LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2501556

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2501556

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2501556
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
Formation2ème chambre
Avocat requérantKOUAHOU

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 29 janvier 2024, a constaté que le préfet du Gard n’avait pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A... dans le délai imparti. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au préfet de procéder à ce réexamen sous un nouveau délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution forcée de la décision initiale, devenue définitive, en fixant une mesure coercitive.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une demande enregistrée le 14 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Kouahou, demande au tribunal d'enjoindre au préfet du Gard de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2400211 du 29 janvier 2024 par lequel le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Nîmes a enjoint au préfet du Gard de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen.

Par une ordonnance n° EXE2400211-9 du 16 avril 2025, le président du tribunal administratif de Nîmes a, en application de l’article R. 921-6 du code de justice administrative, ordonné l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d’exécution du jugement n° 2400211 rendu le 29 janvier 2024.

Des observations ont été présentées par M. A... le 16 avril 2025 et le 30 décembre 2025 et ont été communiquées.

La procédure a été régulièrement communiquée au préfet du Gard qui n’a pas produit d’observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Ruiz, première conseillère,
- les conclusions de M. Chaussard, rapporteur public,
- et les observations de M. A....


Considérant ce qui suit :

M. A..., de nationalité guinéenne, demande au tribunal de prendre les mesures permettant d’assurer l’exécution du jugement du 29 janvier 2024, par lequel le tribunal administratif de Nîmes, après avoir prononcé l’annulation de l’arrêté du préfet du Gard du 30 octobre 2023 lui ayant refusé la délivrance d’un titre de séjour, a enjoint à cette autorité administrative de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen.

Aux termes de l’article L. 911‑4 du code de justice administrative : « En cas d’inexécution d’un jugement ou d’un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d’en assurer l’exécution. Si le jugement ou l’arrêt dont l’exécution est demandée n’a pas défini les mesures d’exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d’exécution et prononcer une astreinte. Il incombe au juge administratif, pour déterminer s’il y a lieu de prononcer une astreinte pour assurer l’exécution d’un jugement, de prendre en compte la situation de droit et de fait existant à la date à laquelle il statue.

D’une part, le jugement dont l’exécution est demandée, qui n’a pas été contesté devant le juge d’appel, a dès lors acquis un caractère définitif. D’autre part, il résulte de l’instruction que le préfet du Gard n’a pas procédé au réexamen de la situation de M. A... dans le délai de deux mois qui lui était imparti par l’article 2 du jugement en cause. Dans ces conditions, il y a lieu de fixer à quinze jours à compter de la notification du présent jugement le délai dans lequel le préfet du Gard doit procéder à ce réexamen, sous astreinte de 50 euros par jour de retard jusqu’à la date à laquelle il y aura procédé.




D E C I D E :

Il est enjoint au préfet du Gard de procéder au réexamen de la demande de titre de séjour de M. A... dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Le préfet du Gard communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le jugement du 29 janvier 2024.
Le présent jugement sera notifié à M. B... A..., au préfet du Gard et à Me Kouahou.



Délibéré après l’audience du 8 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Roux, président,
Mme Ruiz, première conseillère,
Mme Béréhouc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 janvier 2026.


La rapporteure,




I. RUIZ
Le président,




G. ROUX

La greffière,




B. ROUSSELET-ARRIGONI


La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA34Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502339

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.

08/04/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506327

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'absence d'information sur le recours suspensif lors de la notification était sans effet sur la légalité de l'acte, et que l'exclusion du pays de renvoi à un État de l'espace Schengen ne constituait pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant, qui séjournait irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

08/04/2026

TA14Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301139

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête d'un agent du département de la Manche contestant son placement en disponibilité d'office pour raisons de santé. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment en écartant l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration malgré l'admission ultérieure de l'agent à la retraite pour invalidité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité d'office (articles L. 822-1, L. 514-4 et L. 826-1).

08/04/2026

← Retour aux décisions