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AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2601253

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2601253

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2601253
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (juge des référés). Solution retenue : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer, car le préfet a délivré le récépissé demandé avant le jugement, privant la requête de son objet. Textes appliqués : Articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 mars 2026, Mme B... A..., demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction de demande de renouvellement de titre de séjour dans de brefs délais.


Elle soutient que la mesure est urgente et utile.


Le préfet du Gard a produit des pièces enregistrées le 25 mars 2026 et communiquées.



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Nîmes a désigné Mme Boyer, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (…) ». Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Par ailleurs, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

2. Il résulte de l’instruction que, suite à l’enregistrement du recours de Mme A..., le préfet du Gard lui a délivré un récépissé de demande de carte de séjour valable du 25 mars 2026 au 24 septembre 2026 l’autorisant à travailler. Par suite, les conclusions présentées par la requérante tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction de demande de renouvellement de titre de séjour dans de brefs délais se trouvent privées d’objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.


O R D O N N E


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentée par Mme A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet du Gard.


Fait à Nîmes, le 1er avril 2026.


La juge des référés,




C. BOYER

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La Greffière.


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