LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2401194

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2401194

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2401194
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantVELIOT FENET-GARDE AMBAULT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté du ministre de l'intérieur le rendant redevable d'une somme forfaitaire après sa démission de la formation de gardien de la paix. Le tribunal a jugé que les difficultés familiales invoquées par le requérant, liées à l'état de son fils, ne constituaient pas une "difficulté personnelle grave" au sens des textes applicables. La décision s'appuie sur l'article 9 du décret n°95-654 du 9 mai 1995 et l'arrêté du 5 février 1997, qui imposent le remboursement en cas de rupture d'engagement avant le terme prévu.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 27 mars et 13 novembre 2024, M. B... A..., représenté par la SCP Veliot Fenet-Garde-Ambault, demande au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté du 26 octobre 2023 du ministre de l’intérieur et des outre-mer en tant qu’il le rend redevable de la somme forfaitaire liée à l’application de l’article 1 de l’arrêté du 5 février 1997 ;

2°) d’enjoindre à cette autorité de le dispenser de l’obligation de remboursement de la somme mentionnée aux articles 3 et 4 de l’arrêté du 5 février 1997 ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision attaquée est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation dès lors que des nécessités d’ordre familial l’ont contraint à démissionner.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2024, le ministre de l’intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête de M. A... sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n°95-654 du 9 mai 1995 ;
- l’arrêté du 5 février 1997 portant application de l’article 9 du décret n°95-654 du 9 mai 1995 relatif à l'engagement de servir l'Etat et au remboursement d'une somme forfaitaire par certains élèves ou anciens élèves issus des corps actifs des services de la police nationale ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Mazars,
- les conclusions de Mme Bala, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

M. A... a été nommé en qualité d’élève gardien de la paix de la police nationale à compter du 7 novembre 2022 au sein de la 268ème promotion par un arrêté du 21 décembre 2022. Le 19 septembre 2023, il a sollicité l’acceptation de sa démission pour raisons personnelles et a demandé à bénéficier de l’exonération du remboursement de la somme forfaitaire normalement due au titre des articles 3 et 4 de l’arrêté du 5 février 1997. Par un arrêté du 13 octobre 2023, sa démission a été acceptée à compter du 6 octobre 2023. Par un arrêté du 26 octobre 2023, l’arrêté du 13 octobre 2023 a été modifié s’agissant de la date d’acceptation de la démission, à compter du 12 octobre 2023 et non du 6 octobre 2023. M. A... demande l’annulation de cet arrêté en tant qu’il prévoit qu’il est redevable de la somme forfaitaire liée à l’application de l’article 1 de l’arrêté du 5 février 1997. Par un courrier reçu le 6 novembre 2023, M. A... a formé un recours gracieux à l’encontre de cet arrêté. Le silence gardé par l’administration sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article 9 du décret du 9 mai 1995 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs des services de la police nationale : « La nomination en qualité d'élève dans un corps des services actifs de la police nationale est subordonnée à la souscription de l'engagement préalable de rester au service de l'Etat pendant une période de quatre ans à compter de la titularisation si la durée de la formation initiale est inférieure ou égale à un an, de cinq ans si cette durée est supérieure à un an et inférieure à deux ans, de sept ans si la durée de la formation initiale est égale ou supérieure à deux ans. / L'élève ou l'ancien élève qui, pour toute autre cause que l'inaptitude physique, met fin à sa scolarité plus de trois mois après son admission ou qui rompt son engagement doit reverser au Trésor, dans des conditions fixées par arrêté du ministre de l'intérieur, tout ou partie de la rémunération perçue pendant la durée de la formation ainsi que des frais engagés à l'occasion de sa scolarité, compte tenu des services restant à accomplir. / En cas de difficultés personnelles graves, il peut être dispensé en tout ou partie de cette obligation. ». Aux termes de l’article 7 de l’arrêté du 5 février 1997 portant application de l’article 9 du décret n°95-654 du 9 mai 1995 relatif à l'engagement de servir l'Etat et au remboursement d'une somme forfaitaire par certains élèves ou anciens élèves issus des corps actifs des services de la police nationale : « En cas de difficulté personnelle grave, l'élève ou l'ancien élève peut être dispensé de tout ou partie de l'obligation de remboursement de la somme forfaitaire mentionnée aux articles 2, 3 ou 4 ci-dessus, par arrêté du ministre de l'intérieur. ».

Il ressort des pièces du dossier que M. A... a interrompu sa scolarité à l’école nationale de police plus de trois mois après son intégration, pour une cause autre que l’inaptitude physique, après son admission au concours de gardien de la paix de la police nationale alors qu’il n’était pas encore titularisé. Il suit de là, en application des dispositions précitées, que M. A... est redevable d’une somme forfaitaire fixée par arrêté du ministre de l’intérieur correspondant au montant des dix derniers mois de traitement brut, hors indemnités.

M. A... fait état de difficultés personnelles graves au sens des dispositions précitées liées à l’état de son fils, caractérisé par des troubles du comportement qu’il impute à son absence prolongée du domicile familial, et à sa situation d’éloignement géographique en général. Toutefois, et alors qu’il n’établit ni même n’allègue ne pas avoir été informé de l’obligation dans laquelle il se trouvait de rester au service l’Etat pendant une période de quatre ans à compter de sa titularisation, les circonstances invoquées par M. A... ne suffisent pas à caractériser une difficulté personnelle grave au sens des dispositions précitées. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le ministre de l’intérieur aurait entaché sa décision d’une erreur manifeste d’appréciation en ne le dispensant pas de tout ou partie de son obligation de remboursement de la somme forfaitaire mentionnée à l’article 4 de l’arrêté du 5 février 1997.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

L’exécution du présent jugement n’implique aucune mesure d’exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d’injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’une somme soit mise à ce titre à la charge de l’Etat, qui n’est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.



Délibéré après l'audience du 18 février 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Chamot, présidente,
Mme Mazars, conseillère,
M. Cambrezy, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2026.


La rapporteure,




M. MAZARS

La présidente,




C. CHAMOT


La greffière,




B. MAS-JAY


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions