vendredi 21 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2500209 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GLORIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 et 23 janvier 2025, M. A B, alors retenu au centre de rétention administrative de Nîmes, représenté par Me Glories, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Ariège lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été signé par une autorité incompétente ;
- les décisions contenues dans l'arrêté contesté sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice de procédure au regard de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration aurait dû être saisi pour avis ;
- cette mesure d'éloignement méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- la décision d'interdiction de retour est entachée d'erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle présente un caractère disproportionné ;
- cette interdiction méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 23 janvier 2025, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient que
- le moyen tiré de l'absence de saisine du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en méconnaissance de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant ;
- les autres moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code civil, notamment ses articles 435 et 436 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Mouret, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 17 février 2025, présentée par le préfet de l'Ariège.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 4 mars 1987, déclare être entré en France au cours de l'année 2018. Par un arrêté du 20 janvier 2025, le préfet de l'Ariège lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois. M. B, qui a été placé au centre de rétention administrative de Nîmes avant d'être remis en liberté par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Nîmes du 23 janvier 2025, demande l'annulation pour excès de pouvoir de cet arrêté du 20 janvier 2025.
Sur la légalité externe :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé, pour le préfet de l'Ariège, par M. Jean-Philippe Dargent, secrétaire général de la préfecture de l'Ariège. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté préfectoral du 5 décembre 2024, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Ariège, M. C a reçu délégation à l'effet de signer notamment tous les arrêtés et décisions relevant de l'Etat dans le département de l'Ariège, à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions contenues dans l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté.
3. En deuxième lieu, M. B soutient que le préfet de l'Ariège aurait dû recueillir l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration préalablement à l'édiction de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
4. D'une part, M. B, qui n'établit ni même n'allègue avoir sollicité la délivrance d'un certificat de résidence pour raisons de santé sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ne peut utilement se prévaloir, à l'appui du moyen énoncé au point précédent, de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que ces dispositions réglementaires applicables aux ressortissants algériens régissent uniquement la procédure de délivrance des titres de séjour pour raisons de santé.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit () ". Selon le premier alinéa de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ".
6. Si le premier alinéa de l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction actuellement en vigueur, se réfère au 9° de l'article L. 611-3 du même code, les dispositions de ce 9° ont été abrogées par l'article 37 de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration et n'ont pas été remplacées par des dispositions équivalentes. Toutefois, lorsque la loi ou un accord international prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un ressortissant étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'éloignement. Ainsi, en dépit de l'abrogation du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à la suite de l'entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024, l'autorité préfectorale demeure tenue, à l'occasion de la vérification du droit au séjour de l'étranger à laquelle elle doit se livrer avant d'édicter une décision portant obligation de quitter le territoire français, de recueillir préalablement l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration si elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir que l'intéressé, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers pouvant prétendre à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour pour raisons de santé.
7. M. B, qui indique avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral et souffrir de troubles psychiatriques, se prévaut du suivi médical dont il fait l'objet sur le territoire français et soutient qu'il ne pourra pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de gendarmerie, l'intéressé, qui a déclaré exercer une activité professionnelle en France, a précisé qu'il ne disposait d'aucun traitement après avoir fait état de son hémiplégie. Par ailleurs, les seuls éléments versés aux débats ne sont pas de nature à caractériser l'existence d'un état de santé rendant nécessaire une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité et dont l'intéressé ne pourrait pas bénéficier effectivement dans son pays d'origine. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que, faute pour le préfet d'avoir recueilli l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, la mesure d'éloignement en litige est entachée d'un vice de procédure.
8. En troisième lieu, l'arrêté contesté, qui vise notamment le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire français et qu'il n'a jamais sollicité la délivrance d'un certificat de résidence. Il précise en outre que l'intéressé a déclaré être célibataire et père de trois enfants mineurs résidant en Algérie et qu'il a été placé sous sauvegarde de justice le 8 août 2024. Cet arrêté, qui comporte également des précisions relatives à l'état de santé de M. B, énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision obligeant ce dernier à quitter le territoire français. Par suite, cette mesure d'éloignement est suffisamment motivée.
9. En quatrième lieu, l'arrêté contesté, qui vise notamment les 1° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique notamment que le comportement de M. B constitue une menace pour l'ordre public et précise les raisons pour lesquelles il existe un risque qu'il se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Par suite, la décision de refus de délai de départ volontaire est suffisamment motivée.
10. En cinquième lieu, l'arrêté contesté, qui vise notamment l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que M. B pourra être éloigné à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Par suite, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée en droit et en fait.
11. En sixième et dernier lieu, l'arrêté contesté, qui vise notamment les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision interdisant le retour de M. B sur le territoire français pour une durée de trente-six mois. En l'absence d'éléments particuliers avancés par l'intéressé sur ce point, le préfet de l'Ariège, qui a notamment rappelé que M. B avait été placé sous sauvegarde de justice, n'avait pas à détailler les raisons pour lesquelles il n'a pas retenu l'existence de circonstances humanitaires de nature à faire obstacle au prononcé d'une interdiction de retour à l'encontre de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision interdisant le retour de M. B sur le territoire français doit être écarté.
Sur la légalité interne :
12. En premier lieu, le moyen tiré de ce que les décisions contenues dans l'arrêté contesté sont entachées d'une erreur de droit n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Il ressort des pièces du dossier que, lors de son audition par les services de gendarmerie le 23 décembre 2024, M. B a notamment déclaré être entré sur le territoire français au cours de l'année 2018 et être célibataire. Le requérant, qui ne se prévaut pas de liens d'une intensité particulière en France, n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Par ailleurs, et à supposer même qu'il exerce la profession de plombier chauffagiste ainsi qu'il l'a indiqué lors de son audition, M. B ne justifie pas pour autant d'une intégration particulière sur le territoire français où il se maintient irrégulièrement. L'intéressé a été condamné, par un jugement du tribunal correctionnel de Foix du 29 juin 2023, à une peine d'emprisonnement de six mois - peine assortie d'un sursis simple - pour des faits de violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours. Au regard de l'ensemble de ces éléments, et compte tenu de ce qui a été dit précédemment en ce qui concerne l'état de santé de M. B, le préfet de l'Ariège n'a pas, en lui faisant obligation de quitter le territoire français, porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Il suit de là que le moyen tiré de ce que la mesure d'éloignement en litige méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point précédent, le préfet de l'Ariège n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences des décisions contenues dans l'arrêté contesté sur la situation de M. B.
16. En quatrième lieu, les moyens dirigés contre la décision obligeant M. B à quitter le territoire français ayant été écartés, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant son pays de destination serait illégale en raison de l'illégalité de cette mesure d'éloignement.
17. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
19. D'une part, M. B, auquel aucun délai de départ volontaire n'a été accordé, n'établit pas, en se bornant à se référer à ses problèmes de santé déjà évoqués, l'existence de circonstances humanitaires faisant obstacle au prononcé à son encontre d'une interdiction de retour sur le territoire français. D'autre part, compte tenu de l'ensemble des éléments exposés au point 14 relatifs à la situation de M. B, qui est célibataire et sans charge de famille en France où il ne justifie pas de liens intenses et stables, le préfet de l'Ariège, qui a notamment retenu l'existence d'une menace pour l'ordre public, a pu légalement prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois, laquelle ne présente pas un caractère disproportionné.
20. En sixième et dernier lieu, le moyen tiré de ce que la décision interdisant le retour de M. B sur le territoire français pour une durée de trente-six mois méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté pour les mêmes raisons que celles exposées au point 14.
21. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 7 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Peretti, président,
M. Parisien, premier conseiller,
M. Mouret, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.
Le rapporteur,
R. MOURETLe président,
P. PERETTI
Le greffier,
D. BERTHOD
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026