mercredi 4 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303125 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | FONTANA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 22 août 2023 sous le n° 2303125, Mme E C, représentée par Me Fontana, demande au tribunal :
- l'annulation de l'arrêté n° ASI/84/2023/75 du 3 août 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixe son pays de renvoi ;
- à titre subsidiaire : de suspendre l'arrêté du 3 août 2023 dans l'attente de la décision définitive de la CNDA et d'enjoindre la préfète de réexaminer sa situation sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative ;
- d'enjoindre à la préfète de Vaucluse de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai en application de l'article L.911-3 du code de justice administrative ;
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil, au titre des frais irrépétibles sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- le droit d'être entendu a été méconnu ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit ; la préfète s'est cru à tort tenu de prendre cette décision du fait du rejet par l'OFPRA ;
- la décision viole l'article 6 de la CEDH ; elle sollicité à la CNDA sa comparution personnelle et directe à l'audience ;
- la décision est contraire à l'article 3 de la CEDH ;
- la décision est prise en violation de l'article 8 de la CEDH ;
- la décision est contraire à l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de l'OQTF ;
- la décision est contraire à l'article 3 de la CEDH et à l'article L. 721-4 du CESEDA ;
A titre subsidiaire, sur la demande de suspension de la mesure d'éloignement :
- c'est au regard de la constante évolution de la situation géopolitique qu'il appartiendra au Tribunal de Céans de procéder à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français afin de lui permettre de voir sa demande d'asile examiner par la Cour nationale du droit d'asile, en plein contentieux.
II. Par une requête enregistrée le 22 août 2023, M. A D, représenté par Me Fontana, demande au tribunal :
- l'annulation de l'arrêté n° ASI/84/2023/76 du 3 août 2023 par lequel la préfète de Vaucluse l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixe son pays de renvoi ;
- à titre subsidiaire : de suspendre l'arrêté du 3 août 2023 dans l'attente de la décision définitive de la CNDA et d'enjoindre la préfète de réexaminer sa situation sur le fondement de l'article L. 911-2 du code de justice administrative ;
- d'enjoindre à la préfète de Vaucluse de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai en application de l'article L.911-3 du code de justice administrative ;
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil, au titre des frais irrépétibles sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- il n'est pas justifié de la compétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- le droit d'être entendu a été méconnu ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit ; le préfet s'est cru à tort tenu de prendre cette décision du fait du rejet par l'OFPRA ;
- la décision viole l'article 6 de la CEDH ; elle sollicité à la CNDA sa comparution personnelle et directe à l'audience ;
- la décision est contraire à l'article 3 de la CEDH ;
- la décision est prise en violation de l'article 8 de la CEDH ;
- la décision est contraire à l'intérêt supérieur de ses deux enfants mineurs ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est fondée à exciper de l'illégalité de l'OQTF ;
- la décision est contraire à l'article 3 de la CEDH et à l'article L. 721-4 du CESEDA ;
A titre subsidiaire, sur la demande de suspension de la mesure d'éloignement :
- c'est au regard de la constante évolution de la situation géopolitique qu'il appartiendra au Tribunal de Céans de procéder à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français afin de lui permettre de voir sa demande d'asile examiner par la Cour nationale du droit d'asile, en plein contentieux.
Les requérants ont obtenu chacun le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décisions du 26 septembre 2023 du Bureau d'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné M. Abauzit, président honoraire, pour statuer sur les requêtes instruites selon les dispositions des L. 614-5, L. 614-6 et L. 614-9, L. 352-4, L. 754-4 et L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
A été entendu au cours de l'audience publique du 4 octobre 2023 :
- le rapport de M. Abauzit.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les recours de Mme E C et de son conjoint M. A D présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme E C, ressortissante arménienne, née le 28 avril 1993 à Erivan (Arménie) et son conjoint M. A D, de même nationalité, né le 29 mai 1983 à Erivan, ont déposé des demandes d'asile le 23 février 2023, rejetées en procédure accélérée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 17 mai 2023. Chacun des requérants demande l'annulation de l'arrêté du 3 août 2023 le concernant, par lequel la préfète de Vaucluse l'oblige à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixe le pays de renvoi.
3. Par un arrêté du 9 décembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs, la préfète de Vaucluse a accordé à M. Christian Guyard, secrétaire général de la préfecture, délégation à l'effet de signer les actes attaqués. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.
