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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2400141

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2400141

mardi 26 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2400141
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCHABBERT-MASSON

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée sous le n° 2304003 le 25 octobre 2023, Mme D A veuve B, représentée par Me Chabbert-Masson, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Gard lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une carte de séjour lui ouvrant droit au travail dans un délai de sept jours à compter du jugement à venir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à Me Chabbert-Masson sous réserve de la renonciation de celle-ci à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée.

Elle soutient que :

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnait les articles L. 423-1 et L. 423-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 février 2024, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée sous le n° 2400141 le 9 janvier 2024, Mme D A veuve B, représentée par Me Chabbert Masson, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 octobre 2023 par lequel le préfet du Gard a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter du jugement à venir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991à verser à Me Chabbert-Masson sous réserve de la renonciation de celle-ci à recevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

- il appartient à l'administration de justifier que le signataire de la décision bénéficiait d'une délégation régulièrement publiée ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'hommes et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation ;

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle méconnait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la gravité de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 février 2024, le préfet du Gard conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Achour a été entendu au cours de l'audience publique du 12 mars 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante centrafricaine, née le 3 décembre 1976, est entrée régulièrement en France le 13 février 2014 sous couvert d'un visa de long séjour d'une durée d'un an en qualité de conjoint de français. Elle s'est vue délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 21 février 2017 au 20 février 2018, puis une carte pluriannuelle de séjour valable du 26 juin 2018 au 25 juin 2020. Mme A a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le silence gardé par l'administration à la suite de cette demande a fait naître une décision implicite de rejet. Par un arrêté du 27 octobre 2023, le préfet du Gard a explicitement refusé à Mme A de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour ainsi que l'arrêté du 27 octobre 2023.

Sur la jonction :

2. Les requêtes n° 2304003 et n° 2400141 soulèvent les mêmes questions et concernent la même situation. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'étendue du litige :

3. Lorsque le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Dans ce cas, les conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.

4. Il en résulte que les conclusions de la requête, dirigées contre la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme A, doivent être regardées comme dirigées contre l'arrêté du 27 octobre 2023 par lequel le préfet du Gard a explicitement rejeté cette demande.

Sur les conclusions à fins d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".

6. Il ressort des pièces du dossier que la demande de communication de motifs de Mme A datée du 5 septembre 2023 et reçue le 6 septembre 2023 est restée sans réponse. Toutefois, la décision explicite prise par le préfet du Gard s'étant substituée à sa décision implicite, Mme A ne peut utilement invoquer les vices propres qui affecteraient la légalité de cette dernière. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation est inopérant et doit être écarté.

7. En second lieu, l'arrêté en litige a été signé, pour le préfet du Gard, par M. Frédéric Loiseau, secrétaire général de la préfecture du Gard. Ce dernier disposait, aux termes de l'arrêté du préfet du Gard du 19 septembre 2023, publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture, d'une délégation à l'effet de signer notamment tous arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département du Gard, en toutes matières, à l'exception des réquisitions prises en application du code de la défense, de la réquisition des comptables publics régis par le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la question budgétaire et comptable publique et des arrêtés de conflit. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporairement portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". Aux termes de l'article L. 423-4 du même code : " La rupture du lien conjugal n'est pas opposable lorsqu'elle résulte du décès du conjoint. Il en va de même de la rupture de la vie commune ".

9. Mme A soutient qu'en application des dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Gard ne pouvait lui refuser le renouvellement de son titre de séjour dès lors qu'elle remplissait les conditions fixées par l'article L. 423-1 du fait de son mariage, le 20 novembre 2010 à Bangui, transcrit sur les registres de l'état civil français le 14 décembre 2010, avec M. C B, ressortissant français, né le 24 mars 1936, décédé à Bangui le 23 janvier 2014, alors que la communauté de vie n'avait jamais été rompue.

