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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2600705

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2600705

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2600705
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAULIARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, donne acte du désistement d'un ressortissant marocain qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour, après que le préfet lui a finalement délivré le titre sollicité. Le juge l'admet au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et condamne l'Etat à verser 500 euros à son avocate. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 14 février 2026, M. B... A..., représenté par Me Auliard, doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Gard a refusé de renouveler son titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler et de statuer à nouveau sur sa demande de titre de séjour dans un délai de sept jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 600 euros sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Le préfet du Gard a produit des pièces qui ont été enregistrées le 2 mars 2026.

Par un mémoire enregistré le 7 mars 2026, M. A... demande qu’il soit donné acte du désistement de ses conclusions.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu la requête à fin d’annulation enregistrée sous le n° 2600713.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné M. Roux, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., de nationalité marocaine, a présenté sur la plateforme dématérialisée de l’administration numérique des étrangers en France (ANEF), le 31 mai 2024, une demande de renouvellement du titre de séjour dont il bénéficiait sur le fondement de sa vie privée et familiale, dont la validité expirait le 25 juin 2024. Du silence gardé par le préfet du Gard sur sa cette demande durant quatre mois est née une décision implicite de rejet dont M. A... a initialement demandé au juge des référés la suspension de l’exécution, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

2. Eu égard à l’urgence à statuer sur sa requête, il y a lieu d’admettre M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

3. Lorsque le juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu d’engager la procédure contradictoire prévue à l’article L. 522-1 du code de justice administrative, il lui incombe de poursuivre cette procédure à son terme et, notamment de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement privant d’objet la requête. Dans ce cas, il peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.

4. Il ressort des pièces produites que le préfet a décidé, le 2 mars 2026, de délivrer à M. A... le titre de séjour sollicité. Au regard de ces éléments postérieurs à sa requête, par le mémoire qu’il a adressé au greffe du tribunal le 7 mars 2026, M. A... s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions. Son désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

5. M. A... étant admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative. Sur leur fondement, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros à verser à Me Auliard, avocate de M. A..., sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.




O R D O N N E


Article 1er : M. A... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. A... de sa requête.

Article 3 : L’Etat versera à Me Auliard, avocate de M. A..., la somme de 500 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la part contributive de l’Etat à l’aide juridictionnelle.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., au préfet du Gard et à Me Auliard.

Fait à Nîmes, le 11 mars 2026.




Le juge des référés,




G. ROUX


La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.



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