jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301352 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | COQUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 avril 2023, et un mémoire enregistré le 24 avril 2023, la commune de Sault, représentée par Me Beveraggi, avocat, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner, dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard, l'expulsion de la SAS Camping du Defends qui occupe sans droit ni titre le camping municipal sis route de Saint Trinit à Sault, ainsi que de tous les occupants de son chef, au besoin avec le concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de la SAS Camping du Defends la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Sault soutient que :
-la juridiction administrative est compétente ; le domaine en cause appartient au domaine public communal, étant affecté à un service public administratif ;
-par délibération du 24 novembre 2022, le conseil municipal de Sault a prononcé la résiliation, pour faute, du contrat de délégation de service public qui avait été signé avec la SAS Camping du Defends, en lui laissant deux mois pour quitter les lieux ; la SAS Camping du Defends, qui se maintient sur place sans droit ni titre, a ouvert le camping le 3 avril 2023 ; aucune contestation sérieuse ne peut s'opposer à la mesure sollicitée en l'absence de toute autorisation d'occupation du camping ;
-l'existence de troubles à la sécurité et la salubrité publiques caractérise la condition d'urgence posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 24 avril 2023, la SAS Camping du Defends, représentée par Me Coque, avocat, conclut au rejet de la requête et réclame la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SAS Camping du Defends soutient que :
-la juridiction administrative est incompétente, dès lors qu'un camping n'est pas nécessairement une dépendance du domaine public et qu'il incombe à la commune requérante de justifier de cette qualification de dépendance du domaine public ;
-la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que le camping fonctionne normalement et que la commune ne justifie pas avoir concédé le camping à un nouveau tiers ;
-la demande de référé se heurte à des contestations sérieuses, dès lors qu'est justifié le droit à un maintien dans les lieux ; il existe des doutes sérieux quant à la légalité de la résiliation de la convention, qui a été contestée dans le délai de recours par un recours de plein contentieux en reprise des relations contractuelles ; en premier lieu, les griefs fondés sur le non-respect de l'article 50 de la convention ne sont pas d'une gravité telle qu'elle justifierait une résiliation ; en deuxième lieu, le prétendu non-respect des articles 12 et 16 de la convention ne peuvent fonder la résiliation litigieuse, alors que la commune n'a pas respecté de son côté ses obligations contractuelles ; en troisième lieu et s'agissant du règlement des redevances, pénalités et garantie à première demande, elle a connu des difficultés pendant la crise sanitaire ; en quatrième lieu, la décision de résiliation ne statue pas sur l'indemnisation des investissements réalisés par le concessionnaire ; en cinquième lieu, la délibération du conseil municipal est illégale compte tenu de l'irrégularité de la convocation et du défaut d'information des conseillers municipaux ; en sixième lieu, la commune met en cause de manière infondée le comportement de la gérante en faisant valoir de prétendus usagers mécontents.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code général des collectivités territoriales ;
-le code général de la propriété des personnes publiques ;
-le code des procédures civiles d'exécution ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Brossier, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
*le rapport de M. Brossier, juge des référés, qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que la décision à intervenir est susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à ce que le tribunal autorise la commune de Sault à requérir le concours de la force publique, dès lors qu'il n'entre pas dans l'office du juge administratif de l'autoriser à demander à l'Etat, sur le fondement des dispositions du code des procédures civiles d'exécution, le concours de la force publique pour l'exécution de cette décision, la collectivité pouvant saisir elle-même à cette fin l'autorité préfectorale ;
*les observations de Me Beveraggi pour la commune de Sault, qui a développé oralement son argumentation écrite, en maintenant l'ensemble de ses conclusions et moyens, et en précisant que :
-s'agissant de l'appartenance au domaine public communal, il n'y a jamais eu d'acte de déclassement ;
-les graves et nombreux manquements contractuels de la SAS Camping du Defends justifient la résiliation de la concession de service public ; la crise sanitaire de l'année 2020 ne saurait justifier de tels manquements ;
-le camping est exploité dans des conditions dégradées mettant en danger les usagers, sans justification d'assurance et avec 33 emplacements créés sans autorisation d'urbanisme ;
