mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301319 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 avril 2023, M. A B représenté par Me Tartanson, demande au juge des référés, d'ordonner une expertise médicale sur le fondement de l'article R.532-1 du code de justice administrative, en vue de :
- L'examiner ;
- Prendre connaissance de son dossier médical ;
- Préciser et analyser la maladie professionnelle du 18 novembre 2018 ;
- Donner tous les éléments permettant d'éclairer le tribunal pour apprécier objectivement le taux d'incapacité, en ce compris l'incidence psychologique affectant l'épaule droite et le taux d'incapacité, en ce compris l'incidence psychologique affectant l'épaule gauche, notamment en précisant s'il y a ou non un état d'antériorité médicalement séparable.
Il soutient que les parties sont confrontées à des appréciations différentes sur son état de santé et que la mesure d'expertise présente ainsi un caractère d'utilité.
Par un mémoire et des pièces complémentaires, enregistrés le 9 et 16 mai 2023, le département de Vaucluse représenté par Me Callens, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative,
2°) à titre subsidiaire, à ce qu'il lui soit donné acte de ses réserves et protestations d'usage et de limiter la mission confiée à l'expert aux conséquences psychologiques ou à l'état antérieur de M. B.
Il soutient que :
- l'expertise sollicitée est dépourvue d'utilité dès lors :
- qu'un recours au fond a été engagé par le requérant ;
- les délais de recours sont expirés ;
- la détermination des conséquences psychologiques d'une maladie professionnelle ne rentre pas dans le champ d'application d'une allocation temporaire d'invalidité dès lors le requérant ne pourrait pas s'en voir octroyer une ;
- l'état anxio-dépressif du requérant est lié à l'ensemble de son passé médical et indépendant de sa maladie professionnelle reconnue en 2018 ;
- l'état antérieur est médicalement constaté et justifié.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 12 avril 2023, sous le numéro 2301309 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté du 16 mars 2023.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Corneloup, présidente de la 2ème chambre, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est titulaire du grade d'adjoint technique territorial de 1ère classe des établissements d'enseignement au département de Vaucluse. Par une décision du 16 mars 2023, il a été placé en congé maladie professionnelle du 18 novembre 2018 au 14 février 2023 avec un taux d'incapacité de 15% pour limitation de tous mouvements de l'épaule droite dominante dont 2% d'état antérieur non imputable et médicalement séparable et de 12% pour limitation de tous mouvement de l'épaule gauche non dominante dont 2% d'état antérieur non imputable et médicalement séparable. Par sa requête, M. B, demande au juge des référés la désignation d'un expert rhumatologue et un expert psychiatre.
Sur l'utilité de l'expertise :
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ".
3. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, il ne peut faire droit à une demande d'expertise lorsque, en particulier, elle est formulée à l'appui de prétentions qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, qui sont irrecevables ou qui se heurtent à la prescription. De même, il ne peut faire droit à une demande d'expertise permettant d'évaluer un préjudice, en vue d'engager la responsabilité d'une personne publique, en l'absence manifeste de lien de causalité entre le préjudice à évaluer et la faute alléguée de cette personne.
4. Il résulte de l'instruction que M. B a formé un recours devant le juge du fond, enregistré au greffe du tribunal sous le n°2301309, en cours d'instruction, pour contester l'arrêté n°2023-2693 du 16 mars 2023. Or, M. B ne justifie d'aucune circonstance particulière conférant à la mesure du juge des référés un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge du fond, pourra ordonner, s'il l'estime nécessaire, dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction en vue de statuer sur sa demande d'annulation de l'acte administratif attaqué.
5. Il résulte de ce qui précède que faute pour M. B de démontrer l'utilité de la mesure demandée, au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sa requête aux fins d'expertise doit être rejetée.
Sur les conclusions du département de Vaucluse tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme de 1 000 euros que demande le département de Vaucluse au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du département de Vaucluse au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au département de Vaucluse.
Fait à Nîmes, le 12 juillet 2023.
La juge des référés,
F. CORNELOUP
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pouvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026