mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2005448 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 octobre 2020 et un mémoire complémentaire enregistré le 20 avril 2021, M. E B, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de la préfète du Tarn du 21 septembre 2020 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dont distraction au profit de son conseil.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :
- elles sont entachées d'une incompétence de leur signataire ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elles sont intervenues à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'autorité préfectorale ne l'a pas convoqué devant la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'il remplit effectivement les conditions posées par les articles 6 § 2 et 6 § 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- les conclusions de l'enquête de communauté de vie ne lui ont pas été communiquées ou annexées à la décision querellée au mépris du principe du contradictoire ; l'administration n'a pas convoqué son épouse pour lui demander de s'expliquer et la confronter aux conclusions de cette enquête ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation compte tenu de sa communauté de vie, de son ancienneté de séjour en France et de la circonstance qu'il a fixé le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France ;
- elles méconnaissent l'intérêt supérieur du fils de sa compagne, protégé par l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, familiale et professionnelle ;
- elle méconnaît les articles 6 § 2, 6 § 5 et 6 § 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
Par un mémoire en défense enregistré le 11 mars 2021, la préfète du Tarn conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 25 mai 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 30 juin 2021.
Des pièces complémentaires, enregistrées le 20 mai 2022, ont été produites pour la préfète du Tarn et n'ont pas été communiquées.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 12 février 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. JOZEK a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 3 décembre 1981 à Marhoum (Algérie), de nationalité algérienne, a déclaré être entré en France le 8 août 2016 avec un passeport algérien revêtu d'un visa touristique d'une durée de quatre-vingt-dix jours. Le 11 janvier 2017, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile et, le 27 juin 2017, il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français, prononcé par le préfet du Rhône. Le 16 septembre 2017, l'intéressé s'est marié avec une ressortissante française et a obtenu un certificat de résidence " vie privée et familiale " valable jusqu'au 17 janvier 2019. M. B a fait l'objet d'un nouvel arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français le 10 avril 2019. Il a présenté une nouvelle demande de délivrance de titre de séjour en qualité de conjoint de Français sur le fondement de l'article 6 (2°) de l'accord franco-algérien, le 15 juillet 2020. La préfète du Tarn a prononcé à son encontre, le 21 septembre 2020, un arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de renvoi. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté en date du 13 août 2020, publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture du Tarn, la préfète de ce département a donné délégation à M. Michel Laborie, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les arrêtés pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment les décisions de refus de délivrance de titre et de refus de séjour et les mesures d'éloignement. Contrairement à ce que soutient le requérant, cette délégation, qu'aucune disposition n'imposait qu'elle soit consentie dans les seuls cas d'absence ou d'empêchement de la préfète, est suffisamment précise. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les articles 6 et 7 bis de l'accord franco-algérien relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles du 27 décembre 1968, indique que M. B a déclaré être arrivé en France le 8 août 2016 avec un passeport algérien revêtu d'un visa touristique d'une durée de 90 jours, retrace le parcours de sa demande d'asile rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 11 janvier 2017. La préfète indique que l'intéressé a fait l'objet d'un arrêté du 27 juin 2017 portant obligation de quitter le territoire français après avoir tenté de se marier civilement avec une ressortissante française pour obtenir un titre de séjour, faits caractérisés par un dépôt de plainte pour harcèlement le 3 mars 2017, qu'il s'est marié avec une ressortissante française et qu'il a alors obtenu un certificat de résidence " vie privée et familiale " valable jusqu'au 17 janvier 2019. En outre, la décision attaquée précise que M. B a fait l'objet d'un nouvel arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 10 avril 2019, qu'il a sollicité, le 15 juillet 2020, la délivrance d'un titre de séjour, que le rapport des services de gendarmerie en date du 7 août 2020 et l'audition de l'intéressé n'ont pas permis de conclure à l'effectivité d'une vie commune et que l'intéressé ne peut donc bénéficier de la délivrance d'un certificat de résidence algérien compte tenu de ce qu'il ne remplit pas la condition d'une communauté de vie effective entre les époux mariés depuis un an. L'arrêté indique enfin qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale et que M. B n'établit pas que sa vie ou sa liberté seraient menacées ou qu'il serait exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Algérie. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Par suite, il est suffisamment motivé.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que la préfète de Tarn-et-Garonne a procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B.
