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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2301637

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2301637

vendredi 2 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2301637
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSONGUE-BALOUKI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 5, 24 et 25 mai 2023, M. B A, représenté par Me Songue Balouki, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision en date du 30 janvier 2023 par laquelle le chef du département " autorisations d'exercice-concours-coaching " du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière lui a refusé l'autorisation d'exercer la profession de médecin dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique " en France, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'ordonner au chef du département " autorisations d'exercice concours-coaching " de lui accorder l'autorisation sollicitée sans délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance ;

3°) de mettre à la charge du chef du département " autorisations d'exercice-concours-coaching ", une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il y a urgence à suspendre la décision contestée dès lors, d'une part, que les malades actuellement suivis par le requérant risquent de se retrouver sans médecin compétent et, d'autre part, que la décision litigieuse va engendrer la perte de son emploi ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dès lors que :

o elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle indique que son parcours est en inadéquation avec les prérequis exigés par la spécialité, alors que les textes applicables n'exigent pas que l'expérience professionnelle pour exercer la profession de médecin soit en accord avec la spécialité ;

o elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle indique qu'il ne justifie pas d'une expérience professionnelle suffisante au cours des trois dernières années précédant sa demande d'autorisation d'exercice, alors qu'il ressort de son CV qu'il a travaillé de 2015 à 2017 au centre hospitalier du pays d'Aix et de février 2019 jusqu'à aujourd'hui au centre hospitalier d'Avignon.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mai 2023, la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- aucune erreur de droit n'a été commise dès lors que l'article 1er du décret du 7 août 2020 ne prévoit aucune condition pour obtenir l'autorisation d'exercice sollicitée ;

- la décision querellée ne révèle aucune erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle a été prise à l'issue d'un examen attentif de la situation du requérant.

Le juge des référés a fixé la clôture de l'instruction au 26 mai 2023 à 12 heures 00.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 5 mai 2023 sous le numéro 2301658 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 ;

- le décret n° 2020-1017 du 7 aout 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. Peretti a lu son rapport et entendu les observations de Me Songue-Balouki qui soulève un nouveau moyen tiré de ce que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle ne donne pas au requérant la possibilité de suivre un parcours de consolidation de ses compétences, et demande à ce qu'il soit enjoint au centre national de gestion, à défaut de délivrer au requérant l'autorisation d'exercer sollicitée, de lui proposer un tel parcours ; ainsi que celles de M. A, qui indique avoir pour projet de continuer à exercer en médecine oncologique, mais ne pas avoir eu la possibilité de demander une autorisation d'exercer la médecine dans cette spécialité, raison pour laquelle il a sollicité une autorisation d'exercer la profession de médecin dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique ".

Considérant ce qui suit :

1. M. A, de nationalité béninoise, a obtenu en 2013 un diplôme de docteur en médecine délivré par la faculté de médecine de Parakou (Bénin) et, en 2018, un diplôme d'études spécialisées en médecine interne à l'université d'Abomey-Calavi (Bénin). M. A a demandé à bénéficier des dispositions du B du IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007, afin de pouvoir exercer en France la profession de médecin dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique ". Au vu de l'avis de la commission nationale d'autorisation d'exercice du 16 janvier 2023, selon lequel le parcours de M. A est en inadéquation avec les prérequis exigés par la spécialité demandée, tant sur la formation théorique que pratique, le requérant ne justifiant pas d'une formation théorique approfondie ni de formation continue sur les trois dernières années dans la spécialité, et ne justifiant pas non plus d'une activité clinique dans un service strict de médecine interne, le chef du département " autorisations d'exercice-concours-coaching " du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière, par décision du 30 janvier 2023, a refusé de lui accorder l'autorisation sollicitée sans lui prescrire l'accomplissement d'un parcours de consolidation de ses compétences. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Il résulte du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative que lorsque, comme en l'espèce, une décision administrative fait l'objet d'une requête en annulation, le juge des référés, saisi en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