-la commune reprendra de suite en régie l'exploitation du camping, la saison estivale approchant rapidement ;
-il ne peut être reproché à la commune de n'avoir pas proposé l'indemnisation des investissements, en l'absence de documents comptables produits par la SAS Camping du Defends, dont la gestion est totalement opaque ;
-le recours introduit en janvier 2023 contre la mesure de résiliation n'étant pas suspensif, cette mesure reste exécutoire ;
*les observations de Me Coque pour la SAS Camping du Defends, qui a développé oralement son argumentation écrite, en maintenant l'ensemble de ses conclusions et moyens, et en précisant que :
-s'agissant de l'appartenance au domaine public communal, elle ne se présume pas ;
-s'agissant de l'urgence, la continuité de l'exploitation du camping n'est pas menacée ;
-il importe de prendre en compte les manquements de la commune elle-même, qui n'a pas investi et a fait preuve de carences, notamment pour les réseaux ; les pénalités infligées ont été calculées au doigt mouillé ; la question des autorisations d'urbanisme renvoie en réalité à l'absence de règlement local d'urbanisme.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1.Par convention de délégation de service public du 23 août 2016, la commune de Sault a confié à la SAS Camping du Defends la requalification et l'exploitation du camping municipal de Sault, pour une durée de 20 ans à compter du 1er janvier 2017. Cette convention a été résiliée unilatéralement, pour faute du concessionnaire, par délibération du conseil municipal de Sault du 24 novembre 2022. La commune de Sault demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner l'expulsion de la SAS Camping du Defends et des occupants de son chef.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1 du code général de la propriété des personnes publiques : "Le présent code s'applique aux biens et aux droits, à caractère mobilier ou immobilier, appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales et à leurs groupements, ainsi qu'aux établissements publics ". Aux termes de l'article L. 2111-1 de ce code : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public ".
3. En deuxième lieu, un camping municipal est un service public administratif alors même que les usagers paient une redevance, son aménagement et son exploitation concourant notamment au service public de développement économique et touristique.
4. En troisième lieu, lorsqu'une personne publique a pris la décision d'affecter un bien qui lui appartient à un service public et que l'aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public peut être regardé comme entrepris de façon certaine, eu égard à l'ensemble des circonstances de droit et de fait, telles que, notamment, les actes administratifs intervenus, les contrats conclus, les travaux engagés, ce bien doit être regardé comme une dépendance du domaine public. Il en va de même lorsque la personne publique décide d'affecter à un service public un bien lui appartenant et qui est déjà doté des aménagements indispensables à l'exécution des missions de ce service public, alors même qu'un droit d'occupation de ce bien serait, à la date de cette décision d'affectation, conféré à un tiers par voie contractuelle.
5. En l'espèce, il résulte de l'instruction que le camping municipal en cause, dont l'exploitation, qui avait été concédée par une convention de délégation de service public résiliée en novembre 2022, doit être reprise en régie par la commune de Sault, fait l'objet d'aménagements indispensables à l'exécution de missions de service public au sens des dispositions de l'article L. 2111-1 précité. Dans ces conditions, le camping municipal en cause doit être regardé comme appartenant au domaine public communal.
6. Il résulte de ce qui précède que l'exception d'incompétence de la juridiction administrative opposée par la partie défenderesse doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'expulsion :
7. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
8. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de ces dispositions, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse. S'agissant de cette dernière condition, dans le cas où la demande d'expulsion fait suite à une mesure de résiliation de l'autorisation d'occupation du domaine public et où cette mesure est contestée, il appartient au juge des référés de rechercher, alors que le juge du contrat a été saisi d'un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation du contrat et tendant à la reprise des relations contractuelles, si cette demande d'expulsion se heurte, compte tenu de l'ensemble de l'argumentation qui lui est soumise, à une contestation sérieuse. A cet égard, il lui incombe de rechercher si les vices invoqués à l'encontre de la mesure de résiliation lui paraissent, en l'état de l'instruction, d'une gravité suffisante pour conduire à la reprise des relations contractuelles et non à la seule indemnisation du préjudice résultant, pour le requérant, de cette résiliation.
9. En premier lieu, le contrat de concession de service public a été résilié sur le fondement de son article 63-3, pour faute du concessionnaire par manquements à ses obligations contractuelles.
