mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2000300 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | TOUBOUL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés le 17 janvier 2020, le 17 février 2020, le 29 octobre 2021, le 25 avril 2022, le 6 mai 2022, le 20 juillet 2022 et le 2 septembre 2022, la commune de Toulouse, représentée par Me Banel, demande au tribunal :
1°) d'ordonner l'expulsion sans délai des personnes occupant sans droit ni titre la " villa Béthanie " située au sein du parc de la Coquille, 8 rue Claude Augé à Toulouse, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de l'autoriser à entrer dans les lieux, au besoin avec le concours de la force publique, et à procéder au transport et à la séquestration des effets personnels (meubles et objets) des occupants sans titre s'ils sont laissés sur place, en tout lieu, y compris dans un garde-meuble, aux frais, risques et péril des intéressés ;
3°) de mettre à la charge des occupants sans titre la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt pour agir ;
- la villa Béthanie constitue une dépendance du domaine public communal au regard des dispositions de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques, dès lors qu'elle a été affectée au service public social et culturel par la direction de la démocratie locale, qu'elle a été à ce titre utilisée en tant que club de prévention à destination des jeunes du quartier et a fait l'objet des aménagements nécessaires à la mise en œuvre de cette mission de service public ; son dernier étage a été utilisé comme logement de fonction en 1977 ; devenue vacante depuis le 20 janvier 2015, la villa n'a toutefois pas été déclassée ; en outre, cet immeuble fait partie d'un ensemble immobilier édifié sur une seule parcelle cadastrale et faisant intégralement partie du domaine public de la commune, dès lors qu'il est situé au sein du jardin public de la Coquille, qui appartient lui-même à la commune et constitue un espace public librement accessible et spécialement aménagé par la collectivité en vue de son affectation à l'usage direct du public ;
- elle est fondée à demander au juge administratif d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre de la villa Béthanie, sur le fondement des dispositions de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, dès lors qu'elle n'a consenti aucune autorisation d'occupation temporaire de cette dépendance du domaine public communal ; les intéressés ont pénétré au sein de la villa par voie de fait en endommageant les dispositifs de sécurisation du bien mis en place par la commune sur les deux portes d'entrée ;
- l'occupation illicite de ce bien communal doit cesser sans délai pour des raisons tenant à la sécurité et à la salubrité des lieux, dès lors que le bâtiment est dangereux pour les occupants sans titre qui s'y maintiennent, du fait de problématiques importantes liées à la solidité de l'ouvrage et au dispositif de sécurité incendie ;
- l'expulsion sans délai des occupants sans titre s'impose pour préserver l'ordre public, dès lors que cette occupation illicite, au cœur du jardin public de la Coquille, n'est pas compatible avec l'affectation du site et cause de graves nuisances aux usagers ; des riverains se sont plaints, auprès des services municipaux, de la présence de trafics de stupéfiants dans le secteur ainsi que de l'occupation illicite de la villa au sein du parc générant en particulier des nuisances sonores ; le contexte très sensible du lieu, qui a fait l'objet d'un fait divers grave en juillet 2018, impose d'assurer la sécurité du site pour les usagers du parc et, plus largement, les riverains du quartier.
