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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2505500

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2505500

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2505500
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAKD AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. La requête, enregistrée le 29 décembre 2025, était tardive car la décision attaquée avait été notifiée le 16 juillet 2025 avec mention des voies et délais de recours, et le délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative était expiré. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, sans qu'il soit nécessaire d'inviter la requérante à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2025, Mme B... D... épouse A... C..., représentée par Me Abdou Diba, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°BIA-Séjour-2025-219 du 11 juillet 2025 par lequel le préfet de Vaucluse a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé son pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre le réexamen de sa situation et la délivrance d'un titre de séjour mention "travailleur saisonnier" ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; » et aux termes de l'article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». Enfin l’article R. 421-5 de ce code dispose : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».

2. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été notifiée à Mme D... le 16 juillet 2025 et que la notification de cette décision mentionnait les voies et délais de recours. La requête présentée par Mme D... tendant à l’annulation de cette décision n’a été enregistrée au greffe que le 29 décembre 2025, soit après l’expiration du délai du recours contentieux. Par suite, cette requête, qui est tardive, ne saurait être régularisée et doit donc être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste.


O R D O N N E :



Article 1er : La requête n°2505500 de Mme D... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... D... épouse A... C... et au préfet de Vaucluse.


Fait à Nîmes, le 26 janvier 2026.


Le président de la 3ème chambre,




P. PERETTI



La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


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