LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2004192

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2004192

vendredi 26 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2004192
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSCP COURRECH & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 août 2020 et le 19 octobre 2020, M. C B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 décembre 2019 par lequel le maire de Roquettes a accordé un permis de construire à la société Green City Immobilier en vue de la construction de deux bâtiments collectifs totalisant trente-trois logements sur les parcelles AI 43, AI 48 et AI 220 du cadastre de la commune, situées rue La Canal et rue Clément Ader.

Il soutient que :

- le plan local d'urbanisme de la commune, tel qu'il résulte de sa troisième modification approuvée le 19 décembre 2018, est illégal car il aurait dû donner lieu, eu égard à l'importance des mesures décidées, à une procédure de révision au lieu de la procédure de modification qui a été choisie par la commune ;

- cette modification est illégale car le projet a été modifié après l'enquête publique en ce qui concerne l'emplacement réservé de mixité sociale placé sur la parcelle AI 43, point qui ne ressortait pas de cette enquête publique et bouleverse l'économie du projet ;

- le plan local d'urbanisme tel qu'il résulte de cette modification est illégal car la densification de la zone UB qu'il décide est contradictoire avec le schéma de cohérence territoriale ;

- cette version du plan local d'urbanisme est également illégale car le règlement qui en découle est incohérent avec les objectifs du projet d'aménagement et de développement durables et notamment avec les perspectives d'évolution démographique qu'il retient et permet, en modifiant l'article 11 du règlement de la zone UB, la réalisation d'immeubles collectifs ;

- le permis de construire méconnaît l'article U 3 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le permis de construire méconnaît l'article U 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le permis de construire méconnaît l'article U 12 du règlement du plan local d'urbanisme.

Par des mémoires en défense enregistrés le 30 septembre 2020 et le 1er décembre 2020, la société Green City Immobilier, représentée par Me Courrech, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens invoqués par M. B sont infondés.

Une mise en demeure a été adressée le 22 décembre 2020 à la commune de Roquettes mais est restée sans réponse.

Par ordonnance du 6 janvier 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 7 mars 2022.

Par courrier du 12 décembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des moyens relatifs à l'illégalité pour vice de forme ou de procédure de la révision du plan local d'urbanisme dès lors qu'en application de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme, ces moyens ne peuvent être invoqués par voie d'exception après l'expiration d'un délai de six mois à compter de la prise d'effet du document en cause.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Grimaud, rapporteur,

- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,

- et les observations de Me Köth, représentant la société Green City Immobilier.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 6 décembre 2019, le maire de Roquettes a accordé à la société Green City Immobilier un permis de construire en vue de la construction de deux immeubles collectifs, comprenant un total de trente-trois logements, sur des parcelles cadastrées AI 43, AI 48 et AI 220, au 36 rue Clément Ader et au 29 rue La Canal. M. B a présenté un recours gracieux contre ce permis de construire le 13 février 2020, qui a été rejeté implicitement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens tirés de l'exception du plan local d'urbanisme de Roquettes dans sa rédaction issue de la délibération du 19 décembre 2018 :

S'agissant de la légalité externe :

2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme : " L'illégalité pour vice de forme ou de procédure d'un schéma de cohérence territoriale, d'un plan local d'urbanisme, d'une carte communale ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu ne peut être invoquée par voie d'exception, après l'expiration d'un délai de six mois à compter de la prise d'effet du document en cause. / Les dispositions de l'alinéa précédent sont également applicables à l'acte prescrivant l'élaboration ou la révision d'un document d'urbanisme ou créant une zone d'aménagement concerté. / Les deux alinéas précédents ne sont pas applicables lorsque le vice de forme concerne : / -soit la méconnaissance substantielle ou la violation des règles de l'enquête publique sur les schémas de cohérence territoriale, les plans locaux d'urbanisme et les cartes communales ; / -soit l'absence du rapport de présentation ou des documents graphiques ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la délibération approuvant la troisième modification du plan local d'urbanisme de Roquettes est entrée en vigueur le 21 décembre 2018. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la commune de Roquettes aurait dû avoir recours à une procédure de révision et non de modification, soulevé par le requérant dans sa requête introductive d'instance enregistrée au greffe du tribunal le 20 août 2020, a été présenté tardivement et doit donc être écarté comme irrecevable.

