vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-1905492 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 24 septembre et 27 novembre 2019, et le 20 mai 2021, M. C A, représenté par Me Bouix, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 septembre 2019 du préfet du Tarn en tant qu'il porte refus de délivrance d'un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " pour une durée d'un an dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir en lui remettant dans l'attente et dès notification du jugement une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de procéder à l'effacement de son inscription du système d'information Schengen et de lui restituer sa carte d'identité consulaire ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve que ce dernier renonce au bénéfice de l'aide juridictionnelle, ou, à titre subsidiaire, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient dans le dernier état de ses écritures que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet devant être regardé comme lui opposant la production d'un dossier incomplet ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car le préfet devait saisir les autorités guinéennes pour vérification de l'authenticité de son acte d'état civil ;
- elle est contraire a` l'article 1er du décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte d'état civil étranger ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation quant au défaut de valeur probante des documents d'état civil qu'il a produits pour établir son identité´ ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2019, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- aucun des moyens de la requête n'est fondé ;
- M. A ne justifie pas suivre sérieusement la formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 décembre 2019.
Par ordonnance du 21 mai 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 4 juin 2021.
Vu :
- l'ordonnance n° 1905493 du juge des référés du tribunal en date du 28 octobre 2019 ;
- le jugement rendu sous ce numéro et le n° 1906727 par le magistrat désigné du tribunal le 2 décembre 2019 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 ;
- le décret du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte d'état civil étranger ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R.732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, est entré en France en mai 2018 selon ses déclarations et a été placé à l'aide sociale à l'enfance au mois de juin 2018. Il a sollicité son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 15 mars 2019. Par un arrêté du 13 septembre 2019, le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé a` quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, M. A demande dans le dernier état de ses écritures l'annulation de cet arrêté en tant qu'il porte refus de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " A titre exceptionnel et sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire prévue aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " peut être délivrée, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, à l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le respect de la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigé. ". Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public.
3. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 111-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Enfin, aux termes de l'article 1 du décret du 24 décembre 2015 : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet () ".
4. Pour fonder sa décision de refus de séjour, le préfet du Tarn a considéré que M. A ne justifiait pas de son état civil en l'absence de légalisation par les autorités françaises en Guinée du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance du 15 novembre 2017 qu'il avait produit au soutien de sa demande d'admission au séjour. Il a également relevé, pour soutenir le caractère apocryphe de cet acte, en s'appuyant sur un courriel de l'ambassade de France en Guinée daté du 3 avril 2019, l'absence de mention des dates de naissance des parents allégués en méconnaissance de l'article 175 du code civil guinéen et la circonstance que le jugement avait été rendu le lendemain de l'introduction de la requête.
5. D'une part, aux termes du II de l'article 16 de la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice : " Sauf engagement international contraire, tout acte public établi par une autorité étrangère et destiné à être produit en France doit être légalisé pour y produire effet. / La légalisation est la formalité par laquelle est attestée la véracité de la signature, la qualité en laquelle le signataire de l'acte a agi et, le cas échéant, l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu / Un décret en Conseil d'Etat précise les actes publics concernés par le présent II et fixe les modalités de la légalisation. ".
6. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'est produit devant l'administration un acte d'état civil émanant d'une autorité étrangère qui a fait l'objet d'une légalisation, sont en principe attestées la véracité de la signature apposée sur cet acte, la qualité de celui qui l'a dressé et l'identité du sceau ou timbre dont cet acte est revêtu. En cas de doute sur la véracité de la signature, sur l'identité du timbre ou sur la qualité du signataire de la légalisation, il appartient à l'autorité administrative de procéder, sous le contrôle du juge, à toutes vérifications utiles pour s'assurer de la réalité et de l'authenticité de la légalisation. En outre, la légalisation se bornant à attester de la régularité formelle d'un acte, la force probante de celui-ci peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. Par suite, en cas de contestation de la valeur probante d'un acte d'état civil légalisé établi à l'étranger, il revient au juge administratif de former sa conviction en se fondant sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
7. La République de Guinée n'est pas signataire des accords de la convention de La Haye du 5 octobre 1961 et ne bénéficie d'aucun accord bilatéral avec la France concernant la production des actes d'état-civil établis en Guinée. En l'espèce, la légalisation du jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance produit par M. A à l'appui de sa demande a été effectuée par un juriste du ministère des affaires étrangères de Guinée qui n'était pas compétent pour y procéder dès lors que, selon la coutume internationale, la légalisation doit émaner de l'autorité consulaire française établie dans le pays émetteur ou de l'autorité consulaire de ce pays établie en France. Ainsi, le requérant ne peut se prévaloir d'une légalisation régulière de ces actes.
