mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2005123 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique cellule 7 |
| Avocat requérant | MAIRESSE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 octobre 2020 et le 22 juillet 2021, M. A B, représenté par la Selarl Mairesse Avocats, aux écritures de Me Mairesse, demande au tribunal :
1) d'annuler la décision 48 SI en date du 14 août 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur lui a notifié, outre une perte de trois points de son permis de conduire consécutivement à l'infraction au code de la route commise le 9 octobre 2019 à 11h00 à Puylaroque, l'ensemble des retraits de points successivement opérés à son encontre ainsi que la perte de la totalité des points affectés à son permis de conduire et corrélativement celle de la validité dudit permis de conduire et lui a enjoint de restituer son titre de conduite invalidé aux services préfectoraux de son département de résidence dans le délai de dix jours francs à compter de la réception de la décision 48 SI ;
2) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a retiré respectivement trois fois trois points, un point et deux fois trois points de son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les 1er juin 2018, 22 octobre 2018, 4 mars 2019, 9 avril 2019, 31 mai 2019 et 9 octobre 2019 ;
3) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer le permis de conduire annulé en reconstituant le capital de points, sous huitaine à compter de la signification de la décision à intervenir ;
4) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- ne s'étant jamais vu notifier les retraits de points contestés dont son permis a fait l'objet, il est recevable dans sa demande d'exception d'illégalité à l'encontre de l'ensemble des décisions successives de retraits de points prises par ministre de l'intérieur ;
- la formalité d'information prévue par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'a pas été satisfaite lors du constat des infractions au code de la route qui lui sont reprochées et ce, notamment, s'agissant des procès-verbaux dressés électroniquement ;
- il appartient à l'administration d'apporter la preuve par tous moyens qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information, ainsi concernant les décisions de retrait de points résultant d'infractions réglées le jour-même, par la production de la souche de la quittance relative au paiement des amendes ;
- les annulations de décision de retrait d'un point ont pour conséquence de faire courir les délais sans interruption permettant l'acquisition de points selon l'article L. 223-6 du code de la route ;
- concernant les décisions de retrait de points résultant de la condamnation par ordonnance pénale dans le cadre d'une procédure dite " simplifiée ", le prévenu ne se voit pas remettre d'avis de contravention et reçoit ultérieurement une ordonnance statuant sur sa culpabilité et la peine prononcée et, dans ces conditions, aucune information sur la perte de points encourue, l'existence d'un système automatisé des infractions et sur son droit d'accès ne lui est donnée, étant précisé qu'il en est de même du relevé de condamnation pénale remis à cette occasion qui ne mentionne nullement une perte de points encourue ;
- s'agissant de l'infraction du 9 avril 2019, si le ministre de l'intérieur communique la copie de la contestation effectuée par la société Allo Vit' et indique avoir reçu de l'officier du ministère public l'avis d'amende majorée qu'il aurait lui-même joint à sa réclamation, aucune des pièces fournies ne permet de corroborer les propos purement déclaratoires du ministre de l'intérieur dès lors que la copie de ladite réclamation n'est pas communiquée ;
- en toute hypothèse, alors que le ministre indique qu'une réclamation a été formulée par ses soins à l'encontre de l'avis d'amende forfaitaire majorée et prétend en tirer la conclusion que la décision de retrait de points y afférente est ainsi justifiée, si une telle réclamation était avérée, aucun retrait de points n'aurait dû être effectué sur la base de l'amende forfaitaire majorée, ce titre ayant été anéanti par la contestation et un jugement du tribunal de police aurait dû être rendu ;
- s'agissant de l'infraction du 4 mars 2019, les inscriptions précédant immédiatement sa signature sur le procès-verbal électronique rédigé par le peloton de gendarmerie sont parfaitement illisibles, de sorte qu'il est manifestement impossible de s'assurer de la notification régulière des informations prescrites.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu la lettre en date du 11 mars 2022 informant les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que la décision à intervenir est susceptible d'être fondée sur un moyen soulevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de la décision 48 SI en tant qu'elle notifie à M. B le retrait d'un point à la suite de l'infraction commise le 9 avril 2019 alors que le point a été restitué au requérant.
Vu les observations, enregistrées le 21 juin 2022, pour M. B, en réponse au moyen relevé d'office.
Vu :
- le relevé d'information intégral de M. B ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Après avoir au cours de l'audience publique présenté son rapport.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande l'annulation de la décision 48 SI en date du 14 août 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a procédé à l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul ainsi que des décisions de retraits de points afférentes aux infractions commises les1er juin 2018, 22 octobre 2018, 4 mars 2019, 9 avril 2019, 31 mai 2019 et 9 octobre 2019.
Sur l'étendue des conclusions en annulation :
2. En premier lieu, d'une part, il ressort du relevé d'information intégral relatif à la situation de M. B, édité le 3 février 2021, produit par le ministre de l'intérieur, d'une part, que l'infraction commise le 9 octobre 2019 ayant entraîné le retrait de trois points du permis de conduire de M. B n'y figure plus et, d'autre part, que la décision 48 SI du 14 août 2020 ne figure plus également sur ce relevé. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de points afférente à l'infraction commise le 9 octobre 2019 et de la décision référencée 48 SI du 14 août 2020 sont irrecevables et doivent être rejetées comme telles.