4. En deuxième lieu, la circonstance que le plan local d'urbanisme approuvé se trouve privé de l'emplacement réservé de mixité sociale prévu sur la parcelle AI 43 n'est pas de nature à porter atteinte à la régularité du document d'urbanisme dès lors que cette modification résulte d'une proposition du commissaire-enquêteur et donc de l'enquête publique et qu'en tout état de cause, elle ne porte pas atteinte à l'économie générale du plan local d'urbanisme.

S'agissant de la légalité interne :

5. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 151-15 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : / 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; /2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 151-8 de ce code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3 ".

6. La modification du plan local d'urbanisme adoptée par la délibération du 19 décembre 2018 emporte une modification du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme révisé en 2013, et notamment de son axe 1 intitulé " poursuivre un développement urbain maîtrisé ", lequel prévoit que la commune attend une croissance démographique de l'ordre de 1 000 habitants supplémentaires pour les dix à quinze années suivant son élaboration, soit un total de 4 600 habitants, avec un objectif de 5 000 habitants à l'échéance du schéma de cohérence territoriale, soit en 2030, impliquant la construction de 550 logements d'ici 2025. Toutefois, si la modification adoptée le 19 décembre 2018 introduit une augmentation du coefficient d'emprise au sol de 0,20 à 0,35 en zone UB et dans une partie des zones AU et de 0,20 à 0,25 en zone UBa, il ressort des pièces du dossier que la modification procède à l'allègement des contraintes de constructibilité, et notamment d'emprise au sol, en vue de permettre l'édification de 388 logements en plus des 162 construits entre 2013 et 2018, soit un total de 550 logements édifiés ou à édifier sur la période 2013-2025, ce qui aboutirait à une croissance démographique d'environ 850 habitants entre 2018 et 2025, portant la population de 4 163 habitants en 2019 à environ 5 000 habitants en 2025, prévision dont aucun élément du dossier ne permet de remettre en cause le bien-fondé. Il s'ensuit que, si la troisième modification du plan local d'urbanisme adoptée par la délibération du 19 décembre 2018 serait susceptible de permettre une croissance démographique légèrement plus rapide que celle envisagée par le projet d'aménagement et de développement durables, les modifications ainsi apportées au document d'urbanisme demeurent cohérentes avec les orientations définies par le projet d'aménagement et de développement durables et ne les remettent pas en cause. M. B n'est donc pas fondé à soutenir que le règlement du plan local d'urbanisme de Roquettes, tel qu'il résulte de la délibération du 19 décembre 2018, serait incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables de ce même document. Ce moyen doit donc être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme : " Les plans locaux d'urbanisme et les documents en tenant lieu ainsi que les cartes communales sont compatibles avec : / 1° Les schémas de cohérence territoriale prévus à l'article L. 141-1 ; / () 4° Les programmes locaux de l'habitat prévus à l'article L. 302-1 du code de la construction et de l'habitation () ".

8. D'une part, il résulte de ces dispositions qu'à l'exception des cas limitativement prévus par la loi dans lesquels les schémas de cohérence territoriale peuvent contenir des normes prescriptives, ceux-ci doivent se borner à fixer des orientations et des objectifs. Les plans locaux d'urbanisme sont soumis à une simple obligation de compatibilité avec ces orientations et objectifs. Si ces derniers peuvent être en partie exprimés sous forme quantitative, il appartient aux auteurs des plans locaux d'urbanisme, qui déterminent les partis d'aménagement à retenir en prenant en compte la situation existante et les perspectives d'avenir, d'assurer, ainsi qu'il a été dit, non leur conformité aux énonciations des schémas de cohérence territoriale, mais leur compatibilité avec les orientations générales et les objectifs qu'ils définissent. Pour apprécier la compatibilité d'un plan local d'urbanisme avec un schéma de cohérence territoriale, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle de l'ensemble du territoire couvert en prenant en compte l'ensemble des prescriptions du document supérieur, si le plan ne contrarie pas les objectifs qu'impose le schéma, compte tenu des orientations adoptées et de leur degré de précision, sans rechercher l'adéquation du plan à chaque disposition ou objectif particulier.

9. Il ressort des pièces du dossier que la recommandation n° 71 du document d'orientation et d'objectif du schéma de cohérence territoriale de la grande agglomération toulousaine préconise, dans les zones dites de " développement mesuré ", une densité de 10 à 15 logements à l'hectare. Si M. B soutient que l'assouplissement, par la délibération du 19 décembre 2018, des règles de constructibilité du secteur de Lensemen, qui appartient à une telle zone au sens du schéma de cohérence territoriale, l'amènera, au terme de son urbanisation, à une densité de l'ordre de 35 à 40 logements à l'hectare, cette seule circonstance, d'ailleurs tempérée par la circonstance que la commune entend par ce moyen accélérer l'urbanisation de ce secteur pour rattraper son retard en matière de logement sociaux conformément à la préconisation n° 60 du document d'orientation et d'objectif du schéma de cohérence territoriale, n'est pas de nature, eu égard à la superficie limitée du secteur de Lensemen, qui est de 4 hectares environ, à contrarier les objectifs de densité que préconise ce document à l'échelle du territoire couvert par ce schéma, qui est de l'ordre de 1 200 km². Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que le plan local d'urbanisme, tel qu'il a été modifié par la délibération du 19 décembre 2018, serait incompatible avec le schéma de cohérence territoriale.

10. En troisième lieu, la circonstance que les dispositions relatives à l'insertion paysagère modifiées par la délibération du 19 décembre 2018 dans le règlement de la zone UB, n'interdisent pas la construction d'immeubles collectifs dans cette zone n'est pas de nature à contrarier les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durables, qui se bornent à prévoir un développement urbain maîtrisé, notamment en permettant l'accueil de nouveaux habitants en s'insérant dans le développement plus global des agglomérations muretaine et toulousaine, sans imposer de type d'habitat ou de forme architecturale particulière.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir, par la voie de l'exception, que le plan local d'urbanisme de Roquettes serait, dans sa rédaction issue de la délibération du 19 décembre 2018, illégal.

En ce qui concerne les moyens tirés de la méconnaissance du plan local d'urbanisme de la commune :

12. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article U 3 du plan local d'urbanisme de Roquettes relatives aux accès : " Les accès doivent être adaptés à l'opération projetée et aménagés de façon à ne pas créer de difficultés ou dangers pour la circulation générale. Ils doivent répondre aux exigences de la sécurité publique, de la défense contre l'incendie, de la protection civile, et du ramassage des ordures ménagères. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celles de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit ".

13. Selon le requérant, l'accès sur la rue La Canal, retenu pour desservir le projet de la société Green City Immobilier, constituerait une source de danger au regard, notamment, de la faible largeur du trottoir, de la proximité du carrefour avec la rue Clément Ader, des conditions de stationnement prévalant dans le secteur et de la faible visibilité offerte aux usagers quittant le parc de stationnement des immeubles objet du permis de construire attaqué. Toutefois, si M. B estime que seul un accès sur la rue Clément Ader serait à même de répondre aux exigences de l'article U 3 du règlement du plan local d'urbanisme, il ressort des pièces du dossier que l'accès au projet se situe à 30 à 50 mètres du carrefour où convergent la rue La Canal et la rue Clément Ader, que ce carrefour est doté d'une bonne visibilité et est pourvu de ralentisseurs. Par ailleurs, la rue La Canal est d'une largeur de 4 mètres au moins au droit du projet et, si des contraintes de stationnement amènent certains véhicules à franchir l'axe médian de la chaussée pour entrer sur les terrains longeant cette voie, la taille modeste du projet et des bâtiments existants n'est de nature à engendrer qu'un trafic n'impliquant pas de difficulté ou de danger en termes de circulation automobile. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que le maire de Roquettes a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article U 3 en accordant le permis de construire attaqué.

14. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article U 3 du plan local d'urbanisme de Roquettes relatives à la voirie : " Les constructions doivent être desservies par des voies publiques ou privées dont les caractéristiques correspondent : / - d'une part à l'importance et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles à édifier ; / o Dans le cas de la desserte de 4 à 7 logements, la voie devra disposer d'une largeur minimum de 4 mètres de chaussée. / o Dans le cas de la desserte de 8 logements et plus, la voie devra disposer d'une largeur minimum de 5 mètres de chaussée et disposer d'un trottoir sur toute sa longueur. / - d'autre part aux exigences de la sécurité publique, de la défense incendie et de la protection civile. / Les voies nouvelles se terminant en impasse et desservant plus de trois logements doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules, notamment les véhicules de collecte des ordures ménagères, ainsi que ceux assurant la lutte contre l'incendie, puissent faire demi-tour ".

15. Si M. B soutient que la voie de desserte interne du projet, commune aux deux immeubles, est inadaptée au trafic engendré par les trente-trois logements prévus, se termine en impasse et n'offre aucune possibilité de manœuvre de demi-tour, il résulte des termes mêmes des dispositions reproduites ci-dessus qu'elles ne s'appliquent pas aux voies internes des projets de construction mais ne s'imposent qu'aux voiries desservant le terrain d'assiette du projet et extérieures à celui-ci. En l'espèce, l'argumentation du requérant portant sur la seule voie interne du projet, ce moyen doit être écarté comme inopérant.

16. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article U 11 du plan local d'urbanisme de Roquettes : " Pour toutes les zones et secteurs : / ' Les constructions doivent présenter un aspect extérieur compatible avec le caractère des lieux avoisinants, en harmonie avec leur environnement architectural et paysager. / ' Les antennes paraboliques devront être placées de manière à ne pas être visibles de la rue. / ' Les revêtements de façade doivent être d'une conception et d'une teinte en harmonie avec celles du bâti traditionnel. Est interdit l'emploi brut en parement extérieur de matériaux destinés à être recouverts d'un enduit. / ' Cas particulier des devantures et des enseignes : les devantures et les enseignes doivent prendre en compte l'architecture du bâti dans lequel elles s'insèrent, notamment pour ce qui concerne le volume, les ouvertures, la modénature, les matériaux utilisés, la couleur. En particulier, la devanture ne devra pas dépasser la hauteur du rez-de-chaussée. / ' Les annexes sont soumises aux mêmes règles que le bâti principal. / En plus, pour les zones UB, UBa, UBc et UBr uniquement : / ' A l'exception des constructions à usage d'équipement public, des vérandas et des annexes d'une surface de plancher inférieure ou égale à 20 m², les toitures doivent être : / - Avec des matériaux de type tuiles de surface courbe de couleur terre cuite et leur pente comprise entre 30 et 35 cm par mètre ; / - Soit de type terrasse. / En plus, pour les zones UA et UP uniquement : / ' Les chiens assis sont interdits. / ' En façade sur rue, les fenêtres devront être plus hautes que larges. / ' La brique foraine ou tout matériau d'aspect similaire devra être obligatoirement utilisée, soit au niveau des encadrements, soit dans des éléments de modénature (partie ou totalité de murs, soubassement, bandeau, corniche). / ' Couleur des enduits : Ocre clair. / ' Les contrevents extérieurs sont recommandés. / ' A l'exception des constructions à usage d'équipement public, des annexes, des vérandas et des abris de jardins d'une surface de plancher inférieure ou égale à 20 m², les toitures doivent être à deux versants (pouvant présenter une croupe en extrémité d'îlot), avec des matériaux de type tuiles de surface courbe de couleur terre cuite et leur pente comprise entre 30 et 35 cm par mètre ".

17. Si le requérant fait valoir que le projet crée une dysharmonie dans son environnement en raison notamment de son caractère d'immeuble d'habitat collectif, de sa masse et de la longueur de sa façade, il ressort des pièces du dossier que le secteur compte plusieurs immeubles résidentiels collectifs, dont l'un est d'ailleurs implanté sur la parcelle mitoyenne au projet. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que, si la longueur de la façade du bâtiment B est de l'ordre de 45 mètres de long, elle est marquée de plusieurs ruptures dans sa forme et ses couleurs afin d'éviter toute monotonie visuelle. Enfin, il ressort des pièces du dossier que, par ses formes, ses dimensions, son aspect extérieur et l'aménagement de ses espaces verts, le projet, qui se compose de deux bâtiments, dont l'un en R + 2 et l'autre en R + 1, construits perpendiculairement l'un par rapport à l'autre, dont l'un est couvert de tuiles et qui présentent tous deux des teintes proches des bâtiments avoisinants, ne présente pas de discordance particulière avec son environnement. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le maire de Roquettes a fait une inexacte application des dispositions de l'article U 11 du règlement du plan local d'urbanisme en accordant le permis de construire attaqué.