4. D'autre part, aux termes de l'article B du paragraphe IV de l'article 83 de la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 modifiée : " IV.- Les personne ayant satisfait aux épreuves mentionnées au premier alinéa du B du III de l'article 60 de la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 portant création d'une couverture maladie universelle et justifiant de fonctions rémunérées au cours des deux années précédant la publication la publication de la présente loi sont réputées avoir satisfait aux épreuves de vérification des connaissances mentionnées au deuxième alinéa du I de l'article L. 4111-2 du code de la santé publique. () les médecins titulaires d'un diplôme, certificat ou autre titre obtenu dans un Etat non membre de l'Union européenne ou non partie à l'accord sur l'Espace économique européen et permettant l'exercice de la profession dans le pays d'obtention de ce diplôme, certificat ou titre, présents dans un établissement entre le 1er octobre 2018 et le 30 juin 2019 et ayant exercé des fonctions rémunérées, en tant que professionnel de santé, pendant au moins deux ans en équivalent temps plein depuis le 1er janvier 2015 se voient délivrer une attestation permettant au exercice temporaire, sous réserve du dépôt d'un dossier de demande d'autorisation d'exercice avant le 30 juin 2021 ou au plus tard trois mois après la date de cessation de l'état d'urgence sanitaire déclaré par l'article 4 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19, le cas échéant prolongé dans les conditions prévues par cet article. / La commission nationale d'autorisation d'exercice mentionnée au I de l'article L. 4111-2 du même code émet un avis sur la demande d'autorisation d'exercice du médecin. L'instruction préalable de chaque dossier est assurée par une commission régionale constituée par spécialité et présidée par le directeur général de l'agence régionale de santé. La commission régionale précitée est dissoute au plus tard le 31 décembre 2022. () / La commission nationale émet, après examen de chaque dossier, un avis destiné au ministre chargé de la santé. / Cette commission doit avoir auditionné tout candidat pour lequel elle émet un avis visant à l'obtention directe d'une autorisation d'exercice ou au rejet de sa demande. / Elle peut auditionner les autres candidats. / Le ministre chargé de la santé ou, sur délégation, le directeur général du Centre national de gestion peut, au vu de l'avis de la commission nationale : / a) Soit délivrer une autorisation d'exercice ; / b) Soit rejeter la demande du candidat ; / c) Soit prendre une décision d'affectation du médecin dans un établissement de santé en vue de la réalisation du parcours de consolidation des compétences qui lui est prescrit, d'une durée maximale équivalente à celle du troisième cycle des études de médecine de la spécialité concernée. A l'issue de son parcours de consolidation des compétences, le candidat saisit la commission nationale d'autorisation d'exercice compétence, qui émet un avis destiné au ministre chargé de la santé pour décision de ce dernier. / L'autorisation permettant un exercice temporaire dont un candidat a bénéficié au titre du premier alinéa du B prend fin : / -lorsque le candidat se voit délivrer une autorisation d'exercice ; / -à la date de prise d'effet de son affectation dans un établissement de santé en vue de la réalisation du parcours de consolidation des compétences ; / -en cas de refus du candidat de réaliser le parcours de consolidation des compétences qui lui est prescrit ; / -en cas de rejet de la demande du candidat ; / -et, en tout état de cause, au plus tard le 30 avril 2023 () ".

En ce qui concerne la condition d'urgence :

5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

6. Il est constant que depuis le 30 avril 2023, les médecins qui ont obtenu un diplôme dans un Etat non membre de l'Union européenne ou non partie à l'accord sur l'espace économique européen ne sont autorisés à exercer la médecine en France que si, notamment, soit ils ont obtenu une autorisation d'exercer, soit sont entrés dans un parcours de consolidation des compétences. Eu égard à l'expiration de l'échéance du 30 avril 2023, M. A ne peut plus, depuis cette date, poursuivre l'exercice de son activité professionnelle en tant que médecin spécialisé, au sein du centre hospitalier Henri-Duffaut à Avignon, alors même qu'il a déposé son dossier de demande d'autorisation d'exercice de la médecine en France dans le respect des délais fixés par les dispositions, citées au point 3, du B du IV de l'article 83 de la loi du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007. Dans ces conditions, la décision en litige, qui refuse une autorisation d'exercice et l'inscription de M. A dans un parcours de consolidation des compétences, porte une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'intéressé pour que la condition d'urgence, prévue par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, puisse être regardée comme remplie.

En ce qui concerne le doute sérieux :

7. Ainsi qu'il a été dit au point 1 de la présente ordonnance, pour refuser à M. A l'autorisation d'exercer la médecine dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique ", la directrice du centre national de gestion indique que le requérant ne justifie pas d'une formation théorique approfondie ni de formation continue sur les trois dernières années dans la spécialité et ne justifie pas d'une activité clinique dans un service strict de médecine interne.

8. Il résulte de l'instruction que l'intéressé est diplômé d'un doctorat en médecine obtenu en 2013 à l'université de Parakou (Bénin). Il a également obtenu, en 2016, un diplôme interuniversitaire d'études approfondies des polyarthrites et maladies systémiques à la faculté de Montpellier, en 2017, un diplôme universitaire de carcinologie clinique à l'Institut Gustave Roussy à l'université Paris-Sud, en 2018, un diplôme d'études spécialisées en médecine interne à l'université d'Abomey-Calavi (Bénin) et en 2021, un diplôme interuniversitaire en oncologie gynécologique et sénologique à la faculté de médecine de Nantes. M. A a réalisé, de novembre 2015 à octobre 2017, un stage au sein du centre hospitalier du pays d'Aix en tant que médecin stagiaire associé dans le service " hématologie-oncologie médecine interne ". De novembre 2017 à décembre 2018, il a exercé en tant que médecin spécialiste au centre hospitalier et universitaire Hubert Koutoucou Maga à Cotonou (Bénin), avec pour mission la prise en charge des patients oncologiques et travaille, depuis février 2019 au centre hospitalier Henri Duffaut à Avignon, d'abord en qualité de stagiaire associé affecté au service d'onco-hematologie, puis en qualité de praticien attaché associé dans ce même service depuis le 1er juillet 2021.

