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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2301512

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2301512

mardi 9 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2301512
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationReconduites à la frontière
Avocat requérantLAURENT-NEYRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 avril 2023, M. B C, représenté par Me Laurent-Neyrat demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'attribuer l'affaire à une formation collégiale ;

3°) à titre principal, de suspendre la décision du 28 février 2023 de la préfète du Gard portant obligation de quitter le territoire français sans délai et l'arrêté du 3 avril 2023 portant assignation à résidence ;

4°) à titre subsidiaire :

- d'annuler l'arrêté du 28 février 2023 de la préfète du Gard portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

- d'annuler l'arrêté du 3 avril 2023 de la préfète du Gard portant assignation à résidence ;

5°) d'enjoindre à la préfète lui délivrer, à titre principal, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, un récépissé de demande de titre de séjour portant autorisation de travailler sous la même astreinte ;

6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions ont été prises par une autorité incompétente ;

- le principe du contradictoire a été méconnu quant à la décision de refus de séjour ;

- les décisions sont insuffisamment motivées ;

- les décisions sont entachées d'une erreur de droit, de détournement de procédure, d'erreur manifeste d'appréciation, méconnaissent l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles L. 731-1 et suivants et R. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et violent le droit au respect de la vie privée et familiale.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2023, la préfète du Gard conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens de M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 mai 2023 :

- le rapport de Mme D ;

- les observations de Me Laurent-Neyrat, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens. Elle soutient, en outre, que la préfète du Gard a refusé le titre de séjour en estimant que M. C produisait des documents falsifiés alors qu'il a été évalué à Dignes sur la base de copie et précédemment dans le Gard en novembre 2020 par une salariée de l'association Espelido dont le contrat n'a pas été renouvelé car elle a tenu des propos racistes sur les réseaux sociaux. Il a été reconnu mineur et placé auprès de l'aide sociale à l'enfance par décision du juge des enfants de A. Il a présenté de nouveaux originaux comportant les mêmes mentions que les précédents. Il dispose d'un passeport, a son propre logement, et travaille comme apprenti plaquiste. Rejeter le titre de séjour pour ce motif révèle un détournement de procédure. L'obligation de pointer deux fois par semaine va l'empêcher de passer ses examens finaux. L'illégalité du titre de séjour entraîne l'illégalité des décisions subséquentes.

- la préfète du Gard n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité ivoirienne, né le 10 décembre 2003, demande au tribunal de suspendre les décisions du 28 février 2023 par lesquelles la préfète du Gard lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et la décision du 3 avril 2023 par laquelle la même autorité a prononcé une assignation à résidence. A défaut, l'intéressé demande d'annuler ces décisions ainsi que de la décision du 28 février 2023 portant refus de titre de séjour.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.

Sur l'étendue du litige soumis au magistrat désigné :

3. Il résulte des dispositions des articles L. 614-1, L. 614-8 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'en cas de placement en rétention ou d'assignation à résidence d'un étranger en situation irrégulière, les requêtes dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi, et interdisant le retour sur le territoire français, prises à son encontre, ainsi que les décisions d'assignation à résidence en procédant, doivent être instruites et jugées selon les dispositions de l'article L. 614-9 du même code. Toutefois, ces dispositions et celles de l'article R. 776-17 du code de justice administrative font obstacle à ce que le magistrat désigné en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, saisi de la situation d'un étranger placé en centre de rétention administrative ou assigné à résidence à la suite d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, examine la décision de refus de séjour qui relève de la compétence d'une formation collégiale.

4. M. C a été assigné à résidence par une décision de la préfète du Gard du 3 avril 2023. Dès lors, il appartient au magistrat désigné de statuer sur la légalité des décisions du même jour par lesquelles cette autorité l'a obligé à quitter le territoire français sans un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. En revanche, il appartient seulement à une formation collégiale du tribunal administratif de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 28 février 2023 par laquelle la préfète du Gard a refusé au requérant la délivrance d'un titre de séjour. Il y a lieu, par suite, de renvoyer en formation collégiale les conclusions de M. C tendant à l'annulation de cette décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires afférentes à cette décision.

5. Par ailleurs, le recours en annulation contre l'obligation de quitter le territoire ayant un effet suspensif, les conclusions aux fins de suspension présentées contre la décision du 28 février 2023 de la préfète du Gard portant obligation de quitter le territoire et la décision de cette même autorité du 3 avril 2023 portant assignation à résidence devront être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

6. Les décisions attaquées ont été signées pour la préfète du Gard par M. Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture qui disposait, en vertu d'un arrêté du 11 juillet 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs n° 30-2022-060 de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer, en toutes matières, tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département du Gard, à l'exception de certaines matières au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit donc être écarté.

