LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2303639

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2303639

mardi 23 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2303639
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantHAMZA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 28 septembre et 21 novembre 2023, Mme B C, représentée par Me Hamza, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2023 par lequel la préfète du Gard lui a refusé un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi, ainsi que la décision du 28 juillet 2023 portant rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour dans le mois suivant la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard, subsidiairement de réexaminer sa situation en lui délivrant dans cette attente une autorisation provisoire de séjour sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve de renoncer à l'aide juridictionnelle.

Elle fait valoir que :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée de vice de procédure à défaut de saisine de la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention de New-York ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle devra être annulée comme subséquente à l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2023, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Achour,

- les conclusions de Mme Bala rapporteure publique,

- les observations de Me Hamza, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante libanaise née le 8 mai 1996, demande l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2023, par lequel la préfète du Gard a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Elle demande également l'annulation de la décision du 28 juillet 2023 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé pour la préfète du Gard par M. Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture du Gard. Ce dernier disposait, aux termes de l'arrêté du 25 mai 2023 de la préfète du Gard, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer notamment tous arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département du Gard, en toutes matières, à l'exception des réquisitions prises en application du code de la défense, de la réquisition des comptables publics régie par le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et des arrêtés de conflit. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte, dans ses visas et motifs, les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde, lesquels sont exposés avec suffisamment de précision, l'autorité préfectorale n'étant pas tenue d'indiquer chacun des éléments pris en considération pour prendre sa décision. Le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit, dès lors, être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

5. L'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile exclut expressément de son champ d'application l'étranger entrant dans une catégorie ouvrant droit au regroupement familial. Il résulte de l'article L. 434-2 du même code, que tel est le cas du conjoint, âgé de plus de dix-huit ans, du ressortissant étranger séjournant régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an. Il ressort des pièces du dossier que Mme C s'est mariée le 8 juin 2022 avec un ressortissant libanais titulaire d'un titre de séjour valable du 6 janvier 2022 au 5 janvier 2026, bénéficiaire d'un contrat à durée indéterminée d'ingénieur géotechnicien, entre dans les catégories qui ouvrent droit au regroupement familial, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle ne peut, en conséquence, se prévaloir utilement de ces dispositions, qui ne lui sont pas applicables. Par suite, la préfète du Gard n'a pas commis d'erreur de droit en opposant à sa demande la procédure du regroupement familial.

6. En quatrième lieu, les dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne trouvent à s'appliquer qu'aux seuls étrangers justifiant résider en France habituellement depuis plus de dix ans ou bien remplir effectivement les conditions notamment prévues à l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non à l'ensemble de ceux qui se prévalent des dispositions de cet article.

7. D'une part, ainsi qu'il a été dit au point 5, Mme C ne justifie pas, à la date de l'arrêté attaqué, relever des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'autre part, Mme C ne justifie pas résider en France habituellement depuis plus de dix ans. Dans ces conditions, la préfète du Gard, en ne soumettant pas à la commission du titre de séjour, pour avis, la demande de l'intéressée, n'a pas entaché sa décision d'un vice de procédure.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. Il ressort des pièces du dossier Mme C a été autorisée à séjourner en France sous couvert d'un titre étudiant valable du 1er septembre 2018 au 1er septembre 2019 et qu'elle a été autorisée à séjourner en France dans le cadre d'un contrat doctoral sur le fondement de " passeport talent-chercheur " valable jusqu'au 26 mai 2023. Néanmoins, le droit qui lui a ainsi accordé de suivre ses études en France ne lui donnait pas vocation à y demeurer. Si la requérante se prévaut de son mariage avec un ressortissant libanais titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, il ressort des pièces du dossier que ce mariage, célébré au Liban le 8 juin 2022, était très récent à la date de la décision attaquée. Il n'est pas justifié par ailleurs d'une vie commune antérieure à ce mariage, l'époux de Mme C ayant attesté l'héberger depuis juin 2022. En outre, si Mme C invoque la naissance de leur enfant le 24 juin 2023, cette circonstance est postérieure à la décision attaquée et ne fait, en tout état de cause, pas obstacle à ce que la requérante retourne temporairement avec son enfant au Liban, où elle a déclaré avoir de nombreux liens familiaux, le temps de solliciter le bénéfice d'une mesure de regroupement familial, ni à ce que la cellule familiale se reconstitue au Liban, dont les deux époux sont ressortissants. Compte tenu de ces éléments, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée porterait une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

10. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger titulaire d'une assurance maladie qui justifie soit avoir été titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " délivrée sur le fondement des articles L. 422-1, L. 422-2 ou L. 422-6 et avoir obtenu dans un établissement d'enseignement supérieur habilité au plan national un diplôme au moins équivalent au grade de master ou figurant sur une liste fixée par décret, soit avoir été titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " passeport talent-chercheur " délivrée sur le fondement de l'article L. 421-14 et avoir achevé ses travaux de recherche, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " recherche d'emploi ou création d'entreprise " d'une durée d'un an dans les cas suivants : / 1° Il entend compléter sa formation par une première expérience professionnelle, sans limitation à un seul emploi ou à un seul employeur ; / 2° Il justifie d'un projet de création d'entreprise dans un domaine correspondant à sa formation ou à ses recherches ".

11. Il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions de sa demande de titre de séjour, que Mme C a sollicité un changement de statut au titre de la vie privée et familiale. Elle a ainsi indiqué, dans les motifs de sa demande, qu'elle souhaitait demeurer en France pour la poursuite de sa vie familiale auprès de son époux, titulaire d'un contrat à durée indéterminée. Si elle précisait ensuite être titulaire d'un doctorat obtenu en juin 2023 et rechercher activement du travail, il est vrai qu'elle ne mentionnait pas entendre compléter sa formation par une première expérience professionnelle ni avoir un projet de création d'entreprise dans un domaine correspondant à sa recherche ou à sa formation. Cependant, il ressort également des pièces du dossier que, par un courrier électronique adressé à la préfecture le 2 mai 2024, Mme C, entendant rappeler sa demande, a précisé qu'elle sollicitait un titre de séjour sur deux fondements, le " regroupement familial et la recherche d'emploi ". Alors qu'elle avait par ailleurs indiqué avoir été titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " passeport talent-chercheur " et avoir terminé ses travaux de recherche, Mme C doit ainsi être regardée comme ayant invoqué par sa demande, outre le bénéfice d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, le bénéfice des dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, il est constant que la préfète du Gard n'a pas procédé à l'examen des droits de l'intéressée sur ce fondement. Par suite, Mme C est fondée à soutenir qu'en n'examinant pas la possibilité de l'admettre au séjour sur le fondement des dispositions de l'article 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète du Gard a méconnu l'étendue de sa compétence et entaché sa décision d'une illégalité.

12. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 13 juin 2023 doit être annulé en tant qu'il refuse à Mme C le bénéfice d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi doivent également être annulées, de même que la décision du 28 septembre 2023 portant rejet du recours gracieux présenté par l'intéressée.

Sur les conclusions à fins d'injonction et d'astreinte :

13. Mme C ne justifie pas, par les éléments qu'elle produit à l'instance, rechercher un emploi en vue de compléter sa formation par une première expérience professionnelle au sens de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, l'exécution du présent jugement implique seulement que le préfet du Gard procède à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de Mme C, au regard des dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu de lui enjoindre d'agir en ce sens dans le délai d'un mois, sans qu'il soit besoin, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, une somme de 800 euros à verser à Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 13 juin 2023 est annulé en tant qu'il refuse à Mme C le bénéfice d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'oblige à quitter le territoire français et fixe le pays de renvoi.

Article 2 : La décision du 28 juillet 2023 portant rejet du recours gracieux présenté par l'intéressée est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au préfet du Gard de procéder, dans le délai d'un mois, à un nouvel examen de la demande de titre de séjour de Mme C, sur le fondement l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Article 4 : L'Etat versera à Mme C la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse A, à Me Hamza et au préfet du Gard.

Délibéré après l'audience du 9 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Chamot, président,

Mme Achour, première conseillère,

M. Aymard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024.

La rapporteure,

P. ACHOUR

La présidente,

C. CHAMOT

Le greffier,

B. GALLIOT

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions