Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2601141
mercredi 1 avril 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2601141 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MISSLIN |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet du Gard de délivrer un récépissé autorisant le travail pendant l'instruction d'une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté que le préfet avait déjà délivré ce récépissé avant le jugement, privant ainsi la demande principale de son objet. En conséquence, le juge a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le fond mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Misslin, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Gard :
1°) de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler le temps de l’instruction de sa demande, dans un délai de sept jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 € par jour de retard et de procéder à l’instruction de sa demande ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sous réserve que Me Misslin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle ou à défaut de mettre à la charge de l’Etat le versement à son profit de la somme de 1 500 euros au titre de l’article L.761-1 du CJA.
Il soutient que la mesure est urgente, utile et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 19 mars 2026 et communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de M. B..., le préfet du Gard lui a délivré un récépissé de demande de carte de séjour valable du 19 mars 2026 au 18 juin 2026 l’autorisant à travailler. Par suite, les conclusions présentées par le requérant tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour se trouvent privées d’objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
3. En l’absence de dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement à M. B... d’une somme de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par M. B....
Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à A... B..., à Me Misslin et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 1er avril 2026.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 10 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Misslin, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Gard :
1°) de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler le temps de l’instruction de sa demande, dans un délai de sept jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 € par jour de retard et de procéder à l’instruction de sa demande ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique sous réserve que Me Misslin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle ou à défaut de mettre à la charge de l’Etat le versement à son profit de la somme de 1 500 euros au titre de l’article L.761-1 du CJA.
Il soutient que la mesure est urgente, utile et ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 19 mars 2026 et communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de M. B..., le préfet du Gard lui a délivré un récépissé de demande de carte de séjour valable du 19 mars 2026 au 18 juin 2026 l’autorisant à travailler. Par suite, les conclusions présentées par le requérant tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour se trouvent privées d’objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
3. En l’absence de dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat le versement à M. B... d’une somme de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par M. B....
Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de de 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à A... B..., à Me Misslin et au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 1er avril 2026.
La juge des référés,
C. BOYER
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.