes par M. A, celui-ci ne remet pas en cause la matérialité des nombreux faits circonstanciés retenus à son encontre par son supérieur hiérarchique. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en se fondant sur ces griefs révélant son insuffisance professionnelle, dont la matérialité est établie, le président de la CCRLP aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision qu'il conteste. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées à fin d'injonction, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge de la CCRLP, qui n'a pas la qualité de partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la CCRLP au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la CCRLP au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la communauté de communes Rhône Lez Provence.
Délibéré après l'audience du 14 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
Mme Galtier, première conseillère,
M. Chevillard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
La rapporteure,
F. GALTIER
La présidente,
C. BOYER
La greffière,
F. DESMOULIÈRES
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026