10. Il ressort toutefois des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet du Gard a examiné la demande de renouvellement du titre de séjour de Mme A sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, conformément aux indications de sa demande, reçue en préfecture le 18 juin 2020, indiquant solliciter une carte de séjour de dix ans en qualité d'étranger malade. Mme A, qui n'établit ni même n'allègue, avoir sollicité le renouvellement de son titre de séjour en se prévalant de sa qualité de conjoint de français, ne peut utilement se prévaloir des dispositions relatives à ce motif de délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant et doit être écarté.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".

12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A en qualité d'étranger malade, le préfet du Gard a retenu que si l'avis du 2 décembre 2020 par lequel le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indique que l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, il retient une durée de soins limitée à trente-six mois.

13. Le préfet du Gard démontre, dans son mémoire en défense, avoir examiné l'accessibilité aux soins nécessaires en Centrafrique et produit en ce sens la liste nationale des médicaments essentiels et dispositifs médicaux de la République centrafricaine en 2017, un rapport de l'organisation mondiale de la santé sur l'estimation des besoins de santé des populations affectées par la crise en République centrafricaine de décembre 2014 ainsi qu'un rapport de l'UNAIDS de mars 2021 concernant la prise en charge du virus de l'immunodéficience humaine dans ce pays relevant que la République centrafricaine a fait des progrès en matière d'accès aux traitements antirétroviraux et que le gouvernement centrafricain a adopté un plan stratégique national de lutte contre cette maladie pour la période 2023-2027. Compte tenu de ces éléments, et alors que Mme A n'apporte en réponse aucun élément pour démontrer qu'elle ne serait effectivement pas en mesure d'accéder à des soins appropriés à son état de santé en Centrafrique après la prise en charge dont elle a bénéficié en France, le préfet du Gard, qui a spécialement motivé sa décision, a pu, à bon droit, refuser de délivrer à Mme A le titre sollicité nonobstant l'avis favorable du collège des médecins de l'OFII pour une durée de soins de trois ans, rendu près de trois ans auparavant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

14. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

15. Il ressort des énonciations du jugement du tribunal n° 1500453 du 7 mai 2015, que Mme A, veuve de M. B, ressortissant français, avait déclaré être la mère de quatre enfants, dont deux étaient restés en Centrafrique. Ses deux filles, présentes sur le territoire français, font elles-aussi l'objet d'une obligation de quitter le territoire et n'ont donc pas vocation à s'établir en France. De plus, il ressort de l'arrêté litigieux et n'est pas contesté par Mme A, que sa mère réside en Centrafrique. Il est constant, par ailleurs, que la requérante a fait l'objet d'une décision l'obligeant à quitter le territoire français le 3 décembre 2014 qu'elle n'a pas exécutée, qu'elle a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nîmes le 7 septembre 2017 pour des faits qualifiés d'usage, de détention frauduleuse et de tentative d'obtention frauduleuse de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité ou accordant une autorisation commis le 24 mai 2016, et qu'elle a été interpellée le 5 avril 2018 pour des faits d'abus de confiance. Ainsi, Mme A n'établit ni disposer d'attaches personnelles et familiales en France ni être isolée dans son pays d'origine et ne peut être regardée comme justifiant de son insertion dans la société française du seul fait qu'elle exercerait, depuis janvier 2022, une activité d'aide à domicile à mi-temps. Par suite, les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation manquent en fait et doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

16. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas entachée d'illégalité, Mme A ne peut se prévaloir de l'illégalité de cette décision pour contester l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français dans le délai de trente jours à destination du pays dont elle a la nationalité ou de tout autre pays où elle établirait être légalement admissible.

17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

18. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, Mme A n'apportant par ailleurs aucun élément pour démontrer qu'elle ne serait pas en état de voyager.

19. En troisième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 14 et 15 que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de Mme A doivent être écartés.

20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fins d'injonction et celles présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article : Le présent jugement sera notifié à Mme D A veuve B, à Me Chabbert Masson et au préfet du Gard.

Délibéré après l'audience du 12 mars 2024, à laquelle siégeait :

Mme Chamot, présidente,

Mme Achour, première conseillère,

M. Aymard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 26 mars 2024.

La rapporteure,

P. ACHOUR

La présidente,

C. CHAMOTLa greffière,

L. GALAUP

La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N° 2304003, 2400141

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