Par des mémoires en défense enregistrés le 17 juin 2022 et le 23 août 2022, M. B D, représenté par Me Touboul, demande au tribunal :
- à titre principal, de rejeter la requête ;
- à titre subsidiaire, de lui accorder un délai d'un mois pour libérer les lieux et évacuer ses affaires ;
- de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37-2 de la loi du 10 juillet 1991 et dans l'hypothèse d'un rejet de sa demande d'aide juridictionnelle à verser cette somme à son bénéfice.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- la juridiction administrative n'est pas compétente dès lors que le bien occupé, à supposer que la commune en soit propriétaire, relève de son domaine privé ;
- la requête de la commune de Toulouse est irrecevable : elle ne justifie pas d'un intérêt à agir ; si les biens occupés ont pu être affectés à une mission de service public toutefois, ils n'ont bénéficié d'aucun aménagement indispensable à l'exercice d'une telle mission et la villa, en l'absence d'unicité avec le parc de la Coquille, ne peut être regardée comme appartenant au domaine public ;
- sa situation personnelle justifie l'octroi d'un délai d'un mois pour quitter les lieux au regard de l'absence de projet immédiat pour les lieux et de ses faibles ressources et afin de permettre son relogement dans des conditions satisfaisantes.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique,
- et les observations de Me Delesalle, représentant la commune de Toulouse et de Me Touboul, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Toulouse est propriétaire d'un parc dénommé " parc de la Coquille ", situé 8 rue Claude Augé à Toulouse, au sein duquel est édifiée une maison dite " villa Béthanie ". Ce bâtiment, devenu vacant depuis le 20 janvier 2015, a fait l'objet d'une occupation sans titre constatée par huissier de justice le 22 février 2019 qui a perduré malgré une demande de quitter les lieux. La commune de Toulouse a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, en vue de l'expulsion sans délai de l'ensemble des occupants. Cette demande a été rejetée par une ordonnance n° 1903466 du 15 juillet 2019. Par sa requête, la commune de Toulouse demande au tribunal, d'une part, d'ordonner l'expulsion sans délai des personnes occupant sans droit ni titre la villa Béthanie, d'autre part, de l'autoriser à entrer dans les lieux, au besoin avec le concours de la force publique, et à procéder au transport et à la séquestration des effets personnels (meubles et objets) des occupants sans titre s'ils sont laissés sur place, en tout lieu, y compris dans un garde-meuble, aux frais, risques et péril des intéressés.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. M. D soutient que la commune de Toulouse est dépourvue d'intérêt pour agir dès lors qu'elle n'est pas propriétaire de la villa Béthanie. Toutefois, la commune de Toulouse produit l'acte administratif établi le 28 septembre 1932 justifiant qu'elle a acquis ce bâtiment. Elle produit également une attestation du maire du 10 avril 2019 certifiant que les parcelles cadastrées section AC n° 288, 289 et 290, qui constituent le terrain d'assiette sur lequel est implantée la villa Béthanie, sont la propriété de la commune, aux termes, respectivement, d'un acte administratif du 13 novembre 1981, d'un acte notarié du 27 août 1998 et d'un acte administratif du 28 septembre 1932. Dès lors, la commune de Toulouse justifiant être propriétaire de ce bien, présente un intérêt lui donnant qualité pour agir dans la présente requête. La fin de non-recevoir opposée par M. D doit dès lors être écartée.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
3. Lorsqu'un tribunal administratif est saisi d'une demande tendant à l'expulsion d'un occupant d'une dépendance appartenant à une personne publique, il lui incombe, pour déterminer si la juridiction administrative est compétente pour se prononcer sur ces conclusions, de vérifier que cette dépendance relève du domaine public à la date à laquelle il statue. Il lui appartient de rechercher si cette dépendance a été incorporée au domaine public, en vertu des règles applicables à la date de l'incorporation, et, si tel est le cas, de vérifier, en outre, qu'à la date à laquelle il se prononce, aucune disposition législative ou, au vu des éléments qui lui sont soumis, aucune décision prise par l'autorité compétente n'a procédé à son déclassement.
4. Il résulte de l'instruction que le bâtiment dénommé " villa Béthanie ", dont la commune est propriétaire, est situé dans l'enceinte du jardin public de la Coquille. Cet immeuble, qui a été construit avant l'entrée en vigueur du code général de la propriété des personnes publiques, a fait l'objet d'aménagements spéciaux nécessaires à son affectation au service public social et culturel d'accueil des jeunes du quartier de la commune de Toulouse notamment par la création d'une salle de réunion, d'un laboratoire de photographies, d'un bureau. Si, depuis le 20 janvier 2015, la villa Béthanie est vacante en suite de la fin de l'occupation par l'association d'animation sociale et culturelle du quartier de la Gloire en charge de cette mission de service public, il ne résulte pas de l'instruction que ce bien ait fait l'objet depuis d'une décision de déclassement. Ce bâtiment fait ainsi partie du domaine public communal. Par suite, le litige relatif à l'expulsion des occupants de cet immeuble relève de la compétence de la juridiction administrative.
Sur les conclusions à fin d'expulsion du domaine public :
5. Aux termes de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public ". Aux termes de l'article L. 2122-1 du même code : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous ". L'autorité propriétaire ou gestionnaire du domaine public peut demander au juge administratif l'expulsion de l'occupant irrégulier du domaine public.