10. Il résulte de l'instruction que la SAS Camping du Defends ne conteste pas n'avoir pas réglé, dès l'année 2017, la redevance prévue par l'article 46 du contrat, pour un total d'impayés atteignant en principal près de 100 000 euros (hors pénalités). En outre, la SAS Camping du Defends n'a pas remis au titre de l'année 2021 le rapport annuel de gestion prévu par l'article 50 du contrat, incluant les informations économiques, comptables et financières prévues par les articles 50.1 à 50.4 et, s'agissant des années précédentes, a remis des informations incomplètes au regard des exigences de ces articles. La SAS Camping du Defends ne justifie pas non plus avoir entrepris les démarches prévues par les articles 12 et 16 du contrat destinées à valoriser la qualité et le label du camping, alors au contraire que les éléments versés aux débats montrent une exploitation dégradée. La SAS Camping du Defends ne justifie pas également de l'obligation d'assurance prévue par l'article 40 du contrat.
11. Il résulte également de l'instruction que, face à de tels manquements répétés, la société requérante ne peut, ni tenter de s'exonérer en invoquant la crise sanitaire liée à la Covid-19 ou la carence de la commune en matière d'investissements ou d'indemnisation d'investissements, ni sérieusement soutenir que ses fautes n'ont pas atteint un degré de gravité tel qu'une résiliation pour faute puisse être justifiée, ni invoquer des irrégularités procédurales à l'encontre de la délibération du conseil municipal de Sault du 24 novembre 2022, laquelle a d'ailleurs été votée à l'unanimité.
12. Il résulte de ce qui précède, au regard de l'ensemble de l'argumentation des parties, et dans la mesure où les vices invoqués par la SAS Camping du Defends à l'encontre de la mesure de résiliation ne paraissent pas en l'état de l'instruction d'une gravité suffisante pour conduire à la reprise des relations contractuelles, que la demande d'expulsion sollicitée ne se heurte à aucune contestation sérieuse.
13. En second lieu, le seul constat de l'irrégularité de l'occupation d'une dépendance du domaine public ne suffit pas à faire regarder comme satisfaite la condition de l'urgence pour l'application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
14. Cependant et en l'espèce, d'une part, il résulte de l'instruction que le maintien dans les lieux de la SAS Camping du Defends fait obstacle au bon fonctionnement du service public en cause, en présentant notamment des risques pour la sécurité et l'hygiène publiques, particulièrement en ce qui concerne la piscine.
15. D'autre part, il résulte de l'instruction que la commune entend reprendre rapidement en régie l'exploitation du camping, avant le début de la saison estivale qui approche.
16. Il résulte de ce qui précède que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative est remplie.
17. Il résulte tout de ce qui précède que la mesure d'expulsion sollicitée présente un caractère d'urgence et d'utilité, en ne se heurtant à aucune contestation sérieuse. Il y a donc lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Sault et d'enjoindre à la SAS Camping du Defends, et aux occupants de son chef, de quitter sans délai le camping municipal sis route de Saint Trinit à Sault, en évacuant les lieux de tous objets mobiliers leur appartenant ou étant sous leur garde, objets mobiliers que la commune requérante pourra éventuellement évacuer d'office aux frais et risques des intéressés. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette mesure d'une astreinte financière.
Sur les conclusions tendant à bénéficier du concours de la force publique :
18. Si le juge du référé mesures-utiles peut ordonner l'expulsion d'un occupant du domaine public d'une collectivité territoriale lorsque, au jour où il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse, il n'entre pas dans l'office du juge administratif d'autoriser la collectivité à demander à l'Etat, sur le fondement des dispositions du code des procédures civiles d'exécution, le concours de la force publique pour l'exécution de cette décision, la collectivité pouvant saisir elle-même à cette fin l'autorité préfectorale. De telles conclusions sont donc irrecevables.
Sur les conclusions formées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
19. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune requérante, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés par la SAS Camping du Defends. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SAS Camping du Defends une somme au titre des frais non compris dans les dépens exposés par la commune requérante.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à la SAS Camping du Defends, et aux occupants de son chef, de quitter sans délai le camping municipal sis route de Saint Trinit à Sault, en évacuant les lieux de tous objets mobiliers leur appartenant ou étant sous leur garde, objets mobiliers que la commune requérante pourra éventuellement évacuer d'office aux frais et risques des intéressés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2301352 est rejeté.
Article 3: La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sault et à la SAS Camping du Defends, au besoin par affichage sur place.
Copie en sera adressée à la préfète de Vaucluse.
Fait à Nîmes le 27 avril 2023.
Le juge des référés,
J.B. BROSSIER
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026