4. Les arrêtés contestés comportent dans leurs visas et motifs les considérations de droit et de fait sur lesquelles ils se fondent et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen complet de la situation particulière des requérants au regard des stipulations et des dispositions législatives et réglementaires applicables. Le préfet a pris en compte leur situation privée et familiale en mentionnant qu'ils étaient originaires d'un pays sûr, que leur droit au maintien sur le territoire français avait cessé, qu'ils n'avaient pas demandé de titre de séjour sur un autre fondement que l'asile, qu'ils n'avaient pas communiqué d'éléments d'information justifiant qu'ils pourraient être admis au séjour à titre dérogatoire pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, et que les mesures attaquées ne contrevenaient pas aux stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les moyens tirés d'un défaut de motivation et d'examen complet de la situation des requérants ne peuvent être qu'écartés.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
5. Les mesures d'éloignement ont été prises sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; ".
6. Aux termes de l'article L. 542-4 du même code " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français, sous peine de faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. ". Les requérants ont présenté une demande d'asile dont ils ont été déboutés en procédure accélérée. Contrairement à ce qu'ils soutiennent la préfète de Vaucluse ainsi qu'il ressort des décisions, a procédé à un examen complet de leur situation et ne s'est pas crue liée par le rejet de la demande d'asile pour prendre les arrêtés attaqués. Le moyen tiré d'une erreur de droit ne peut être qu'écarté. Il ne ressort pas par ailleurs des pièces du dossier que la décision concernant les requérants serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
7. Les requérants se bornent à soutenir que l'administration ne les a pas mis à même de présenter ses observations écrites et orales. Ainsi, ils ne font état d'aucun élément qu'ils auraient voulu porter à la connaissance de l'administration et qui aurait permis que la procédure administrative puisse aboutir, le cas échéant, à un résultat différent. Dès lors, ils ne sont pas fondés à soutenir que le principe du droit d'être entendu a été, en l'espèce, méconnu.
8. Aux termes de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle () ". Les décisions attaquées n'ont eu ni pour objet ni pour effet de priver les époux d'être représentés par un conseil devant la Cour nationale du droit d'asile, et ne méconnaissent pas dès lors les stipulations de l'article 6 précité.
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservé dans son pays d'origine. En l'espèce, les requérants sont entrés en France très récemment avec leurs deux enfants. Ils n'avaient pas vocation à rester sur le territoire français à la suite du rejet de la demande d'asile et ne justifient pas d'une impossibilité de reconstituer leur vie privée et familiale en Arménie. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention ne peut être qu'écarté. Il ne ressort pas par ailleurs des pièces du dossier que les mesures d'éloignement soient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
10. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'éloignement des requérants porterait atteinte à l'intérêt supérieur des enfants B, née en 2019, et Erik, né en 2022. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3-1 précité ne peut être qu'écarté.
11. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la mesure d'éloignement, qui n'a ni pour objet ni pour effet de désigner le pays de renvoi.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination par exception d'illégalité de la mesure d'éloignement sur laquelle elle se fonde.
13. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ". Ces stipulations font obstacle à ce que puisse être légalement désigné comme pays de renvoi d'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement un État pour lequel il existe des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé s'y trouverait exposé à un risque réel pour sa personne soit du fait des autorités de cet État, soit même du fait de personnes ou groupes de personnes ne relevant pas des autorités publiques, dès lors que, dans ce dernier cas, les autorités de l'État de renvoi ne sont pas en mesure de parer à un tel risque par une protection appropriée. Les requérants, dont la situation a été examinée récemment par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ne justifient par aucun nouvel élément ou document la réalité des risques personnels auxquels ils allèguent être exposés en Arménie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 doit être écarté.
Sur les conclusions à fins de suspension :
14. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. ". Selon l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile. ".
15. En l'espèce les requérants, en se bornant à faire valoir le caractère indispensable de leur présence à l'audience de la CNDA, n'invoquent aucun élément sérieux de nature à justifier leur maintien sur le territoire français en application des dispositions précitées. Il suit de là que ces conclusions doivent être rejetées.
16. Il résulte de ce qui précède que les requêtes à fins d'annulation de Mme C et M. D ne peuvent être que rejetées, y compris les conclusions à fins de suspension d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2303125 et 2303126 sont jointes.
Article 2 : Les requêtes de Mme E C et de M. A D. sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E C, à M. A D, à la préfète de Vaucluse et à Me Fontana.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2023.
Le magistrat désigné,
F. ABAUZIT
La greffière,
M-E. KREMER
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2303126
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026