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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2500637

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2500637

jeudi 19 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2500637
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPITCHER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir. Cette décision fait suite au retrait par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de sa décision initiale de retrait de la prime « MaPrimeRénov' » et à l'octroi d'une subvention identique au requérant, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administratif pour constater cette absence d'objet et a rejeté les autres conclusions, y compris la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 février et 31 décembre 2025, M. B... A... et la société DRAPO, représentés par Me Pitcher, demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle l’agence nationale de l’habitat (ANAH) a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par la société DRAPO à l’encontre de la décision de retrait de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ » portée à sa connaissance par des courriers des 29 février et 19 mars 2024 ;

2°) d’enjoindre à l’ANAH de verser la somme de 4 000 euros au titre de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ » octroyée à M. A... ou, à défaut, à la société DRAPO, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’ANAH la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative à verser à M. A... ou, à défaut, à la société DRAPO.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 décembre 2025, l’agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Par une décision du 14 novembre 2024, l’ANAH a rapporté la décision attaquée qu’elle avait prise le 22 juillet 2022 retirant la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ » d’un montant de 4 000 euros octroyée à M. A... par une décision du 28 décembre 2021. Par une notification rectificative d’octroi du 25 novembre 2024, l’ANAH a octroyé à M. A... une subvention d’un montant identique. Ces décisions favorables, portées à la connaissance des requérants au plus tard lors de la communication du mémoire en défense, sont devenues définitives. Par suite, les conclusions tendant à l’annulation de la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire formé le 24 octobre 2024 sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, pas lieu d’y statuer et les conclusions à fin d’injonction de versement de la somme de 4 000 euros sous astreinte ne peuvent qu’être rejetées.
Dans les circonstances de l’espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l’ANAH la somme réclamée par M. A... et la société DRAPO au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation présentées pour M. A... et la société DRAPO.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à la société DRAPO et à l’agence nationale de l’habitat.


Fait à Nîmes, le 19 mars 2026.



La présidente de la 4ème chambre,





C. CHAMOT


La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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