LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2003700

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2003700

mardi 18 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2003700
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDESTRUEL-HORTAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 juillet 2020 et le 20 juillet 2021, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Le Trio, représentée par Me Hortal, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 3 mars 2020 par laquelle le maire de la commune de Toulouse a refusé de lui délivrer une autorisation temporaire d'occupation du domaine public ainsi que la décision du 28 mai 2020 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Toulouse de lui délivrer rétroactivement l'autorisation sollicitée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ;

3°) de débouter la commune de Toulouse de l'ensemble de ses demandes ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de la condamner aux entiers dépens.

La société Le Trio soutient que :

- la décision attaquée est signée par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 b), 4 et 5 du règlement d'occupation du domaine public, dès lors, d'une part, que l'autorisation a bien été délivrée à la SASU Le Trio représentée par son représentant légal et qu'aucune mutation de commerce n'est intervenue, la société Le Trio ayant seulement changé de président, d'autre part qu'elle satisfait aux conditions d'attribution comme les années précédentes et enfin que son établissement n'est pas à l'origine des troubles à l'ordre public et à la tranquillité publique qui lui sont reprochés ;

- la décision attaquée est illégale dès lors qu'il ressort implicitement d'un courrier du 11 mai 2020 qu'elle était titulaire au titre de cette même année d'une autorisation d'occupation du domaine public, la commune lui ayant indiqué ne pas lui facturer l'occupation du domaine public pour cette période ;

- le nouveau motif invoqué par la commune selon lequel elle ne saurait revendiquer aucune autorisation de terrasse en raison des dispositions du règlement d'occupation relatives à la largeur du trottoir n'est pas fondé, compte tenu du décroché intérieur que comporte la façade du local qu'elle exploite ;

- la décision attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir ;

- la décision portant rejet de son recours gracieux est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle méconnait le règlement d'occupation du domaine public pour des activités sédentaires de la commune de Toulouse daté de décembre 2018.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 avril 2021, la commune de Toulouse conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la société Le Trio au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les moyens soulevés par la société Le Trio ne sont pas fondés ;

- la société Le Trio occupe sans autorisation le domaine public depuis 2016 ;

- si le tribunal considérait le motif opposé comme illégal, une substitution de motifs pourrait être opérée dès lors que la même décision aurait pu être adoptée au motif tiré du non-respect du règlement fixant les règles d'occupation du domaine public de la ville de Toulouse des activités commerciales et sédentaires.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Biscarel, rapporteure,

- les conclusions de Mme Nègre-Le Guillou, rapporteure publique ;

- les observations de Me Bouillad-Guanchich, substituant Me Hortal, représentant la SASU Le Trio ;

- et les observations de Mme B pour la commune de Toulouse.

Une note en délibéré, enregistrée le 4 avril 2023, a été produite pour la commune de Toulouse et n'a pas été communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Le Trio exploite un bar-restaurant situé 39 avenue Jean Chaubet sur le territoire de la commune de Toulouse. Par un arrêté du 15 décembre 2015, cette société a été autorisée à installer une terrasse libre devant son établissement pour une surface de 11,40 m². Par une décision du 3 mars 2020, le maire a rejeté la demande de renouvellement d'autorisation présentée par cette société le 21 janvier 2020 pour des motifs liés à l'ordre public et à la tranquillité publique. Le recours gracieux formé par la société Le Trio le 29 avril 2020 à l'encontre de cette décision a été rejeté le 28 mai 2020. Par sa requête, la société Le Trio demande l'annulation de la décision du 3 mars 2020 refusant la délivrance de l'autorisation d'occupation du domaine public, ainsi que la décision du 28 mai 2020 portant rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L.2122-3 du code général de la propriété des personnes publiques : " L'autorisation mentionnée à l'article L. 2122-1 présente un caractère précaire et révocable. ". Aux termes de l'article L. 2121-1 de ce code : " Les biens du domaine public sont utilisés conformément à leur affectation à l'utilité publique. / Aucun droit d'aucune nature ne peut être consenti s'il fait obstacle au respect de cette affectation ". Aux termes de l'article L. 2122-1 du même code : " Nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 ou l'utiliser dans des limites dépassant le droit d'usage qui appartient à tous ".

3. En vertu de l'article 5 du règlement d'occupation du domaine public pour des activités commerciales sédentaires de la commune de Toulouse, dans sa version modifiée le 19 avril 2019 et applicable au présent litige : " Par ailleurs, pour toute mutation de commerce dont l'activité principale deviendrait la restauration et/ ou la vente de boissons à consommer sur place avec la détention d'une licence, le nouvel établissement en question qui pourrait prétendre au bénéfice d'une autorisation temporaire d'occupation du domaine public, pourrait se voir refuser l'occupation du domaine public pour des motifs liés à la densité des flux piétons et véhicules constituant ainsi une gêne pour la circulation, à des troubles à l'ordre public ou à la tranquillité publique ou pour tous autres motifs d'intérêt général en particulier liés à l'animation commerciale et à sa diversité. Ces motifs pourront aussi être invoqués pour abroger une autorisation de terrasse existante ou ne pas renouveler une telle autorisation ou pour toute demande de création de terrasse. () Les terrasses ouvertes peuvent d'une manière générale, être autorisées partout où le domaine public est réservé à l'usage piétonnier (trottoirs, voies piétonnes), sous réserve des contraintes du lieu, de la sécurité, de la libre circulation et de la tranquillité publique./ a) Sur les trottoirs, les terrasses ouvertes peuvent être autorisées si elles sont localisées :/ - contre les façades,/ - contre la bordure du trottoir avec un cheminement piéton entre la façade et la terrasse d'une largeur de 1,40 m (un mètre quarante) minimum,/ - contre la façade et la bordure du trottoir avec un cheminement piéton d'une largeur minimale de 1,40 m (un mètre quarante) entre les deux. ".

4. Il appartient à l'autorité administrative affectataire de dépendances du domaine public de gérer celles-ci tant dans l'intérêt du domaine et de son affectation que dans l'intérêt général. L'autorité chargée de la gestion du domaine public peut autoriser une personne privée à occuper une dépendance de ce domaine en vue d'y exercer une activité économique, à la condition que cette occupation soit compatible avec l'affectation et la conservation du domaine. Les autorisations privatives d'occupation de ce domaine, telles que les autorisations d'implantation de terrasses ou leur renouvellement, ne constituent pas un droit pour les demandeurs ou leur titulaire. Une autorisation d'occupation privative du domaine public peut notamment être refusée pour des motifs de police. La prévention des nuisances à la tranquillité des riverains générées par l'installation d'une terrasse sur une voie publique est au nombre des motifs qui peuvent fonder un refus d'autorisation d'implantation d'une terrasse.

5. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser à la société Le Trio l'autorisation d'occupation du domaine public pour installer une terrasse devant sa façade, la commune de Toulouse s'est fondée sur la circonstance que l'établissement a fait l'objet de plus de 25 signalements auprès du service " Allô Toulouse " et de la police municipale, de plaintes auprès de la police nationale notamment au titre " d'incivilité perpétrées par la clientèle de [son] bar, de l'agression d'agents municipaux, de la détérioration de biens publics et privés, de menaces et d'insultes à l'encontre de riverains de l'avenue Jean Chaubet. Toutefois, si la commune produit un tableau recensant 22 signalements auprès du service " Allô Toulouse " s'étant déroulés avenue Jean Chaubet et consistant pour l'essentiel en des stationnements gênants et deux signalements liés à une " clientèle bruyante ", ce tableau ne permet pas à lui seul d'établir que les faits ainsi relatés puissent être imputés à la société Le Trio, en l'absence notamment de toute indication du numéro de la voie. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société Le Trio aurait fait l'objet de mise en demeure ou de verbalisation pour de tels faits. A cet égard, la seule production d'un courriel daté du 6 mai 2020 indiquant que la société Le Trio a fait l'objet d'une verbalisation pour occupation illégale du domaine public routier n'est pas davantage de nature à établir la matérialité des faits sur lesquels la commune s'est fondée pour refuser de délivrer à la société requérante l'autorisation d'occupation du domaine public. Ainsi, le moyen tiré de ce que le motif fondant la décision attaquée est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation doit être accueilli.

6. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

7. A l'appui de ses écritures, la commune de Toulouse fait valoir qu'elle ne pouvait pas faire droit à la demande de la société Le Trio dès lors que celle-ci ne remplissait pas les conditions pour pouvoir bénéficier d'une terrasse du fait de la configuration des lieux, l'article 5 du règlement d'occupation du domaine public pour des activités commerciales sédentaires imposant 2 mètres de passage réglementaire pour les piétons. Or, contrairement à ce qu'indique la commune, les dispositions précitées de l'article 5 de ce règlement imposent seulement, pour les terrasses ouvertes sur les trottoirs, une largeur minimale d'1,40 mètre pour le cheminement des piétons. En tout état de cause, cette distance minimale laissée pour le cheminement des piétons n'est pas imposée par le règlement pour les terrasses situées contre les façades comme c'est le cas en l'espèce. Ainsi, il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Toulouse aurait pris la même décision si elle avait entendu se fonder initialement sur ce motif. Il n'y a dès lors pas lieu de procéder à la substitution de motif demandée.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la société Le Trio est fondée, pour ce motif, à demander l'annulation de la décision du 3 mars 2020 refusant de lui délivrer une autorisation d'occupation du domaine public, ainsi que, par voie de conséquence, de la décision du 28 mai 2020 rejetant son recours gracieux. En revanche, les autres moyens de la requête ne sont pas de nature à entrainer l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

9. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution./ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".

10. Le présent jugement qui annule les décisions attaquées du 3 mars 2020 et du 28 mai 2020, eu égard au motif de cette annulation, et dès lors que les autres moyens de la requête ne sont pas de nature à entrainer une telle annulation comme il vient d'être dit, n'implique pas nécessairement qu'une autorisation d'occupation du domaine public pour l'installation d'une terrasse soit délivrée à la SASU Le Trio mais seulement que la commune de Toulouse réexamine sa demande dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en tout état de cause obstacle à ce que soit mise à la charge de la SASU Le Trio, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Toulouse demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SASU Le Trio et non compris dans les dépens.

Sur les dépens :

12. La présente instance n'a entraîné aucun dépens au sens des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions de la SASU Le Trio relatives à la charge des dépens doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 3 mars 2020 de la commune de Toulouse rejetant la demande d'autorisation d'occupation du domaine public formée par la SASU Le Trio ainsi que la décision du 28 mai 2020 rejetant son recours gracieux sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint à la commune de Toulouse de procéder au réexamen de la demande de la société Le Trio dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune de Toulouse versera la somme de 1 500 euros à la SASU Le Trio au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Toulouse sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à la SASU Le Trio et à la commune de Toulouse.

Délibéré après l'audience du 4 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Héry, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023.

La rapporteure,

B. BISCAREL

La présidente,

F. HÉRY La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

N°2003700

Décisions similaires

TA30Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602574

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. La demande, qui visait à obtenir la suspension d'une procédure administrative non identifiée et des mesures liées au contradictoire, était dépourvue de toute précision. Le juge a également relevé que, si la requérante entendait contester une procédure judiciaire en cours devant la cour d'appel de Nîmes, ces conclusions relevaient de l'ordre judiciaire et non de la compétence administrative. La décision a été prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

TA33Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

01/06/2026

TA33Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.

01/06/2026

TA34Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.

01/06/2026

← Retour aux décisions