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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2600561

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2600561

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2600561
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantWADE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours en annulation contre un arrêté préfectoral de suspension de permis de conduire. Ce désistement est la conséquence automatique, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, du défaut de confirmation du recours après le rejet de la demande de suspension en référé. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Mamadou Wade, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n°251230B34812 par lequel le préfet du Gard a suspendu la validité de son titre de conduite pour une durée de 8 mois ;

2°) d'enjoindre la restitution de son titre de conduite ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu l’ordonnance n°2600562 rendue par le juge des référés le 17 février 2026 et la preuve de sa notification.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1( donner acte des désistements (...) ». Aux termes de l’article R. 612-5-2 du même code, « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. ».

M. A... a saisi le tribunal, d’une part, d’un recours en annulation de l'arrêté n°251230B34812 par lequel le préfet du Gard a suspendu la validité de son titre de conduite pour une durée de 8 mois, d’autre part, d’une demande de suspension de l’exécution de cette décision sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance n°2600562 du 17 février 2026, notifiée aux intéressés le jour même, le juge des référés a rejeté la demande de suspension présentée par le requérant au motif qu’aucun des moyens soulevés par lui n’était de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Les courriers de notification de cette ordonnance, informant M. A... qu’en application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative il serait réputé s’être désisté de sa requête en annulation s’il n’en confirmait pas le maintien dans le délai d’un mois, est revenu au greffe avec la mention « Présenté / Avisé le : 19/2 » et « Pli avisé et non réclamé » pour M. A... et mis à la disposition de son conseil au moyen de l’application télérecours le 17 février 2026 reçu le jour même. Le requérant n’a pas, dans le délai d’un mois à compter de la notification du rejet de sa demande de suspension de la décision querellée, confirmé le maintien de sa requête à fin d’annulation de cette décision et aucun pourvoi en cassation n’a été exercé à l’encontre de la décision du juge des référés. Dans ces conditions, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n°2600561 de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Gard

Fait à Nîmes, le 25 mars 2026.


Le président de la 3ème chambre,




P. PERETTI



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présentée décision.

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