mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303090 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | EYDOUX & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2023, M. A B, représenté par Me Gony-Massu, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juin 2023 par lequel le maire de la commune de Sorgues a délivré un permis de construire à la société civile immobilière (SCI) Jackman ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Sorgue la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à ce qu'elle soit condamnée aux entiers dépens.
Il soutient que :
- il a intérêt à agir et sa requête n'est pas tardive ;
- la compétence de l'auteur de l'arrêté en litige n'est pas démontrée ;
- le projet, eu égard à son ampleur, ne pouvait être autorisé sans la réalisation préalable d'une étude d'impact en application de l'article L. 122-1 du code de l'environnement et une participation du public ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé ;
- la construction projetée est destinée à l'exercice d'une activité industrielle interdite en zone UFb par le règlement du plan local d'urbanisme et le maire s'est fondé sur des faits matériellement inexacts ;
- la présence permanente d'une grue portera atteinte à la préservation du patrimoine historique, culturel et architectural situé dans son voisinage.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 mars et 24 avril 2024, la commune de Sorgues, représentée par la SELARL Eydoux et Associés conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions de la requête sont devenues sans objet dès lors que l'arrêté du 20 juin 2023 a été retiré à la demande du pétitionnaire ;
- le requérant n'a pas intérêt pour agir ;
- les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 13 mai 2024, M. B, représenté par Me Gony-Massu, conclut à ce que le tribunal prenne acte du retrait du permis de construire en litige par arrêté du 18 avril 2024 et à ce qu'une somme de 2 760 euros soit mise à la charge de la commune de Sorgues sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hoenen,
- les conclusions de Mme Bourjade, rapporteure publique,
- et les observations de Me Gony-Massu, représentant M. B
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Jackman a déposé, le 17 janvier 2023, une demande de permis de construire, ultérieurement complétée, en vue de la démolition de cinq bâtiments ainsi que d'une piscine, de l'édification d'un entrepôt avec des bureaux, de la création d'une zone de stockage de matériaux, de l'édification d'une clôture, de la mise en place d'une grue permanente et la réalisation d'une aire de lavage, sur un terrain situé avenue Louis Lépine, sur le territoire de la commune de Sorgues, et classé en zone UFb du plan local d'urbanisme communal. Par un arrêté du 20 juin 2023, le maire de Sorgues a délivré le permis de construire sollicité. M. B demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par un arrêté du 18 avril 2024, postérieur à l'enregistrement de la requête de M. B, le maire de Sorgues a procédé, à la demande de la SCI Jackman, au retrait du permis de construire accordé à cette société. M. B doit, ainsi, être regardé comme ayant obtenu satisfaction. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête, qui ont perdu leur objet en cours d'instance.
Sur les frais d'instance :
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. B, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Sorgues une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Sorgues une somme de 2 470 euros, justifiée par la convention d'honoraire et la facture produites, à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B.
Article 2 : La commune de Sorgues versera à M. B une somme de 2 470 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Sorgues présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, la commune de Sorgues et la SCI Jackman.
Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Boyer, présidente,
M. Mouret, premier conseiller,
Mme Hoenen, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juin 2024.
La rapporteure,
A-S. HOENEN
La présidente,
C. BOYERLa greffière,
N. LASNIER
La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026