6. Tout d'abord, il résulte de l'instruction et notamment du procès-verbal de constat établi le 22 février 2019 par un huissier de justice à la demande de la commune de Toulouse, que la villa Béthanie est occupée sans droit ni titre par plusieurs personnes ayant refusé de donner suite à la sommation qui leur a été faite, le 22 février 2019, de libérer les lieux sans délai. Alors qu'il résulte par ailleurs de ce procès-verbal que les dispositifs de fermeture des deux portes d'entrée de la villa ont été endommagés, révélant une entrée par effraction, il est constant que la commune de Toulouse n'a consenti aucune autorisation d'occupation temporaire de cette dépendance du domaine public communal. Par suite, la commune de Toulouse est fondée à demander l'expulsion des occupants irréguliers de la villa Béthanie.
7. Ensuite, la commune de Toulouse sollicite l'expulsion sans délai des occupants sans titre au regard de la sécurité et de la tranquillité publique. D'une part, il résulte de l'instruction, notamment d'un rapport établi le 31 octobre 2014 à la suite d'un diagnostic concernant la solidité et la sécurité incendie du bâtiment, que des travaux de sécurisation doivent être réalisés dans la villa Béthanie, en particulier au niveau de la charpente et des planchers des combles, ainsi qu'une mise en conformité en matière de sécurité incendie. La commune de Toulouse soutient, sans être contredite, que ces travaux n'ont pas été réalisés. Le bâtiment occupé constitue ainsi en l'état actuel un danger pour ses occupants. D'autre part, il résulte également de l'instruction que plusieurs signalements émanant de riverains, relatifs à des nuisances sonores ou à des regroupements et à l'occupation illicite de la villa, ont été enregistrés par les services de " Allô Toulouse " sur la période courant d'octobre 2020 à septembre 2021 et ont été suivis d'une intervention de la police municipale pour faire cesser ces nuisances. Dans ces conditions, la commune de Toulouse est fondée à solliciter une expulsion sans délai des occupants sans titre de la villa Béthanie.
Sur les conclusions reconventionnelles tendant à l'octroi d'un délai de départ :
8. M. D sollicite, sur le fondement des dispositions des articles L. 412-3 et L. 412-4 du code des procédures civiles d'exécution, l'octroi d'un délai d'un mois pour libérer les lieux. Toutefois, ces dispositions, qui définissent les modalités selon lesquelles le juge judiciaire peut accorder un délai lorsqu'il prononce une expulsion, ne trouvent pas à s'appliquer lorsqu'est en cause l'expulsion d'un occupant sans titre du domaine public qui relève de la compétence du juge administratif. En tout état de cause, comme indiqué au point 7 du présent jugement, le bâtiment présente un danger pour ses occupants. En outre, M. D qui est célibataire et sans charge de famille, ne fait état d'aucune circonstance de nature à justifier qu'un délai de départ lui soit accordé. Les conclusions présentées en ce sens doivent dès lors être écartées.
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'ordonner aux occupants sans droit ni titre de la villa Béthanie, située au sein du jardin public de la Coquille, 8 rue Claude Augé à Toulouse, de libérer ces lieux sans délai, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou de son affichage sur les lieux. A défaut, la commune de Toulouse pourra faire procéder à leur expulsion en recourant, si nécessaire, au concours de la force publique. Il y a également lieu d'ordonner l'évacuation sans délai, à leurs frais, des effets personnels des occupants sans titre de la villa Béthanie. A défaut, la commune de Toulouse pourra procéder à l'éventuelle séquestration des biens laissés sur place par les intéressés à leurs frais, risques et périls.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Toulouse, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par la commune de Toulouse.
D E C I D E :
Article 1er : Il est enjoint à M. D et à tout occupant sans titre de la villa Béthanie, située 8 rue Claude Augé à Toulouse, de quitter les lieux sans délai, avec les effets qui leur appartiennent, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter d'un délai de 10 jours suivant la notification du présent jugement ou, à défaut, de son affichage sur les lieux. A défaut d'exécution volontaire par les intéressés, la commune de Toulouse pourra procéder d'office à leur expulsion des locaux en cause et à l'enlèvement d'office de leurs effets, si nécessaire avec le concours de la force publique.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de M. D tendant à l'octroi d'un délai de départ et à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Toulouse, à M. B D, aux occupants sans droit ni titre de la villa Béthanie sise 8 rue Claude Augé à Toulouse ou, à défaut, affiché sur les lieux de l'occupation et à Me Touboul.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023.
La rapporteure,
B. C
La présidente,
F. HÉRY La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026