LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA30-2601597

Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2601597

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nîmes
SectionTribunal Administratif de Nîmes
N° DossierTA30-2601597
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision ordonnant à un agent public de vérifier l'implantation de son bureau. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension, notamment au regard des délais et des conditions d'exercice de ses fonctions syndicales. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er avril 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution du courriel du 20 mars 2026 par lequel la cheffe de pôle appui stratégique et pilotage transversal de la DDETS de Vaucluse lui demande de vérifier l’implantation de son bureau à la cité administrative avant le 9 avril 2026 ;

2°) de suspendre toute obligation qui lui serait faite d’intégrer les locaux concernés tant que le danger grave et imminent n’a pas été formellement levé, et qu’une évaluation préalable des risques n’a pas été réalisée, notamment par l’établissement d’un DUERP ;

3°) d’enjoindre à l’administration de le maintenir dans ses conditions actuelles d’exercice, ou, à défaut, de lui proposer une affectation garantissant sa sécurité et la confidentialité de ses fonctions, dans un délai de huit jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l’urgence :
- elle est caractérisée dès lors qu’à défaut de suspension, l’atteinte portée à sa situation sera imminente et irréversible, l’administration pouvant regarder l’implantation comme définitivement acceptée et engager des opérations d’aménagement difficilement réversibles ;
- elle est caractérisée dès lors que la décision l’expose à un risque grave non évalué, puisque le site fait l’objet depuis le 9 février dernier d’un signalement de danger grave et imminent sans qu’aucune mesure de levée du danger ni aucune évaluation complète des risques n’aient été produites ;
- elle est caractérisée dès lors qu’elle porte une atteinte immédiate à l’exercice du mandat syndical, puisque un bureau partagé le privant de la confidentialité indispensable à l’exercice de ses fonctions syndicales, en méconnaissance des garanties prévues par la circulaire interministérielle du 19 juillet 2010 ;
- elle résulte donc d’une échéance contraignante, d’un risque pour sa sécurité, et d’une atteinte grave et immédiate à l’exercice effectif d’une liberté fondamentale ;

Sur le doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
- la décision est entachée d’une illégalité manifeste en raison du mécanisme de « validation tacite », selon lequel le silence du requérant vaudrait acceptation sans réserve, alors qu’un tel dispositif est dépourvu de toute base légale, détourne les règles du code des relations entre le public et l’administration et méconnait le principe du contradictoire ;
- l’administration commet une erreur de droit en méconnaissant gravement l’obligation de sécurité ;
- la décision est entachée d’un défaut d’instruction et d’une absence de traçabilité puisque, même si l’administration s’est prévalue de l’intervention de l’inspectrice santé et sécurité au travail, aucune saisine formelle n’a été établie, aucun avis écrit n’a été produit, et les échanges invoqués apparaissent informels et non traçables ;
- la décision porte une atteinte à la liberté syndicale dès lors qu’elle impose des conditions de travail incompatibles avec l’exercice effectif du mandat syndical ;
- la décision fait naître une présomption de discrimination syndicale.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C..., vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».

2. Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ». L’article L. 522-3 du même code dispose cependant que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi d'une demande de suspension d'une décision administrative d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de cette décision sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, son exécution soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.

4. Pour justifier de l’urgence particulière à faire droit à sa demande, M. A... soutient qu’en l’obligeant à se prononcer avant le 9 avril 2026 sur l’implantation de son futur bureau dans la cité administrative, son silence valant acceptation sans réserve, la décision contestée porte une atteinte à la fois imminente et irréversible à sa situation et, dans un contexte d’incertitude sur les conditions de travail, est de nature à générer des risques psychosociaux immédiats ainsi qu’une atteinte à l’exercice de ses fonctions syndicales Toutefois, par les pièces produites, M. A... n’établit pas la réalité de ses allégations, alors par ailleurs que le courriel litigieux du 20 mars 2026 l’invite à signaler toute anomalie concernant l’aménagement de son bureau. Par suite, la situation dont M. A... fait état n’apparait pas de nature à caractériser une urgence telle qu’il serait nécessaire pour le juge des référés d’intervenir dans le cadre des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

5. Il résulte de ce qui précède qu’à défaut d’urgence, la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions par la procédure prévue par les dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au préfet de Vaucluse.

Fait à Nîmes, le 7 avril 2026.

La juge des référés,




C. C...


La République mande et ordonne au préfet de Vaucluse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.

01/06/2026

← Retour aux décisions
TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.

01/06/2026

TA44Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606985

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant érythréen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Suisse, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation des droits à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que l'existence de défaillances systémiques en Suisse. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

01/06/2026