vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2303858 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | VALENTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 juillet, 2 novembre et 5 décembre 2023, Mme C F, représentée par Me Mazière, demande au tribunal de prononcer sur le fondement de l'article R. 621-6 du code de justice administrative la récusation de M. E, sapiteur désigné par ordonnance du 3 avril 2023 du magistrat délégué du tribunal administratif de Nîmes.
Elle soutient que :
- M. E, qui est hydraulicien, ne dispose pas des compétences ni des moyens techniques nécessaires pour mener à bien la mission qui lui a été confiée, laquelle requiert les compétences d'un ingénieur hydrogéologue ;
- dans un objectif d'économie financière il y a lieu de désigner le cabinet BET Abesol en remplacement de M. E.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2023, M. D E doit être regardé comme concluant au rejet de la demande de récusation.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 26 octobre 2023, M. A B, expert, conclut au rejet de la demande de récusation.
Il soutient que qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par un mémoire enregistré le 16 novembre 2023, la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue, représentée par Me Valentin, conclut au rejet de la demande de récusation.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Baccati,
- les conclusions de Mme Lellig, rapporteure publique,
- les observations de Me Mazière, représentant Mme F,
- et les observations de Me Valentin, représentant la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance n° 2102884 du 20 septembre 2021, prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. A B, architecte, aux fins de réaliser des constatations avant et après travaux dans le cadre d'un programme de réhabilitation d'un ancien cinéma municipal, situé rue de la République sur le territoire de la commune de l'Isle-sur-la-Sorgue. Par une ordonnance n° 2102884 du 3 avril 2023, prise sur le fondement de l'article R. 621-2 du code de justice administrative, le magistrat délégué du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. D E en qualité de sapiteur. Par la présente requête, Mme F demande la récusation de M. E.
2. Aux termes de l'article R. 621-2 du code de justice administrative : " () Lorsqu'il apparaît à un expert qu'il est nécessaire de faire appel au concours d'un ou plusieurs sapiteurs pour l'éclairer sur un point particulier, il doit préalablement solliciter l'autorisation du président du tribunal administratif (). La décision est insusceptible de recours. ". Selon l'article R. 621-6 du même code : " Les experts ou sapiteurs () peuvent être récusés pour les mêmes causes que les juges. (). La partie qui entend récuser l'expert ou le sapiteur doit le faire avant le début des opérations ou dès la révélation de la cause de la récusation. () ". Selon l'article L. 721-1 du même code : " La récusation d'un membre de la juridiction est prononcée, à la demande d'une partie, s'il existe une raison sérieuse de mettre en doute son impartialité. ". Aux termes de l'article R. 621-6-2 dudit code :" () Dès qu'il a communication de cette demande, l'expert doit s'abstenir de toute opération jusqu'à ce qu'il y ait été statué. ". Selon l'article R. 621-6-4 de ce code : " Si l'expert acquiesce à la demande de récusation, il est aussitôt remplacé. Dans le cas contraire, la juridiction, par une décision non motivée, se prononce sur la demande, après audience publique dont l'expert et les parties sont avertis. ". Il résulte de ces dispositions que la récusation d'un sapiteur est subordonnée à l'existence d'une raison sérieuse de mettre en doute son impartialité.
3. Au soutien de sa demande de récusation, Mme F fait valoir la réalisation de la mission du sapiteur requiert les compétences d'un ingénieur hydrogéologue et que M. E, qui est hydraulicien, ne dispose ni des compétences ni des moyens techniques nécessaires. Cette assertion n'est pas de nature à mettre en doute l'impartialité de M. E. Il en résulte que les conclusions de Mme F, présentées à fin de récusation, ne peuvent ainsi qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C F, à M. D E, à M. A B, et à la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue.
Délibéré après l'audience du 19 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Baccati, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024.
Le rapporteur,
J. BACCATI
Le président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne à la préfète de Vaucluse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026