18. Aux termes des dispositions de l'article U 12 du plan local d'urbanisme de Roquettes : " Cet article est applicable : - à tout projet de construction, à l'exception des extensions de moins de 50 m2 de surface de plancher et de la reconstruction de la surface de plancher des bâtiments déclarés menaçant ruine, conformément aux articles L511.1 et suivants du code de la Construction et de l'habitation ; - aux changements d'affectation des constructions pour le surplus de stationnement requis. Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques, sur des emplacements prévus à cet effet. Sur chaque unité foncière, il doit être aménagé des aires suffisantes pour assurer le stationnement et l'évolution des véhicules de livraison et de service pour toutes les fonctions autres que l'habitation. Les besoins des constructions et installations doivent être déterminés en fonction du type de constructions et de leur fréquentation et notamment pour les constructions les plus courantes, par référence aux normes habituelles ci-après : ' Constructions à destination d'habitation : - 2 places de stationnement pour toute construction inférieure à 100 m² de surface de plancher ; - 1 place de stationnement additionnelle par tranche de 70 m² de surface de plancher supplémentaire - Pour les opérations comportant 5 logements ou plus, une place de stationnement supplémentaire destinée aux visiteurs sera exigée par tranche de 5 logements. - Pour les constructions à usage d'habitat collectif, il sera exigé 1.50 m² par logement réservé au stationnement des deux roues. Un local à vélo à l'intérieur de chaque bâtiment est également exigé. () La superficie à prendre en compte est de 25 m2 par véhicule, y compris les accès et aires de manœuvre ".

19. Il résulte de ces dispositions, qui doivent être interprétées comme limitant aux seules constructions individuelles la possibilité de ne réaliser qu'une place par tranche de 70 m² de surface de plancher après prise en compte de la première tranche de 100 m², que le pétitionnaire devait adjoindre à la construction, deux places de stationnement par logement libre soit vingt-deux places de stationnement, et une place destinée aux visiteurs par tranche de cinq logements libres, soit quatre places. A ce total de vingt-six places devait être ajoutée une place par logement social, conformément aux dispositions de l'article L. 151-35 du code de l'urbanisme, soit un total de onze places de stationnement. Il ressort à cet égard des pièces du dossier que le projet comprend cinquante emplacements de stationnement et est donc conforme aux exigences du plan local d'urbanisme. Par ailleurs, si certaines de ces places sont groupées deux à deux en enfilade, une telle disposition n'est pas par elle-même de nature à méconnaître le règlement du plan local d'urbanisme, qui ne l'interdit pas, dès lors que le pétitionnaire soutient sans être contredit que chacune d'elles est affectée au même logement que celle qui en commande l'accès et que toutes sont effectivement utilisables. Enfin, si M. B soutient que l'aire de manœuvre disponible pour chaque véhicule est inférieure à 25 m², il ressort des pièces du dossier que chaque place de stationnement, y compris les places commandées, couvre une superficie de 12,5 m² et que la superficie de l'allée centrale du projet mesure de l'ordre de 300 m², de telle sorte que chaque véhicule dispose d'une aire de manœuvre totalisant, outre les 12,5 m² qui lui sont affectés, les 300 m² de l'allée centrale, et peut donc user d'une aire de manœuvre très largement supérieure à 25 m². Le moyen tiré de la violation de l'article U 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Roquettes doit donc être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Roquettes en date du 6 décembre 2019 accordant un permis de construire à la société Green City Immobilier. Sa requête doit donc être rejetée.

Sur les frais relatifs au litige :

21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Green City Immobilier sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société Green City Immobilier sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à la société Green City Immobilier et à la commune de Roquettes.

Délibéré après l'audience du 22 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

Mme Lequeux, conseillère,

Mme Lucas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 janvier 2024.

L'assesseur le plus ancien,

A. LEQUEUX

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions