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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2002446

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2002446

mardi 15 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2002446
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2002446 le 8 juin 2020 et le 11 janvier 2021, M. A C demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° du 24 mars 2020 par lequel le maire de Colomiers a sursis à statuer sur sa demande de permis de construire une maison d'habitation sur un terrain situé ;

2°) de condamner la commune de Colomiers à l'indemniser du préjudice moral résultant de l'intervention de cette décision.

Il soutient que :

- l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé ;

- le terrain d'assiette de son projet ne se situe pas dans le périmètre de sursis à statuer institué par délibération du 3 octobre 2017 pour l'opération Toulouse Aérospace Express ;

- le projet n'est pas de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution de travaux publics d'infrastructure et d'aménagement, dès lors que le terrain est viabilisé et raccordé à l'ensemble des réseaux publics ;

- trois permis de construire ont été délivrés dans le périmètre de sursis à statuer, de sorte que la décision attaquée méconnaît le principe d'égalité.

.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 décembre 2020, la commune de Colomiers, représentée par Me Sire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 9 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 26 juillet 2022.

Un mémoire présenté par M. C a été enregistré le 27 mai 2021 et un mémoire présenté pour la commune de Colomiers a été enregistré le 11 avril 2022. Ils n'ont pas été communiqués.

Par courrier du 21 octobre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées par M. C, en l'absence de demande indemnitaire préalable.

II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2104162 le 9 juillet 2021, M. A C demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° du 22 mars 2021 par lequel le maire de Colomiers a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison d'habitation avec garage sur un terrain situé ;

2°) d'enjoindre au maire de Colomiers de lui délivrer le permis de construire sollicité ;

3°) de condamner la commune de Colomiers à lui verser une somme de 2 000 euros en réparation du préjudice moral résultant de l'intervention de cette décision.

Il soutient que :

- l'arrêté litigieux est entaché d'incompétence en l'absence de délégation de signature précise et circonscrite consentie par la maire de Colomiers à sa signataire et l'administration n'établit pas que la maire de Colomiers était empêchée ou absente pour la signature de l'arrêté litigieux ;

- il est privé de base légale en raison de l'annulation du plan local d'urbanisme intercommunal de Toulouse Métropole ;

- la commune de Colomiers a fait preuve de mauvaise foi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mars 2022, la commune de Colomiers, représentée par Me Sire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les conclusions indemnitaires de M. C sont irrecevables car celui-ci n'a pas formé de demande indemnitaire préalable et n'a pas formé de recours de plein contentieux ;

- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés ;

- le tribunal pourra substituer aux motifs de l'arrêté litigieux les motifs tirés de la méconnaissance des dispositions des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 423-1 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles UB 3 et UB 11 du plan local d'urbanisme de Colomiers.

Par ordonnance du 9 juillet 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 26 juillet 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Namer, rapporteure,

- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bonnel, représentant la commune de Colomiers.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a déposé en mairie de Colomiers, les 7 novembre 2018 et 10 février 2020, deux demandes de permis de construire une maison individuelle sur les parcelles situées . Par un arrêté du 24 mars 2020, le maire de Colomiers a sursis à statuer sur la demande de permis de construire déposée le 10 février 2020. Par un arrêté du 22 mars 2021, le maire de la commune a refusé de délivrer le permis de construire sollicité le 7 novembre 2018.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant sursis à statuer en date du 24 mars 2020 :

2. Aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " () Il peut également être sursis à statuer : () / 3° Lorsque des travaux, constructions ou installations sont susceptibles de compromettre ou de rendre plus onéreuse la réalisation d'une opération d'aménagement, dès lors que le projet d'aménagement a été pris en considération par la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale compétent et que les terrains affectés par ce projet ont été délimités, sauf pour les zones d'aménagement concerté pour lesquelles l'article L. 311-2 du présent code prévoit qu'il peut être sursis à statuer à compter de la publication de l'acte créant la zone d'aménagement concerté. / Le sursis à statuer ne peut être prononcé que si la décision de prise en considération prévue aux 2° et 3° du présent article et à l'article L. 102-13 a été publiée avant le dépôt de la demande d'autorisation. La décision de prise en considération cesse de produire effet si, dans un délai de dix ans à compter de son entrée en vigueur, l'exécution des travaux publics ou la réalisation de l'opération d'aménagement n'a pas été engagée. / Le sursis à statuer doit être motivé et ne peut excéder deux ans () ".

3. En premier lieu, en se bornant à mentionner la création d'un périmètre de sursis à statuer par le conseil de la métropole Toulouse Métropole par délibération n° DEL-17-0918 du 3 octobre 2017 pour l'opération d'aménagement de la troisième ligne de métro " Toulouse Aerospace Express ", et à indiquer que " la construction projetée est de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution de travaux publics d'infrastructure et d'aménagement dans ce secteur ", sans mentionner les raisons pour lesquelles le projet de M. C serait susceptible d'avoir des répercussions sur le projet d'aménagement de la troisième ligne de métro, le maire de Colomiers a insuffisamment motivé l'arrêté litigieux.

4. En deuxième lieu, par la délibération n° DEL-17-0918 du 3 octobre 2017, le conseil de la métropole Toulouse Métropole a instauré, au titre de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme, un périmètre dans lequel il pourrait être sursis sur les demandes d'autorisation d'urbanisme, situé sur les communes de Toulouse, Blagnac et Colomiers, " sur les terrains compris dans les périmètres d'études délimités sur les plans annexés à la présente délibération (périmètre de 600 mètres autour des stations de métro) ". Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet de M. C est situé au-delà du périmètre de 600 mètres autour de la future station de métro " Colomiers gare ". Il est ainsi fondé à soutenir que, pour opposer à sa demande de permis de construire un sursis à statuer, le maire de Colomiers s'est fondé sur un motif erroné.

5. En troisième lieu, ni la motivation de l'arrêté litigieux ni les écritures en défense de la commune ne font état des raisons pour lesquelles le projet de construction d'une maison individuelle de M. C serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'opération d'aménagement de la troisième ligne de métro " Toulouse Aerospace Express " et le projet d'aménagement de la station de métro " Colomiers gare ", alors, ainsi qu'il a été dit au point précédent, que le terrain d'assiette du projet est situé à une certaine distance du lieu d'implantation de la future station de métro. Par suite, M. C est fondé à soutenir qu'en considérant que son projet était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse cette opération, le maire de Colomiers a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

6. La commune de Colomiers indique, en défense, que la décision attaquée portant sursis à statuer sur la demande de permis de construire de M. C est justifiée par la délibération n° DEL-16-0865 du 15 décembre 2016 par laquelle le conseil de la métropole Toulouse Métropole a instauré le périmètre de sursis à statuer du secteur de l'allée du Comminges. Elle doit ainsi être regardée comme sollicitant une substitution de motif. Toutefois, quand bien même le terrain d'assiette du projet est compris dans le périmètre institué par cette délibération, la commune n'établit ni même n'allègue sérieusement que le projet serait de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'opération d'aménagement de ce secteur. Il suit de là que le motif dont la commune de Colomiers demande la substitution n'est pas susceptible de fonder légalement la décision attaquée. Il n'y a pas lieu, par suite, de faire droit à cette demande de substitution de motif.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 mars 2020 par lequel le maire de Colomiers a sursis à statuer sur sa demande de permis de construire une maison d'habitation. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen soulevé par le requérant n'est pas susceptible de fonder cette annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 22 mars 2021 portant refus de permis de construire :

8. Aux termes de l'article L. 600-12-1 du code de l'urbanisme : " L'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'un document d'urbanisme en tenant lieu ou d'une carte communale sont par elles-mêmes sans incidence sur les décisions relatives à l'utilisation du sol ou à l'occupation des sols régies par le présent code délivrées antérieurement à leur prononcé dès lors que ces annulations ou déclarations d'illégalité reposent sur un motif étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions de refus de permis ou d'opposition à déclaration préalable. Pour ces décisions, l'annulation ou l'illégalité du document d'urbanisme leur ayant servi de fondement entraîne l'annulation de ladite décision ".

9. Si un permis de construire ne constitue pas un acte d'application de la réglementation d'urbanisme en vigueur et si, par suite, un requérant demandant son annulation ne saurait utilement se borner à soutenir, pour l'obtenir, qu'il a été délivré sous l'empire d'un document d'urbanisme illégal, mais doit faire valoir, en outre, que ce permis méconnaît les dispositions d'urbanisme pertinentes remises en vigueur en application de l'article L. 600-12 du code de l'urbanisme, cette règle ne s'applique pas au refus de permis de construire, lorsqu'il trouve son fondement dans un document d'urbanisme. Dans ce cas, l'annulation ou l'illégalité de ce document d'urbanisme entraîne l'annulation du refus de permis de construire pris sur son fondement, sauf au juge à procéder, le cas échéant, à une substitution de base légale ou de motifs dans les conditions de droit commun.

10. En l'espèce, pour refuser de délivrer à M. C le permis de construire qu'il a sollicité, le maire de Colomiers s'est fondé sur la méconnaissance par le projet des dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal tenant lieu de programme local de l'habitat (PLUi-H) de Toulouse Métropole, applicables en zone UM 9-1, relatives à l'implantation des constructions par rapport au domaine public et par rapport aux limites séparatives.

11. Par un jugement du 30 mars 2021, devenu définitif dès lors que la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté la requête de la métropole Toulouse métropole tendant à son annulation, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la délibération du 11 avril 2019 par laquelle l'assemblée délibérante de cet établissement a approuvé le PLUi-H. Dès lors, l'arrêté litigieux est privé de base légale.

12. Pour établir que l'arrêté attaqué est légal, la commune de Colomiers invoque, dans son mémoire en défense, d'autres bases légales et motifs susceptibles de justifier, selon ses affirmations, le rejet de la demande de permis de construire de M. C.

13. Toutefois, en premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire déposé par le requérant aurait été incomplet ou insuffisant. A cet égard, la notice et le plan de masse joints au dossier font état avec suffisamment de précision du traitement de la limite entre le terrain d'assiette et l'allée du Comminges, et permettent de constater que les autres limites du terrain ne seront pas modifiées. Les pièces du dossier font également état de l'organisation et l'aménagement des accès, puisqu'il en ressort que l'emplacement du portail existant sera maintenu et qu'une aire de manœuvre est prévue pour desservir la place de stationnement projetée. Enfin, la notice indique que l'unique arbre à haute tige présent sur le terrain d'assiette sera arraché et remplacé, le plan de masse montrant l'emplacement prévu pour cet arbre. Ainsi, à supposer même que ces circonstances auraient pu justifier le rejet de la demande de permis de construire, la commune de Colomiers n'est fondée à invoquer aucune incomplétude ou insuffisance du dossier au regard des dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme.

14. En deuxième lieu, la commune n'établit pas que M. C est, comme elle l'affirme, propriétaire de la parcelle CD 455 limitrophe du terrain d'assiette du projet. En tout état de cause, la circonstance qu'il n'aurait pas mentionné dans sa demande l'ensemble des parcelles formant l'unité foncière dont il serait propriétaire ne constitue pas une irrégularité au regard des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme, qui n'impose pas cette mention. La commune n'invoque d'ailleurs aucune règle d'urbanisme dont elle n'aurait pas été en mesure de s'assurer du respect en l'absence de connaissance exacte des limites de l'unité foncière.

15. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient la commune, le plan de masse permet de s'assurer, au moyen d'un instrument de mesure, que le portail d'accès au terrain d'assiette du projet est d'une largeur supérieure à trois mètres, ainsi que l'exigent les dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Colomiers remis en vigueur par l'annulation du PLUi-H.

16. En quatrième lieu, aux termes de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Colomiers, redevenu applicable au projet : " () 4 - Clôtures / () / 4.2. En bordure des voies et emprises publiques les clôtures doivent être au maximum (hors mur de soutènement éventuel) d'une hauteur de 1,50 mètre comptés à partir du trottoir et le cas échéant du terrain naturel. () / Des dispositions différentes seront autorisées : - sur un tiers du linéaire de la façade sur voies et emprises publiques, où il est admis un mur plein de 1,80 mètre de hauteur sous réserve que cet élément s'intègre dans l'environnement. () ".

17. La partie de la clôture projetée située en bordure de l'allée du Comminges, d'une hauteur de 1,80 mètres, seulement comprise entre la façade sur rue de la maison individuelle projetée et le portail, occupe moins d'un tiers du linéaire de la limite du terrain avec la voie publique. De plus, cet élément ne présente aucun problème d'intégration dans l'environnement, les clôtures des terrains avoisinants étant disparates. Il suit de là que le projet de M. C répond à l'exception à la règle de limite de hauteur des clôtures sur voie. La commune de Colomiers n'est donc pas fondée à soutenir que le projet devait être refusé en raison d'une méconnaissance des dispositions de l'article UB 11 du plan local d'urbanisme.

18. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que le maire de Colomiers aurait pu se fonder sur les motifs et bases légales alternatifs invoqués par la commune pour rejeter la demande de permis de construire de M. C. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution demandée.

19. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2021 par lequel le maire de Colomiers a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison d'habitation avec garage. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas susceptibles de fonder cette annulation.

Sur les conclusions indemnitaires :

20. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle () ".

21. En l'absence, au jour du présent jugement, de toute décision de la commune de Colomiers rejetant les demandes indemnitaires de M. C, les conclusions de ce dernier tendant à l'indemnisation de son préjudice moral doivent être rejetées comme étant irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition.

23. Le présent jugement annule le refus de permis de construire opposé par arrêté du 22 mars 2021 à M. C. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions du plan local d'urbanisme de la commune de Colomiers remis en vigueur par l'annulation du PLUi-H de la métropole Toulouse métropole interdiraient d'accueillir les conclusions à fin d'injonction pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y ferait obstacle. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au maire de la commune de Colomiers de délivrer à M. C un permis de construire dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Colomiers demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 24 mars 2020 par lequel le maire de Colomiers a sursis à statuer sur la demande de permis de construire de M. C et l'arrêté du 22 mars 2021 par lequel le maire de Colomiers a refusé de lui délivrer un permis de construire sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Colomiers de délivrer à M. C le permis de construire sollicité le 7 novembre 2018 dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Colomiers.

Délibéré après l'audience du 28 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Quessette, premier conseiller,

Mme Namer, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 novembre 2022.

La rapporteure,

S. NAMER

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef

N°s 2002446, 210416

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