3. En second lieu, pour l'infraction commise le 9 avril 2019 ayant entraîné le retrait d'un point du permis de conduire de M. B, il ressort également du relevé d'information intégral relatif à la situation de M. B, que le point retiré lui a été restitué le 22 janvier 2020 en application des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route, soit antérieurement à l'introduction de la requête. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de ce retrait de point sont irrecevables et doivent être rejetées comme telles. En revanche, il y a lieu de statuer sur les décisions de retraits de trois fois trois points, un point et trois points de son permis de conduire consécutivement aux infractions commises les 1er juin 2018, 22 octobre 2018, 4 mars 2019 et 31 mai 2019.
Sur le surplus des conclusions en annulation :
En ce qui concerne la procédure de notification des retraits de points :
4. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 223-3 du code de la route : " () Quand il est effectif, le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple ou, sur sa demande, par voie électronique. () ".
5. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions précitées de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur qui demeure recevable à exciper de l'illégalité de chacun de ces retraits. Dès lors, M. B ne saurait utilement se prévaloir de ce que les retraits de points successifs ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.
En ce qui concerne l'information préalable aux retraits de points :
6. En vertu de l'article L. 223-1 du code de la route, le nombre de points affectés au permis de conduire est réduit de plein droit, lorsqu'est établie, par le paiement d'une amende forfaitaire ou par une condamnation définitive ou par l'émission du titre exécutoire d'une amende forfaitaire majorée, la réalité de l'infraction donnant lieu au retrait des points et en vertu des articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code, lorsque l'intéressé est avisé qu'une infraction passible d'un retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé de la perte des points qu'il est susceptible d'encourir, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, lesquelles constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis.
7. Pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, il est prescrit depuis l'intervention de l'arrêté du 5 octobre 1999 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, dont les dispositions pertinentes sont codifiées aux articles A. 37 à A. 37-4 du même code, que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est relevée avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, ce dernier utilise un formulaire réunissant, en une même liasse autocopiante, le procès-verbal conservé par le service verbalisateur, une carte de paiement matériellement indispensable pour procéder au règlement de l'amende et l'avis de contravention, également remis au contrevenant pour servir de justificatif du paiement ultérieur, qui comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un formulaire conforme à ce modèle et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet.
S'agissant des infractions commises les 1er juin 2018, 22 octobre 2018 et 31 mai 2019 :
8. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction ayant donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention qui, dans le cadre de cette procédure électronique, est adressé au domicile du contrevenant ou du titulaire du certificat d'immatriculation. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
9. Pour ce qui concerne les infractions commises les 1er juin 2018, 22 octobre 2018 et 31 mai 2019, ayant entraîné le retrait de trois fois trois points de son permis de conduire, constatées par procès-verbal électronique, il ressort des mentions du relevé d'information intégral le concernant que M. B s'est acquitté du paiement différé des amendes forfaitaires afférentes à ces infractions. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que les décisions de retrait de trois fois trois points consécutives à ces infractions sont intervenues à la suite d'une procédure irrégulière.
S'agissant de l'infraction commise le 4 mars 2019 :
10. Il résulte de l'instruction que l'infraction commise le 4 mars 2019, constatés avec interception du véhicule, a donné lieu à l'établissement d'un procès-verbal électronique mentionnant, d'une part, le déroulé de l'interpellation, la nature de l'infraction et les dispositions du code de la route la réprimant, et d'autre part, le fait que cette infraction entraînait un retrait de points. M. B a apposé sa signature sous la mention, au demeurant parfaitement lisible : " Signature de M. B A, qui reconnaît avoir été informé, avant paiement, des dispositions suivantes : () ", laquelle mention est suivie d'une information relative au retrait de points conforme aux exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information s'agissant de l'infraction commise le 4 mars 2019 manque en fait et ne peut dès lors qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route :
11. Le requérant soutient que les annulations de retrait d'un point auront pour conséquence de faire courir les délais sans interruption permettant l'acquisition de points en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Or aucune annulation de décision de retrait d'un point n'étant intervenue, cette circonstance fait ainsi obstacle à ce que M. B bénéficie des dispositions de l'article L. 223-6 du code de la route et ce d'autant que le point retiré à la suite de l'infraction du 9 avril 2019 a été restitué le 22 janvier 2020 et, d'autre part, que les infractions des 1er juin 2018, 22 octobre 2018, 4 mars 2019 et 31 mai 2019 ont entraîné le retrait de quatre fois trois points du permis de conduire. Il appartenait, le cas échéant, au requérant, par la prise de connaissance de son relevé d'information intégral réalisable selon la procédure présentée à l'article R. 225-6 précité du code de la route, de solliciter l'administration aux fins d'obtenir la restitution dont il estimait être injustement privé. Par suite, le requérant n'est pas fondé à contester l'exactitude du solde de points affectés à son permis de conduire établi à la date de sa requête.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution.".
14. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressé doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
16. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, soit condamné à payer à M. B la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
La présidente,
Isabelle Carthé MazèresLa greffière,
Sandrine Furbeyre
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
Le Greffier en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026