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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2504613

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2504613

lundi 3 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2504613
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCOUCHET

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de la Drôme suspendant son permis de conduire pour 10 mois. Le juge a constaté que le requérant réside dans la Drôme, ce qui relève de la compétence territoriale du Tribunal administratif de Grenoble, et non de celle de Nîmes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Couchet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de l’arrêté du 9 octobre 2025 par lequel le préfet de la Drôme a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de 10 mois ;

2°) d’enjoindre au préfet de la Drôme de lui restituer son permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Peretti, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée. Enfin, aux termes de l’article R. 522-8-1 de ce code : « Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ».

2. D’autre part, aux termes de l’article R. 312-8 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions (…) ». Aux termes de l’article R. 221-3 du même code : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : (…) Grenoble : Drôme, Isère, Savoie, Haute-Savoie ; (…) ; (…) Nîmes : Gard, Lozère, Vaucluse (…) ».

3. La requête de M. A... concernant une mesure individuelle de police, celle-ci relève de la compétence territoriale du tribunal administratif dans le ressort duquel se situe le lieu de résidence du requérant. Or, il résulte de l’instruction que M. A... réside à Malissard, dans le département de la Drôme. En application des dispositions de l’article R. 221-3 du code de justice administrative, la requête ne relève donc pas de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nîmes mais de celle du tribunal administratif de Grenoble.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée par application des dispositions de l’article R. 522-8-1 du code de justice administrative.






O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A....

Copie en sera adressée au préfet de la Drôme

Fait à Nîmes, le 3 novembre 2025 .


Le juge des référés,



P. PERETTI

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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