7. Les moyens tirés de ce que les décisions sont entachées d'une erreur de droit, d'erreur manifeste d'appréciation, méconnaissent l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les articles L. 731-1 et suivants et R. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et violent le droit au respect de la vie privée et familiale ne sont pas assortis de précisions suffisantes permettant de statuer sur leur bien fondé.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

8. La décision par laquelle la préfète du Gard a fait obligation à M. C de quitter le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent et n'a pas à comporter tous les éléments sur sa situation personnelle. Il en résulte que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision est insuffisamment motivée.

9. M. C invoque l'exception d'illégalité du refus de titre de séjour.

10. En premier lieu, la décision attaquée mentionne sans formule stéréotypée les considérations utiles de droit qui en constituent le fondement, notamment les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne également les considérations utiles de fait qui l'ont motivé. Dans ces conditions, la décision est suffisamment motivée.

11. En deuxième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles.

12. Dès lors que la décision attaquée portant refus de séjour intervient en réponse à la demande de titre de séjour présentée par le requérant, ce dernier ne peut utilement invoquer la méconnaissance du principe du respect du contradictoire.

13. En troisième lieu, pour refuser un titre de séjour à M. C, la préfète du Gard s'est notamment fondée sur la circonstance que l'intéressé ne justifie pas de son identité et qu'il ne démontrait pas sa minorité lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance.

14. Aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de code de de l'entrée de du séjour des étrangers et du droit d'asile L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".

15. Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents. En outre, il résulte des dispositions précitées que l'administration peut mettre en œuvre des mesures de vérifications et faire procéder à des enquêtes pour lutter contre la fraude documentaire des étrangers sollicitant un titre de séjour.

16. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant a présenté, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un extrait d'acte de naissance n° 2253 délivré le 18 mai 2021, une copie intégrale de cet acte délivrée le 11 avril 2021 et un passeport délivré le 11 mars 2022. Il ressort des pièces du dossier qu'une procédure judiciaire pour usage de faux document a été diligentée par les services de la police aux frontières de Montgenèvre et que le référent en fraude documentaire de ces services de police a constaté, le 8 février 2021, le caractère apocryphe de l'extrait d'acte de naissance n° 2253 et de la copie intégrale délivrés le 24 août 2020 qui sont des copies réalisés à l'encre laser sans sécurité fiduciaire ne comportant pas la nationalité des parents de l'intéressé en méconnaissance de l'article 42 de la loi ivoirienne n° 2018-862 du 19 novembre 2018 relative à l'état civil, dont l'armoirie nationale apparait grossière, la charte graphique est illisible et le timbre visiblement contrefait. La procédure judiciaire pour faux et usage de faux documents n'a pu aboutir en raison de la fuite de l'intéressé du département des Alpes de Haute-Provence vers le Gard. Le référent fraude départemental du Gard a saisi le procureur de la République au titre de l'article 40 pour usage de faux documents et obtention indue d'un titre de séjour. En outre, le passeport produit a été établi sur la base des documents dont l'authenticité est contestée. Il existe donc des éléments sérieux conduisant à douter de l'authenticité de l'ensemble des documents d'état civil qu'a joints le requérant à l'appui de sa demande de titre de séjour. Dès lors, la préfète du Gard a pu légalement, sans recourir à la consultation préalable des autorités ivoiriennes, considérer que ces éléments extérieurs étaient suffisamment précis et probants pour retenir le caractère falsifié des documents présentés par l'intéressé.

17. En dernier lieu, compte-tenu de ce qui vient d'être indiqué, M. C n'est pas fondé à soutenir que le refus de délivrer un titre de séjour au motif qu'il ne justifie pas de son identité ni de sa minorité au jour de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance est de nature à révéler un détournement de procédure.

18. Il suit de là que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour serait illégal, ce qui entacherait d'illégalité l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre.

En ce qui concerne la décision attaquée portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

19. Il ressort de la lecture de la décision attaquée qu'elle comporte les considérations détaillées de fait et de droit qui en constituent le fondement et atteste ainsi de la prise en considération par la préfète du Gard des quatre critères énoncés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, M. C ne justifie pas de circonstances humanitaires qui n'auraient pas été prises en compte dans l'arrêté en litige. Dans ces conditions, cette décision n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

20. La décision attaquée cite les termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et expose les éléments de fait, tenant à la justification d'un hébergement et à la présentation d'un passeport. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision d'assignation à résidence, qui comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent, est insuffisamment motivée, doit être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme que M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 février 2023 de la préfète du Gard en tant qu'il porte refus de séjour et les conclusions accessoires à cette décision sont renvoyées à la formation collégiale.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la préfète du Gard et à Me Laurent-Neyrat.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.

La magistrate désignée,

A. D

La greffière,

E. PAQUIER

La République mande et ordonne à la préfète du Gard, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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