lundi 9 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2300025 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | BELAÏCHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023, M. E A, représenté par Me Belaïche, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 3 janvier 2023, portant décision de transfert d'un demandeur d'asile aux autorités allemandes responsables de l'examen de sa demande ainsi que l'arrêté du même jour par lequel il a été assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour aux fins d'examen de sa demande d'asile et ce, sous astreinte de 100 euros par jour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de transfert aux autorités allemandes :
- il sera vérifié qu'elle a été signée par un agent habilité ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les articles L. 114-6 et L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet ne lui ayant pas fait connaître les informations nécessaires à l'instruction de sa demande ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'a pas pu être entendu avant son édiction ;
- il sera vérifié que les deux brochures A et B prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 lui ont été remises et qu'il était capable de les comprendre ;
- il sera vérifié qu'il a été destinataire des informations mentionnées par l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 et que celles-ci ont été portées à sa connaissance oralement dans une langue comprise par l'intéressé ;
- le préfet a omis de mettre en œuvre les critères hiérarchisés prévus par l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le préfet versera au dossier la décision de prise en charge de l'Etat allemand à laquelle il se réfère dans la motivation de l'arrêté querellé.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
- elle sera annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision de transfert.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2022 , le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après présentation du rapport, ont été entendues :
- les observations de Me Belaïche, représentant M. E A ;
- les observations de M. E A, assisté de M. B, interprète en langue bengali, qui a répondu aux questions posées par le tribunal ;
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- les règlements n° 603/2013 et n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. E A, ressortissant bangladais né le 1er février 1988, entré en France le 4 septembre 2022 en provenance de l'Allemagne, a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 28 septembre 2022. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2023 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé son transfert aux autorités allemandes en tant que celles-ci sont responsables de l'examen de sa demande d'asile ainsi que l'arrêté du même jour par lequel il a été assignée à résidence dans le département du Gard.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur la légalité de l'arrêté portant transfert de la requérante aux autorités italiennes :
3. En premier lieu, il ressort des mentions de la décision attaquée que cette dernière a été signée pour le préfet de la Haute-Garonne, par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration. Cette dernière disposait, en vertu d'un arrêté préfectoral du 18 octobre 2022, publié le 19 octobre 2022 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n°31-2022-355, d'une délégation l'habilitant à signer au nom du préfet notamment " les arrêtés portant transfert d'un étranger dans le cadre de l'Union Européenne ". Le requérant ne saurait par ailleurs sérieusement soutenir, en se bornant à exiger la production de l'arrêté de nomination du signataire de la décision attaquée, que le signataire de la décision en litige n'aurait pas été nommé dans les fonctions ci-dessus évoquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de transfert doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative. ". En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les textes applicables à la situation de M. A, notamment les règlements nos 603/2013 et 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et les articles L. 572-1 à L. 572-3 et L. 572-5 à L. 572-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et énonce, entre autres considérations, que lors de l'enregistrement de la demande d'asile de l'intéressé le 28 septembre 2022, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait introduit une demande similaire en Allemagne le 1er septembre 2022, que l'Allemagne s'avérait donc être l'Etat membre responsable de l'examen de sa demande d'asile et que la demande de reprise en charge adressée aux autorités allemandes a fait l'objet d'un accord de leur part le 17 octobre 2022. Il s'ensuit que l'arrêté, qui comporte les motifs de fait et de droit qui constituent le fondement de la mesure de transfert prise à l'encontre de M. A, et atteste de l'examen effectif de sa situation par le préfet, est suffisamment motivé. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de l'acte et du vice de procédure doivent être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () / 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend () / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé () ".
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment du " Résumé de l'entretien individuel " réalisé le 28 septembre 2022 à la préfecture de police de Paris que, contrairement à ce qui est allégué, M. A a été en mesure de présenter, de manière utile et effective, ses observations sur la mesure de transfert envisagée. En outre, il ne démontre pas qu'il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la décision contestée et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu.
7. En quatrième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à une administration est affectée par un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen et que ce vice est susceptible d'être couvert dans les délais légaux, l'administration invite l'auteur de la demande à la régulariser en lui indiquant le délai imparti pour cette régularisation, les formalités ou les procédures à respecter ainsi que les dispositions légales et réglementaires qui les prévoient. ".
8. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-6 précité n'est pas assorti des précisions nécessaires à permettre l'examen de son bien-fondé. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait décidé le transfert de l'intéressé au motif que sa demande d'asile était affectée d'un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 114-8 du code des relations entre le public et l'administration : " I. - Les administrations échangent entre elles toutes les informations ou les données strictement nécessaires pour traiter une demande présentée par le public ou une déclaration transmise par celui-ci en application d'une disposition législative ou d'un acte réglementaire. () / L'administration chargée de traiter la demande ou la déclaration fait connaître à la personne concernée les informations ou les données qui sont nécessaires à cette fin et celles que l'administration se procure directement auprès d'autres administrations françaises, qui en sont à l'origine ou qui les détiennent en raison de leur mission. () ".
10. En se bornant à soutenir que le préfet ne lui aurait pas fait connaître les informations ou données nécessaires à l'instruction de sa demande, le requérant n'assortit pas le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point 9 des précisions nécessaires à permettre l'examen de son bien-fondé. En tout état de cause, M. A ne démontre pas qu'il disposait d'informations pertinentes qui, si elles avaient pu être communiquées au préfet, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de l'arrêté attaqué.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5. / 3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune ainsi qu'une brochure spécifique pour les mineurs non accompagnés, contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. Cette brochure commune comprend également des informations relatives à l'application du règlement (UE) no 603/2013 et, en particulier, à la finalité pour laquelle les données relatives à un demandeur peuvent être traitées dans Eurodac. () ".
12. Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et, en tout cas, avant la décision par laquelle l'autorité administrative décide de refuser l'admission provisoire au séjour de l'intéressé au motif que la France n'est pas responsable de sa demande d'asile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend. Cette information doit comprendre l'ensemble des éléments prévus au paragraphe 1 de l'article 4 du règlement. Eu égard à la nature desdites informations, la remise par l'autorité administrative de la brochure prévue par les dispositions précitées constitue pour le demandeur d'asile une garantie.
13. Il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre les 23 et 28 septembre 2022 le guide du demandeur d'asile en France ainsi que les brochures intitulées " Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie ' ", " J'ai demandé l'asile dans l'Union européenne - quel pays sera responsable de l'analyse de ma demande ' ", " Les empreintes digitales et Eurodac ", qui ont été expliquées en langue bengali que le requérant comprend. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas bénéficié du droit à l'information prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013.
14. En septième lieu, l'obligation d'information prévue par les dispositions de l'article 29, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles des demandeurs d'asile concernés, laquelle est garantie par l'ensemble des Etats membres relevant du régime européen d'asile commun. Le droit d'information des demandeurs d'asile contribue, au même titre que le droit de communication, le droit de rectification et le droit d'effacement de ces données, à cette protection. Il s'ensuit que la méconnaissance de cette obligation d'information ne peut être utilement invoquée à l'encontre d'une décision de transfert d'un demandeur d'asile à l'Etat responsable de l'examen de sa demande.
15. En huitième lieu, en se bornant à soutenir que " le préfet versera au dossier la décision de reprise en charge de l'Etat allemand à laquelle il se réfère dans la motivation de son arrêté ", M. A ne soulève aucun moyen à l'encontre de l'arrêté attaqué. En tout état de cause, l'accord de reprise en charge de l'intéressé par les autorités allemandes a été versé au dossier par le préfet de la Haute-Garonne.
16. En neuvième, et dernier lieu, le moyen tiré de ce que le préfet aurait omis de mettre en œuvre les critères hiérarchisés prévus par l'article 3-2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de transfert qu'il conteste.
Sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
18. Compte tenu de ce qui a été dit au point 17, le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation à résidence devrait être annulé par voie de conséquence de l'annulation de la décision de transfert ne saurait être accueilli.
19. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas non plus fondé à demander l'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence qu'il conteste. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles présentées au titre des articles L. 761- 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. E A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Belaïche.
Le magistrat désigné,
P. PERETTILa greffière,
E. PAQUIER
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026