LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2304556

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2304556

mardi 2 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2304556
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantMCL AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par la SAS Lib Industries d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le maire de Nîmes avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour l’extension d’un local industriel. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et a accordé le permis sollicité par un arrêté du 19 avril 2024, devenu définitif. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, en application du principe selon lequel le retrait définitif de l’acte attaqué prive d’objet le recours. La commune de Nîmes a été condamnée à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2023, la société par actions simplifiée (SAS) Lib Industries, représentée par la SELARL MCL Avocats, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le maire de Nîmes a refusé de lui délivrer un permis de construire ;

2°) d’enjoindre le maire de Nîmes de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Nîmes la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l’arrêté attaqué est entaché d’incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d’un vice de forme en ce qu’il n’est pas établi qu’il aurait bien été transmis au préfet du Gard dans le cadre du contrôle de légalité, en méconnaissance des articles L. 2131-1 et L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales ;
- la décision en litige s’analyse en une décision de retrait du permis de construire tacite dont elle était titulaire, laquelle est intervenue irrégulièrement en l’absence de procédure contradictoire préalable ;
- elle est entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la commune de Nîmes conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, elle a retiré l’arrêté attaqué et a octroyé le permis de construire sollicité par arrêté du 19 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Hoenen,
- les conclusions de Mme Poullain, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

1. Le 2 février 2021, la société Lib Industries a déposé auprès des services de la commune de Nîmes une demande de permis de construire une extension d’un local industriel sur un terrain situé 1 723 avenue Joliot Curie, parcelle cadastrée section KR n° 138. Par un arrêté du 4 octobre 2023, dont la société requérante demande au tribunal de prononcer l’annulation, le maire de Nîmes a rejeté sa demande.


Sur l’exception de non-lieu à statuer :

2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n’a d’autre objet que d’en faire prononcer l’annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n’ait statué, l’acte attaqué est rapporté par l’autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d’être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l’ordonnancement juridique de l’acte contesté, ce qui conduit à ce qu’il n’y ait plus lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite de la requête dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l’acte rapporté aurait reçu exécution.

3. Il ressort des pièces du dossier que par arrêté du 19 avril 2024, postérieurement à l’introduction de la requête, le maire de Nîmes a retiré l’arrêté attaqué du 4 octobre 2023 et a délivré à la société requérante le permis de construire sollicité. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cet arrêté du 19 avril 2024 aurait fait l’objet d’un recours contentieux. Dès lors, l’arrêté étant devenu définitif, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de cet arrêté.

4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a, par conséquent, lieu d’accueillir l’exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Nîmes.



Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Nîmes le versement de la somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par la société Lib Industries et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requêtede la SAS Lib Industrie.

Article 2 : La commune de Nîmes versera à la société Lib Industries une somme de 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Lib Industries et à la commune de Nîmes.


Délibéré après l'audience du 18 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Boyer, présidente,
Mme Vosgien, première conseillère,
Mme Hoenen, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2025.


La rapporteure,





A-S. HOENEN






La présidente,





C. BOYERLa greffière,





N. LASNIER


La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

TA95Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745

01/07/2026

TA83Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358

01/07/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258

01/07/2026

← Retour aux décisions