LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2504369

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2504369

mardi 17 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2504369
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre

Résumé IA

**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une inscription en licence 3 de droit par une université pour défaut de validation des prérequis académiques. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de la décision initiale de retrait (du 2 octobre 2025), celle-ci ayant été définitivement remplacée par une nouvelle décision (du 2 décembre 2025). Il a examiné la légalité de cette nouvelle décision. **Textes appliqués** : L'examen de la légalité s'appuie sur l'article L. 241-1 du code des relations entre le public et l'administration (conditions du retrait d'une décision créatrice de droits) et sur l'article D. 612-3 du code de l'éducation, combiné au règlement interne de l'université (fixant les conditions de progression d'une année à l'autre).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 octobre 2025 et 3 mars 2026, ce dernier mémoire n’ayant pas été communiqué, Mme C... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 2 octobre 2025 par laquelle l’université d’Avignon a retiré son inscription en licence 3 de droit parcours général pour l’année universitaire 2025-2026, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux du 8 octobre 2025 ;
2°) d’enjoindre à l’université d’Avignon de la réintégrer en licence 3 parcours général, subsidiairement de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours.

Elle soutient que :
- la décision de retrait a été prise sans procédure contradictoire en méconnaissance de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elle est entachée d’une erreur de fait qui traduit un défaut d’examen sérieux de sa situation ;
- elle crée une rupture d’égalité dès lors que des étudiants dans sa situation ont été admis à poursuivre en licence 3 ;
- elle subit un préjudice disproportionné.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2026, l’université d’Avignon conclut à titre principal au non-lieu à statuer, subsidiairement au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :
- la requête a perdu son objet ;
- les conclusions à fin d’injonction sont irrecevables ;
- les moyens de la requête sont infondés.


Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Pumo,
- les conclusions de Mme Poullain, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A..., pour Avignon université.



Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 2 octobre 2025, l’université d’Avignon a retiré l’inscription en licence 3 de droit parcours général de Mme B... pour l’année universitaire 2025-2026 au motif que l’erreur dont elle a fait l’objet, lui permettant une inscription en L3 alors que des matières de L2 restaient à être validées, a fait naître à son égard une décision individuelle créatrice de droit illégale en ce qu’elle était contraire à la décision du jury du 17 juillet 2025. M. B... demande au tribunal de prononcer l’annulation de cette décision.


Sur l’étendue du litige :

2. Lorsqu’une décision administrative faisant l’objet d’un recours contentieux est retirée en cours d’instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l’annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit en revanche statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.

3. En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que par décision du 2 décembre 2025, le président d’Avignon université a retiré l’inscription en licence 3 de droit parcours général de Mme B... pour l’année universitaire 2025-2026. Cette décision doit être regardée comme retirant et remplaçant la décision attaquée du 2 octobre 2025, qui a le même objet. En tant qu’elle retire la décision du 2 octobre 2025, la décision du 2 décembre 2025 a acquis un caractère définitif. Il s’ensuit qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision attaquée du 2 octobre 2025. Eu égard à ce qui a été exposé au point 2, il y a en revanche lieu de regarder ces conclusions comme dirigées contre la nouvelle décision du 2 décembre 2025.


Sur la légalité de la décision du 2 décembre 2025 par laquelle l’université d’Avignon a retiré l’inscription en licence 3 de droit parcours général de Mme B... pour l’année universitaire 2025-2026 :

4. D’une part, aux termes de l’article L. 241-1 du code des relations entre le public et l’administration : « L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision ».
5. D’autre part, aux termes de l’article D. 612-3 du code de l’éducation : « Toute personne qui s'inscrit dans un établissement d'enseignement supérieur en qualité d'étudiant doit satisfaire aux conditions particulières exigées à cet effet par la réglementation nationale, complétées, s'il y a lieu, par les règlements de l'établissement. ». Le règlement général des études en Licence, Master et Licence professionnelle 2024-2025 d’Avignon université, accessible en ligne tant aux juges qu’aux parties et applicable à la situation de la requérante, dispose à son article 11.6.2 « progression vers l’année supérieure » que : « La progression d'une année de la formation vers l'année suivante est subordonnée à l'obtention des deux semestres de l'année inférieure, soit individuellement, soit par application des règles de compensation prévues au paragraphe 10.3. Dans le cas contraire, l’étudiant est déclaré ajourné. Néanmoins, et sur décision du jury, les aménagements suivants sont possibles : - Un étudiant ajourné ayant validé 28 crédits ects d’un même semestre hors UEO/R et/ou crédits surnuméraires sur les 60 crédits annuels peut être autorisé à s’inscrire à certaines UE de l’année supérieure, dans une limite de 21 crédits. - Un étudiant ajourné ayant acquis un semestre et au moins 46 crédits hors UEO/R et/ou crédits surnuméraires sur les 60 crédits annuels peut être autorisé à s’inscrire dans l’année supérieure : il est alors déclaré ajourné autorisé à continuer (AJAC). L’accès à la troisième année de la licence n’est possible sur décision du jury qu’après validation complète de la première année ».
6. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l’accès en troisième année de licence n’est possible qu’après validation complète de la première année.
7. En l’espèce, si Mme B... a été inscrite en troisième année de licence de droit à l’université d’Avignon, il est constant qu’elle n’a pas complètement validé sa première année de Licence, à l’issue de laquelle elle a été ajournée dans les matières « droit administratif », « droit des obligations » et « finances publiques ». L’université d’Avignon était donc tenue, en application de ces dispositions, de refuser son inscription en troisième année de licence et, à défaut, de procéder à son retrait. Par suite, les moyens par lesquels la requérante invoque la méconnaissance par Avignon université du principe du contradictoire, une erreur de fait traduisant un défaut d’examen sérieux de sa situation, une rupture d’égalité dans l’appréciation de sa situation et l’existence d’un préjudice disproportionné, doivent être écartés comme inopérants.

Sur les conclusions aux fins d’injonctions :

8. Dès lors que les conclusions à fin d’annulation présentées par la requérante doivent être rejetées, l’exécution de la présente décision n’appelle aucune mesure d’exécution.

D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 2 octobre 2025.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... B... et à Avignon université.


Délibéré après l’audience du 3 mars 2026 où siégeaient :
- Mme Boyer, présidente,
- Mme Vosgien, première conseillère,
- M. Pumo, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mars 2026.



Le rapporteur,





J. PUMO





La présidente,





C. BOYERLe greffier-en-chef,





B. GALLIOT

La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions