vendredi 1 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2302801 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BREUILLOT - VARO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 juillet et 7 août 2023, M. D C, représenté par Me Breuillot, demande au tribunal :
1°) de prononcer l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an ;
2°) de prononcer l'annulation de l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'a assigné à résidence dans le département de Vaucluse pour une durée de 45 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur des actes, M. B A ;
- il n'a pas bénéficié, comme il l'a demandé, du droit d'être entendu ;
- sa demande n'a pas fait l'objet d'un examen particulier.
En ce qui concerne le refus de séjour :
- les faits de violences qui lui ont été reprochés, qu'il a contestés, sont intervenus dans un contexte particulier de rupture conjugale et n'ont pas été réitérés ;
- en ne prenant pas en compte les circonstances qu'il a va perdre un emploi, obtenu après beaucoup d'efforts, caractérisant une circonstance humanitaire, la préfète a commis une erreur manifeste dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- en lui opposant le motif qu'il constitue une menace pour l'ordre public, pour lui refuser l'autorisation de séjour sur le fondement de l'article L 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- le consul de France à Tunis a accepté de lui délivrer un visa, et la préfète admet elle-même dans l'arrêté attaqué qu'il satisfait aux conditions posées par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; ainsi il dispose d'un plein droit au séjour qui fait obstacle à son éloignement ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
- dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, et que sa situation ne satisfait aucune des autres conditions posées par l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète ne pouvait lui refuser un délai de départ volontaire ;
- en ne lui octroyant pas un tel délai, la préfète a méconnu l'article 7 §4 de la directive " retour " 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- elle est illégale, dès lors qu'elle est fondée sur un refus de séjour lui-même illégal ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle est illégale, dès lors qu'elle est fondée sur une décision d'éloignement elle-même illégale.
La clôture de l'instruction a été fixée au 18 octobre 2023 par une ordonnance du 27 juillet 2023.
Des pièces complémentaires présentées pour M. C ont été enregistrées le 13 novembre 2023.
La préfète de Vaucluse n'a pas produit d'écritures en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Baccati,
- et les observations de Me Breuillot, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant tunisien né le 1er octobre 1992, titulaire d'un visa de long séjour portant la mention " travailleur saisonnier ", a demandé à bénéficier du titre de séjour prévu par les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il conteste, d'une part, l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an, et, d'autre part, l'arrêté du 12 juillet 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'a assigné à résidence dans le département de Vaucluse pour une durée de 45 jours.
Sur la légalité :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, les décisions contestées ont été signées par M. B A, directeur de cabinet, qui disposait à cet effet d'une délégation de signature de la préfète de Vaucluse consentie par arrêté du 9 décembre 2022 régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs n° 84-2022-127 du 14 décembre 2022 et dès lors opposable au requérant. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte en cause doit ainsi être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ".
4. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas où la décision faisant obligation de quitter le territoire français est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français découle nécessairement du refus de titre de séjour. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour.
5. Lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour.
6. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et n'est pas même allégué par M. C, qu'il aurait sollicité, sans réponse, un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il ait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision litigieuse. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été privé de son droit à être entendu, notamment énoncé au paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de Vaucluse n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. C.
En ce qui concerne les autres moyens :
S'agissant du refus de séjour :
8. En premier lieu, M. C fait valoir qu'il va perdre un emploi obtenu après beaucoup d'efforts. Cette circonstance ne saurait à elle seule caractériser une circonstance humanitaire de nature à établir qu'en n'examinant pas la possibilité de l'admettre exceptionnellement au séjour, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. Pour établir que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, M. C se borne à faire fait valoir qu'il justifie d'un emploi stable et ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Ainsi il n'établit pas la réalité et la stabilité de liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux conservés dans son pays d'origine. Le moyen, tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ne peut qu'être écarté.
11. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
12. Il ressort de la lecture de l'arrêté contesté qu'après avoir relevé que M. C satisfaisait aux conditions posées pour l'obtention du titre de séjour " saisonnier ", prévu par les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète de Vaucluse lui a fait application des dispositions précitées de l'article L. 432-1 du même code, en lui opposant le motif qu'il constituait une menace pour l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté par M. C que celui-ci a été condamné, le 7 janvier 2020, par le tribunal correctionnel de Carpentras, à une peine d'emprisonnement de 6 mois avec sursis, assortie d'une obligation d'accomplir un stage de responsabilisation, pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, qui ont été commis les 5 et 15 septembre 2019. M. C ne conteste pas efficacement le motif qui lui a été opposé en faisant valoir que ces faits, qu'il a contestés, sont intervenus dans un contexte particulier de rupture conjugale et n'ont pas été réitérés. Dans ces conditions, c'est à bon droit, et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, que la préfète de Vaucluse a pu lui opposer le motif qu'il constituait une menace pour l'ordre public.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
13. M. C fait valoir que la préfète a admis dans l'arrêté attaqué qu'il satisfait aux conditions posées par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point précédent, la préfète de Vaucluse a légalement pu lui opposer les dispositions de l'article L. 432-1 du même code pour lui refuser l'autorisation demandée. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il disposerait d'un plein droit au séjour, qui fait obstacle à son éloignement.
14. Le moyen tiré de l'atteinte porté au droit au respect de la vie privée et familiale doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 10.
S'agissant du refus de délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
16. Dès lors le comportement de M. C représentait une menace pour l'ordre public, ainsi qu'il a été exposé au point 12, sa situation entrait dans le champ des dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. C'est donc à bon droit que la préfète lui a fait application de ces dispositions.
17. En second lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir, à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, qui ont fait l'objet d'une transposition, de surcroît non contestée par l'intéressé, notamment par les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de l'interdiction de retour :
18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et apatrides : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ".
19. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 8 à 11 que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant refus de séjour, doit être écarté.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
20. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étranger et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
21. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 13 à 17 que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision d'éloignement sans délai de départ volontaire, doit être écarté.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés de la préfète de Vaucluse du 12 juillet 2023.
Sur les conclusions accessoires :
23. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. C présentées à fins d'injonction, et celles tendant au remboursement des frais liés au litige, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Breuillot et à la préfète de Vaucluse.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Baccati, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2023.
Le rapporteur,
J. BACCATI
Le président,
P. PERETTILe greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026