mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301511 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | LAURENT-NEYRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2023, M. C A, représenté par Me Laurent-Neyrat demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'attribuer l'affaire à une formation collégiale ;
3°) à titre principal, de suspendre la décision du 3 avril 2023 de la préfète du Gard portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et l'arrêté du même jour portant assignation à résidence ;
4°) à titre subsidiaire :
- d'annuler l'arrêté du 3 avril 2023 de la préfète du Gard portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
- d'annuler l'arrêté du 3 avril 2023 de la préfète du Gard portant assignation à résidence ;
5°) d'enjoindre à la préfète du Gard lui délivrer, à titre principal, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, un récépissé de demande de titre de séjour portant autorisation de travailler sous la même astreinte ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions ont été prises par une autorité incompétente ;
- le principe du contradictoire a été méconnu quant à la décision de refus de séjour ;
- les décisions sont insuffisamment motivées ;
- les décisions sont entachées d'une erreur de droit, de détournement de procédure, d'erreur manifeste d'appréciation, méconnaissent l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles L. 731-1 et suivants et R. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et violent le droit au respect de la vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2023, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 mai 2023 :
- le rapport de Mme B ;
- les observations de Me Laurent-Neyrat, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens. Elle soutient, en outre, que la préfète du Gard a refusé le titre de séjour en estimant que M. A produisait des documents falsifiés alors qu'il communique une attestation de l'ambassade du Mali expliquant que des registres vierges comportaient des erreurs d'impression dans la trame et que cela ne constituait pas une contrefaçon. Par ailleurs, les nouveaux extraits d'acte de naissance produits comportent les mêmes mentions que les premiers documents communiqués. En outre, le rapport de la préfecture est simpliste et les services préfectoraux n'ont pas interrogé les autorités maliennes sur la validité de l'identité. En outre, rejeter le titre de séjour pour ce motif révèle un détournement de procédure. L'illégalité du titre de séjour entraîne l'illégalité des décisions subséquentes.
- la préfète du Gard n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité malienne, né le 21 mai 2004, demande au tribunal de suspendre les décisions du 3 avril 2023 par lesquelles la préfète du Gard lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans de l'arrêté et une assignation à résidence. A défaut, l'intéressé demande d'annuler ces décisions ainsi que la décision du même jour portant refus de titre de séjour.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur l'étendue du litige soumis au magistrat désigné :
3. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-8 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence d'un étranger en situation irrégulière, les requêtes dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi, et interdisant le retour sur le territoire français, prises à son encontre, ainsi que les décisions d'assignation à résidence en procédant, doivent être instruites et jugées selon les dispositions de l'article L. 614-9 du même code. Toutefois, ces dispositions et celles de l'article R. 776-17 du code de justice administrative font obstacle à ce que le magistrat désigné en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, saisi de la situation d'un étranger placé en centre de rétention administrative ou assigné à résidence à la suite d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, examine la décision de refus de séjour qui relève de la compétence d'une formation collégiale.
4. M. A a été assigné à résidence par une décision de la préfète du Gard du 3 avril 2023. Dès lors, il appartient au magistrat désigné de statuer sur la légalité des décisions du même jour par lesquelles cette autorité l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. En revanche, il appartient seulement à une formation collégiale du tribunal administratif de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 avril 2023 par laquelle la préfète du Gard a refusé au requérant la délivrance d'un titre de séjour. Il y a lieu, par suite, de renvoyer en formation collégiale les conclusions de M. A tendant à l'annulation de cette décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires afférentes à cette décision.
5. Par ailleurs, le recours en annulation contre l'obligation de quitter le territoire ayant un effet suspensif, les conclusions aux fins de suspension présentées contre les décisions du 3 avril 2023 de la préfète du Gard portant obligation de quitter le territoire et assignation à résidence devront être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
6. Les décisions attaquées ont été signées pour la préfète du Gard par M. Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture qui disposait, en vertu d'un arrêté du 11 juillet 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 30-2022-060 de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer, en toutes matières, tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département du Gard, à l'exception de certaines matières au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit donc être écarté.
7. Les moyens tirés de ce que les décisions sont entachées d'une erreur de droit, d'erreur manifeste d'appréciation, méconnaissent l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles L. 731-1 et suivants et R. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et violent le droit au respect de la vie privée et familiale ne sont pas assortis de précisions suffisantes permettant de statuer sur leur bien fondé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. La décision par laquelle la préfète du Gard a fait obligation à M. A de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent et n'a pas à comporter tous les éléments sur sa situation personnelle. Il en résulte que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision est insuffisamment motivée.
9. M. A invoque l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour.
10. En premier lieu, la décision attaquée mentionne sans formule stéréotypée les considérations utiles de droit qui en constituent le fondement, notamment les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne également les considérations utiles de fait qui l'ont motivé. Dans ces conditions, la décision est suffisamment motivée.
11. En deuxième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles.
12. Dès lors que la décision attaquée portant refus de séjour intervient en réponse à la demande de titre de séjour présentée par le requérant, ce dernier ne peut utilement invoquer la méconnaissance du principe du respect du contradictoire.
13. En troisième lieu, pour refuser un titre de séjour à M. A, la préfète du Gard s'est notamment fondée sur la circonstance que l'intéressé ne justifiait pas de son identité et qu'il ne démontrait pas sa minorité lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance.
14. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de code de de l'entrée de du séjour des étrangers et du droit d'asile L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
15. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents. En outre, il résulte des dispositions précitées que l'administration peut mettre en œuvre des mesures de vérifications et faire procéder à des enquêtes pour lutter contre la fraude documentaire des étrangers sollicitant un titre de séjour.
16. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant a présenté, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance, deux transcriptions d'acte de naissance et une carte d'identité consulaire. La préfecture du Gard a consulté la direction centrale de la police aux frontières pour établir l'authenticité de ces documents, qui les a examinés et a émis un avis défavorable le 30 juin 2022. Il résulte de ce rapport produit à l'instance que les services de la direction centrale de la police aux frontières ont relevé que le jugement supplétif ne faisait pas mention des textes de loi sur lequel il se fonde, ni de la date en toutes lettres de l'évènement qu'il relate et a été retranscrit sur les registres de l'état civil malien seulement deux jours après son prononcé. Par ailleurs, les actes de naissance présentent des irrégularités, notamment sur le volet 3 qui comporte des surcharges, de possibles grattages au niveau de l'écriture de différentes mentions et une faute d'orthographe qui est retrouvée de façon récurrente sur les faux actes d'état civil malien (" offier " au lieu de " officier "). En outre, la carte d'identité consulaire produite a pour vocation d'établir la preuve de résidence à l'étranger d'un ressortissant et n'est donc pas un document d'identité. Elle a, en outre, été établie sur la base des documents dont l'authenticité est contestée. Si le requérant produit un courrier du vice-consul du Mali à Lyon précisant que des erreurs ont été constatées sur les volets des registres d'état civil concernant la mention de l'officier, que ces registres ont été rappelés par la direction nationale de l'état civil mais que certains d'entre eux étaient déjà en circulation, le volet 3 des actes de naissance en cause comporte d'autres irrégularités (surcharge et grattages). Il existe donc des éléments sérieux conduisant à douter de l'authenticité de l'ensemble des documents d'état civil qu'a joints le requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour. Dès lors, la préfète du Gard a pu légalement, sans recourir à la consultation préalable des autorités maliennes, considérer que ces éléments extérieurs étaient suffisamment précis et probants pour retenir le caractère falsifié des documents présentés par l'intéressé.
17. En dernier lieu, compte-tenu de ce qui vient d'être indiqué, M. A n'est pas fondé à soutenir que le refus de délivrer un titre de séjour au motif qu'il ne justifie pas de son identité ni de sa minorité au jour de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance est de nature à révéler un détournement de procédure.
18. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour serait illégal, ce qui entacherait d'illégalité l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre.
En ce qui concerne la décision attaquée portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
19. Il ressort de la lecture de la décision attaquée qu'elle comporte les considérations détaillées de fait et de droit qui en constituent le fondement et atteste ainsi de la prise en considération par la préfète du Gard des quatre critères énoncés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, M. A ne justifie pas de circonstances humanitaires qui n'auraient pas été prises en compte dans l'arrêté en litige. Dans ces conditions, cette décision n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
20. La décision attaquée cite les termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et expose les éléments de fait, tenant à la justification d'un hébergement et à la présentation d'un passeport. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision d'assignation à résidence, qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, est insuffisamment motivée, doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2023 de la préfète du Gard en tant qu'il porte refus de séjour et les conclusions accessoires à cette décision sont renvoyées à la formation collégiale.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à la préfète du Gard et à Me Laurent-Neyrat.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La magistrate désignée,
A. B
La greffière,
E. PAQUIER
La République mande et ordonne à la préfète du Gard, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026