vendredi 21 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2203857 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP MARGALL D'ALBENAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 décembre 2022, M. B A et M. C A, représentés par Me Molina, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Carpentras a interdit toutes les activités de vente à emporter de boissons notamment alcoolisées ainsi que d'aliments, de 22 heures à 8 heures du lundi au dimanche inclus, dans un périmètre défini et pour une période d'un an ;
2°) d'enjoindre au maire de Carpentras d'autoriser l'ouverture de leurs établissements respectifs entre 22 heures et 8 heures ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, à verser à chaque requérant, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté contesté méconnaît l'article L. 3332-13 du code de la santé publique et fixe une interdiction générale alors que le maire avait seulement la possibilité d'interdire la vente d'alcool ;
- cet arrêté porte atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie ainsi qu'à la liberté d'entreprendre ;
- cet arrêté entraîne une rupture d'égalité entre les épiceries de nuit de la commune de Carpentras ;
- cet arrêté entraîne une rupture d'égalité entre les commerces implantés dans le centre de la commune de Carpentras.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 décembre 2023, la commune de Carpentras, représentée par la SELARL Territoires Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de MM. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants, qui ne démontrent pas exploiter une " épicerie de nuit ", ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir à l'encontre de l'arrêté contesté portant restriction des heures de fermeture des commerces de type " épicerie de nuit " ;
- les moyens invoqués par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Mouret,
- les conclusions de M. Baccati, rapporteur public,
- et les observations de Me Teles, représentant la commune de Carpentras.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 13 octobre 2022, le maire de Carpentras a, dans un périmètre défini et pour une période d'un an, interdit toutes les activités de vente à emporter de boissons notamment alcoolisées ainsi que d'aliments proposées par les commerces de type " épicerie de nuit ", de 22 heures à 8 heures du lundi au dimanche inclus. MM. A demandent l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté.
2. Alors que la commune de Carpentras oppose la fin de non-recevoir tirée de ce que MM. A ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir, ces derniers, qui indiquent dans leur requête qu'ils exploitent chacun une " épicerie de nuit " ouverte après 22 heures dans le centre ancien de cette commune, ne produisent toutefois aucun élément probant permettant de corroborer leurs allégations sur ce point. A cet égard, les attestations de déclarations de chiffres d'affaires versées aux débats par les requérants ne comportent notamment aucune précision relative à la nature des activités effectivement exercées par les intéressés et aux horaires d'ouverture de leurs établissements respectifs. Au surplus, à supposer même que le tribunal puisse, dès lors que les attestations ainsi produites font apparaître le numéro SIRET des entreprises de MM. A, fonder sa décision sur les données librement consultables sur le site internet Infogreffe, il ne ressort pas de ces données que les établissements exploités par MM. A seraient ouverts durant tout ou partie de la période, fixée par l'arrêté contesté, comprise entre 22 heures et 8 heures. Dans ces conditions, les requérants, qui n'ont au demeurant pas répliqué à la fin de non-recevoir opposée par la commune défenderesse, ne justifient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour demander l'annulation de l'arrêté du maire de Carpentras du 13 octobre 2022.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de MM. A doit être rejetée, y compris leurs conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Carpentras sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de MM. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Carpentras sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à M. C A et à la commune de Carpentras.
Délibéré après l'audience du 7 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026