mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303471 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduites à la frontière |
| Avocat requérant | LAURENT-NEYRAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2023, M. D C, représenté par Me Laurent Neyrat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 juin 2023 par lequel la préfète du Gard a procédé au retrait de son titre de séjour, l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel la même autorité l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an, ainsi que l'arrêté du 23 juin 2023 portant assignation à résidence pris par la préfète du Gard ;
2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer, pendant l'instruction de son dossier, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la décision portant retrait de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'incompétence de son auteur ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles R. 432-3 et R. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire :
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'incompétence de leur auteur ;
- elles ont été prises au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elles sont entachées d'un défaut de base légale ;
- elles sont entachées d'erreur de fait ;
- elles sont entachées d'erreur de droit ;
- elles doivent être annulées dès lors qu'elles se fondent sur une décision illégale portant retrait de titre de séjour ;
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'incompétence de son auteur ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur de droit ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant assignation à résidence :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'incompétence de son auteur ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur de droit ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 septembre 2023, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Aymard pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Aymard, magistrat désigné,
- les observations de Me Laurent Neyrat, qui reprend en les développant les moyens de la requête ;
- le préfet du Gard n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant guinéen, s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 20 mai 2022 au 19 mai 2023. Par un arrêté du 22 juin 2023, la préfète du Gard a procédé au retrait de ce titre de séjour. Par un arrêté du 23 juin 2023, la même autorité a obligé l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par un arrêté du 23 juin 2023, la préfète du Gard a pris à l'encontre de M. C un arrêté portant assignation à résidence. M. C demande au tribunal d'annuler ces trois arrêtés en date des 22 et 23 juin 2023.
Sur la compétence du magistrat désigné :
2. Dans le cadre du présent litige, il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et assignation à résidence. En revanche, il ne lui appartient pas de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de titre de séjour, ainsi que sur les conclusions accessoires dont elles sont assorties. Dès lors, il y a lieu de renvoyer ces dernières conclusions à une formation collégiale du tribunal compétente pour en connaître.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté en litige comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles la préfète du Gard s'est fondée pour prononcer à l'encontre de M. C la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'un défaut de motivation.
4. En deuxième lieu, la décision attaquée a été signée pour la préfète du Gard par Mme B A, cheffe du bureau de l'éloignement et de l'asile de la préfecture du Gard et adjointe à la directrice du service des migrations et de l'intégration de la préfecture. Par un arrêté du 23 janvier 2023, régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture du Gard, la préfète du Gard a donné délégation à Mme B A à l'effet de signer toutes décisions relevant, notamment, de la gestion de tout dossier ayant trait à l'éloignement, au contentieux et aux demandes d'asile et, en particulier, les décisions d'obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Il ressort des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision litigieuse portant obligation de quitter le territoire n'aurait pas été précédée de l'organisation de la procédure contradictoire préalable prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme étant inopérant.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ".
7. Dès lors que la préfète du Gard s'est fondée, pour prendre la décision attaquée, sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que, à la date de la décision attaquée, M. C, qui ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, s'y était maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, le titre de séjour qui lui avait été délivré le 20 mai 2022 prévoyant une durée de validité jusqu'au 19 mai 2023, la préfète pouvait légalement, par ce seul motif, prendre à l'encontre de M. C une décision l'obligeant à quitter le territoire français. Il suit de là que le moyen tiré du défaut de base légale, ainsi que le moyen tiré de l'erreur de fait, doivent être écartés.
8. En cinquième lieu, à l'appui de son moyen tiré de l'erreur de droit, le requérant fait valoir qu'une demande de renouvellement de son titre de séjour est en cours d'examen. Toutefois, cette circonstance est postérieure à la date de la décision attaquée, l'avis postal de preuve de dépôt étant daté du 24 juillet 2023, de sorte que le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
9. En sixième lieu, le requérant n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision portant retrait de son titre de séjour dès lors que cette décision ne constitue pas la base légale, eu égard à ce qu'il a été dit au point 7, de la décision attaquée.
10. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'il conteste.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. D'une part, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; / () ".
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
13. L'article 47 du code civil précité pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il résulte toutefois de l'ensemble de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
14. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que la préfète du Gard, qui s'est fondée sur les dispositions du 7° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour refuser d'accorder à M. C un délai de départ volontaire, s'est appuyée sur le rapport d'analyse documentaire établi par la police aux frontières qui porte sur le jugement supplétif n° 7349 tenant lieu d'acte de naissance, rendu le 17 juillet 2017 par le tribunal de première instance de Conakry 3 - Mafanco et sur l'extrait n° 6120 du registre de l'état civil du 18 juillet 2017 de la commune de Matoto, portant transcription de ce jugement. Selon ce rapport en date du 5 octobre 2022, le jugement supplétif précité ne respecte pas les dispositions de l'article 601 du code de procédure guinéen qui fixent un délai incompressible de dix jours entre la date à laquelle un tel jugement est rendu et sa retranscription dans les registres de l'état civil. Toutefois, dès lors que l'article 899 du code de procédure civile, économique et administrative guinéen, qu'invoque le requérant, dispose que " () Seul le dispositif de la décision est transmis au dépositaire des registres de l'état civil. Les transcription et mention du dispositif sont aussitôt opérées ", la méconnaissance du délai d'appel, prévu à l'article 601 de ce code, avant de procéder à la transcription du jugement supplétif, ne démontre pas l'absence de caractère authentique des documents d'identité de M. C. Il suit de là que, en l'état des pièces du dossier, le requérant est fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. Il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de délai de départ volontaire en date du 23 juin 2023 doit être annulée.
16. Par voie de conséquence, les décisions du 23 juin 2023 portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et assignation à résidence, qui sont dépourvues de base légale, doivent être également annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
17. Eu égard au motif d'annulation retenu précédemment, l'exécution du présent jugement n'implique pas que le préfet du Gard délivre à M. C un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par suite, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète du Gard du 22 juin 2023 portant retrait de titre de séjour et les conclusions accessoires à cette décision sont renvoyées à la formation collégiale.
Article 2 : Les décisions de la préfète du Gard du 23 juin 2023 portant refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an et assignation à résidence sont annulées.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet du Gard.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.
Le magistrat délégué,La greffière,
F. AYMARD E. PAQUIER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2303471
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026