9. Si M. A fait valoir les nombreuses et élogieuses attestations et lettres de recommandation réalisées par plusieurs praticiens hospitaliers du service d'hématologie-oncologie et médecine interne du centre hospitalier du pays d'Aix, ainsi que par de nombreux docteurs, infirmières et aides-soignants du service d'oncologie et hématologie des hôpitaux d'Avignon et de Cavaillon, il ressort de ces mêmes pièces que M. A est reconnu pour ses compétences en oncologie qui ne couvre qu'une partie de la médecine interne et de l'immunologie clinique. De même, son parcours, ainsi que son projet professionnel, sont principalement tournés vers l'oncologie et l'hématologie, ainsi que le relève, à l'unanimité, la commission nationale d'autorisation d'exercice dans son avis du 16 janvier 2023, et qu'en attestent, d'une part, sa spécialisation théorique en oncologie et ses différentes expériences au sein de services d'oncologie et d'hématologie et, d'autre part, la réalisation par le requérant d'un programme d'éducation thérapeutique pour le service d'oncologie médicale et d'hématologie clinique. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de l'erreur de droit ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision par laquelle la directrice du centre national de gestion a refusé à M. A l'autorisation d'exercer la profession de médecin dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique ", et ne peuvent, par suite et en l'état de l'instruction, entraîner sa suspension.

10. Toutefois, et ainsi qu'il a été relevé au point 8, M. A est titulaire, depuis 2018, d'un diplôme d'études spécialisées en médecine interne, et a exercé en tant que médecin stagiaire associé au sein du service d'hématologie-oncologie et médecine interne du centre hospitalier du pays d'Aix, de novembre 2015 à octobre 2017. Il produit ainsi au dossier plusieurs certificats, réalisés, notamment, par le chef de service de médecine interne du centre hospitalier du pays d'Aix, faisant état de ses compétences en médecine et du contact excellent qu'il entretient avec les familles et les patients, mais également par deux docteurs exerçant au sein du service d'hématologie-oncologie et médecine interne de ce même centre hospitalier, lesquels indiquent que M. A détient d'importantes connaissances et a fait preuve de grandes compétences, aussi bien en hématologie-oncologie qu'en médecine interne, ou par des patients, lesquels font part de leur entière satisfaction s'agissant de leur prise en charge médicale par le docteur A. Il ressort en outre des pièces du dossier que le requérant a réalisé des interventions ponctuelles en 2022 et 2023 au sein du service des urgences du centre hospitalier de Cavaillon-Lauris dans le cadre d'une convention de mise à disposition ; il produit ainsi un certificat du chef de service des urgences, lequel indique que M. A est compétent, expérimenté et autonome dans la prise en charge des patients. Il résulte ainsi des nombreuses et concordantes attestations de professionnels de santé, que M. A dispose de qualités personnelles et professionnelles incontestables, relatives tant à sa relation aux patients qu'à ses compétences médicales. Dans ces conditions, et au regard de la formation théorique et pratique du requérant, le moyen tiré de ce que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'elle ne donne pas au requérant la possibilité de suivre un parcours de consolidation de ses compétences est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée lui refusant la mise en place d'un parcours de consolidation des compétences.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

11. Eu égard au motif de suspension de l'exécution de la décision en litige, la présente ordonnance implique nécessairement que la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière prescrive à M. A un parcours de consolidation des compétences dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

12. Il y a eu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre national de gestion la somme de 1 200 euros à verser à M. A, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La décision du centre national de gestion du 30 janvier 2023 portant rejet de la demande d'autorisation d'exercice de la médecine dans la spécialité " médecine interne et immunologie clinique " et refus d'un parcours de consolidation des compétences, présentée par M. A, est suspendue en tant qu'elle refuse au requérant la possibilité de suivre un parcours de consolidation des compétences, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision.

Article 2 : Il est enjoint à la directrice générale du centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière de prescrire à M. A un parcours de consolidation des compétences dans le délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision

Article 3 : Le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière versera à M. A la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.

Copie, pour information, en sera adressée au ministre de la santé et de la prévention.

Fait à Nîmes, le 2 juin 2023.

Le juge des référés,

P. PERETTI

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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