8. Toutefois, d'autre part, à la condition que l'acte d'état civil étranger soumis à l'obligation de légalisation et produit à titre de preuve devant l'autorité administrative ou devant le juge présente des garanties suffisantes d'authenticité, l'absence ou l'irrégularité de sa légalisation ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient. En particulier, lorsqu'elle est saisie d'une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative d'y répondre, sous le contrôle du juge, au vu de tous les éléments disponibles, dont les évaluations des services départementaux et les mesures d'assistance éducative prononcées, le cas échéant, par le juge judiciaire, sans exclure, au motif qu'ils ne seraient pas légalisés dans les formes requises, les actes d'état civil étrangers justifiant de l'identité et de l'âge du demandeur.
9. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que, d'une part, l'absence ou l'irrégularité de la légalisation de l'acte d'état civil étranger ne fait pas obstacle à ce que puissent être prises en considération les énonciations qu'il contient. Ainsi, le préfet du Tarn ne pouvait fonder sa décision portant refus de séjour sur le motif tiré de l'absence de légalisation des actes produits par M. A. D'autre part, la seule circonstance que le jugement supplétif a été rendu le lendemain de l'introduction de la requête ne saurait établir qu'elle procéderait d'une démarche frauduleuse et si le préfet fait valoir que ce jugement ne comporte pas les dates de naissance des parents de M. A, il n'apparait pas que les dispositions de l'article 175 du code civil guinéen seraient applicables aux jugements supplétifs, alors au demeurant que le jugement supplétif comporte leur âge. Ainsi, au regard de ces éléments, qui ne remettent pas en cause l'authenticité de l'acte d'état civil dont le requérant se prévaut, M. A doit être regardé comme étant né le 3 mars 2001, conformément aux actes qu'il a produits, et par conséquent comme ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance entre ses seize et dix-huit ans. Par suite, le préfet du Tarn a entaché sa décision d'illégalité en considérant que M. A n'établissait pas son état civil à l'appui de sa demande de titre de séjour.
10. Enfin, et à supposer que le préfet du Tarn ait sollicité une substitution de motifs en alléguant, dans son mémoire en défense, l'absence de caractère réel et sérieux du suivi, par M. A, de sa formation professionnelle qualifiante, il ressort des pièces du dossier que M. A était scolarisé lors de l'année scolaire 2018/2019 en seconde Bac Pro technicien du bâtiment au lycée Sidorbes de Castres. Son implication était saluée, ainsi que cela ressort du rapport favorable dressé par la structure d'accueil, et il avait conclu un contrat jeune majeur avec le conseil départemental de la Haute-Garonne le 3 mars 2019 ainsi qu'un contrat d'apprentissage le 29 août 2019 avant de s'orienter, pour l'année à venir, en CAP maçonnerie. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait conservé des liens dans son pays d'origine. Par suite, le motif invoqué n'est pas susceptible de fonder légalement la décision attaquée.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 13 septembre 2019 par laquelle le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. D'une part, eu égard au motif d'annulation de la décision attaquée retenu, l'exécution du présent jugement implique qu'un titre de séjour soit délivré au requérant, sous réserve de changement dans les circonstances de fait ou de droit, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte. D'autre part, les conclusions à fin d'injonction de M. A tendant à l'effacement de son signalement dans le fichier de non-admission du système d'information Schengen sont devenues sans objet au regard de l'injonction prononcée sur ce point par le magistrat désigné dans son jugement du 2 décembre 2019. Enfin, et à supposer même que cette demande conserve un objet à la date du présent jugement, le motif d'annulation de la décision attaquée retenu n'implique pas la restitution de la carte d'identité consulaire de M. A.
Sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
13. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'alinéa 2 de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que le conseil de M. A renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser Me Bouix.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 13 septembre 2019 du préfet du Tarn portant refus de séjour est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Tarn de délivrer à M. A un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Bouix, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Bouix renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Bouix et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 9 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
M. Leymarie, conseiller,
Mme Rousseau, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
Le rapporteur,
A. B
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
B. RODRIGUEZ
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026