mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2301873 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP GOUTAL ALIBERT & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mai et 12 octobre 2023, M. C D et Mme B A, représentés par Me Coque, demandent au tribunal :
1°) de désigner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, un expert afin de décrire et évaluer les désordres qu'ils subissent provoqués par la pose de plusieurs îlots centraux sur l'avenue de la Reine Jeanne par la commune d'Avignon ;
2°) de réserver les dépens.
Ils soutiennent que :
-la construction d'un ouvrage communal rend impossible l'accès des poids lourds et véhicules légers avec remorque à leurs bâtiments ayant vocation à héberger un garage automobile ;
-la désignation d'un expert est donc utile pour constater la situation causée par cet ouvrage communal, pour évaluer le double préjudice subis par les consorts D tant en termes de perte de loyers que de moins-value de l'immeuble et pour déterminer les mesures nécessaires de manière à mettre fin au trouble.
Par un mémoire en défense enregistrés le 5 octobre 2023, la commune d'Avignon, représentée par son maire en exercice par Me Banel, conclut :
1°) à titre principal, au rejet de la mesure d'expertise demandée ;
2°) à titre subsidiaire, à ce que la mission de l'expert soit modifiée afin de correspondre aux prérogatives qui peuvent être confiées à un expert judiciaire ;
3°) demande au tribunal, en tout état, de condamner les consorts D à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la mesure d'expertise demandée est inutile dès lors que le délai de recours contentieux ouvert aux requérants contre une décision de refus de suspendre les travaux et d'indemnisation de leurs préjudices invoqués du fait de ces travaux est expiré ;
- la mesure d'expertise demandée est inutile dès lors que ladite mesure ne serait pas utile à la résolution d'un tel litige ;
- la mesure d'expertise demandée est inutile dès lors que cette mesure a pour objectif de réunir des éléments dont les requérants disposent, ou dont ils pourraient disposer par demande à la collectivité gestionnaire de voirie ;
- l'expert doit être désigné avec une mission qui n'outrepasserait pas les prérogatives qui peuvent être confiées à un expert judiciaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, en application de l'article L.511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant à la désignation d'un expert :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. () ". Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.
2. Les consorts D demandent au juge des référés de désigner un expert afin de constater que, suite à la pose de plusieurs îlots centraux sur l'avenue de la Reine Jeanne par la commune d'Avignon, leurs locaux sont dans l'impossibilité d'être desservis par des camions de type poids lourds ou des véhicules légers avec remorques et d'évaluer les préjudices, notamment financiers, qu'ils subissent.
3. Or, étant donné que la constatation de l'impossibilité des locaux d'être desservis par des camions de type poids lourds est réalisable par un commissaire de justice et que le préjudice financier selon lequel cette impossibilité d'accès des poids lourds entraîne nécessairement une dévalorisation pécuniaire du bâtiment tant au niveau de la location que de la revente, peut-être évalué par un agent immobilier, la désignation d'un expert par le tribunal ne revêt pas le caractère d'utilité prescrit par les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative précité.
4. Ainsi, il résulte de ce qui précède que la désignation d'un expert sollicitée par les requérants doit être rejetée.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
6. Il n'y a pas lieu, dans la présente instance de référé, de faire droit aux conclusions de la commune d'Avignon, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. D et de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Avignon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Mme B A et à la commune d'Avignon.
Fait à Nîmes, le 30 janvier 2024.
Le juge des référés,
P. PERETTI
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026