5. En quatrième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet d'organiser une procédure contradictoire et de mettre le demandeur en mesure de présenter ses observations orales ou écrites sur le rapport établi à la suite de l'enquête de police destinée à vérifier l'existence d'une communauté de vie effective entre les époux préalablement à l'édiction d'un arrêté portant refus de certificat de résidence. Par suite, le moyen invoqué par M. B tirés de l'absence de caractère contradictoire de la procédure, faute pour la préfète de lui avoir communiqué les conclusions de l'enquête de communauté de vie ou de les avoir annexées à la décision querellée et d'avoir convoqué son épouse pour lui demander de s'expliquer et la confronter aux conclusions de cette enquête, doit être écarté.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a épousé Mme D, ressortissante française, le 16 septembre 2017 à Lescure d'Albigeois (Tarn). Les services de police d'Albi ont établi le 22 février 2019 et le 18 mars 2019 un premier rapport dont il ressort que la communauté de vie entre les époux semblait avérée actuellement, mais que des interruptions de vie en commun avaient pu avoir lieu au cours des derniers mois et que Mme D avait contacté lesdits services afin de les prévenir qu'elle souhaitait divorcer et qu'elle allait prochainement entreprendre des démarches officielles en ce sens. Le couple a déclaré une séparation de fait à la caisse d'allocation familiale pendant plusieurs mois au cours de l'année 2018. Il ressort d'un autre rapport administratif, établi par les services de gendarmerie d'Albi le 19 septembre 2019 que M. B n'habitait plus au domicile de son épouse, situé 1 rue Nougaro à Cagnac-les-Mines (Tarn), que celle-ci n'avait plus de contact avec l'intéressé depuis la fin du mois de juin 2019 et enfin que l'intéressé avait déclaré à son employeur une adresse au 46 avenue Jean-Jaurès à Cagnac-les-Mines. Il ressort enfin du rapport administratif du 9 août 2020, conduit par les services de gendarmerie d'Albi suite au dépôt de la demande de titre de séjour du requérant, le 15 juillet 2020, que les enquêteurs se sont vu refuser, le 7 août 2020, par M. B et Mme D l'entrée au domicile situé 1 rue Nougaro à Cagnac-les-Mines. Le lendemain, M. B a déclaré à ces services que le couple s'était séparé une première fois en septembre, octobre et novembre 2018 puis une seconde fois de mars à août 2019 et que la vie commune avait repris en octobre 2019, juste avant l'incarcération de Mme D, puis à compter du 11 juillet 2020, à sa sortie de prison. Les divers documents produits par le requérant, lesquels consistent en des avis d'imposition établis au nom des deux époux, des attestations établies en octobre 2020 par des voisins, amis et la belle-mère du requérant, des courriers échangés lors de l'incarcération de Mme D, des courriers concernant M. B adressés au domicile de son épouse ou encore des baux et quittances de loyers, établis au seul nom de Mme D, ne sont pas suffisants, compte tenu de leur nature et leur teneur, pour démontrer le caractère effectif de la communauté de vie entre époux. En outre, à la date de la décision attaquée, M. B résidait en France depuis seulement quatre années dont deux en situation irrégulière et avait déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement. Il ressort des pièces du dossier qu'à cette même date, l'intéressé était sans emploi et sans ressources propres. M. B a vécu jusqu'à l'âge de trente-cinq ans en Algérie où résident toujours ses parents et les membres de sa fratrie. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il remplirait effectivement les conditions posées par les articles 6 § 2 et 6 § 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision contestée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ou que l'arrêté serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
8. En sixième lieu, le requérant ne justifie pas participer à l'entretien et à l'éducation du fils de sa compagne, lequel vit chez son père. Dans ces conditions, la préfète n'a pas, en refusant de l'admettre au séjour et en l'obligeant à quitter le territoire français, porté atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 § 1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
9. En septième lieu, les stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoient la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " " au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". En l'espèce, le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il entrerait dans le champ de ces stipulations. Le moyen tiré de la méconnaissance desdites stipulations, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, sera donc écarté.
10. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, la commission du titre de séjour " est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ". Il résulte de ces dispositions que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions d'obtention du titre de séjour sollicité auxquels il envisage de refuser ce titre de séjour et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions.
11. Or, il résulte de ce qui précède que M. B ne justifie pas satisfaire aux conditions prévues par les stipulations des articles 6 § 2 et 6 § 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La préfète du Tarn n'était donc pas tenue de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande. Le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour ne peut qu'être écarté.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète du Tarn du 21 septembre 2020. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Jozek, premier conseiller,
M. Jazeron, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le rapporteur,
F. JOZEK
Le président,
J.-C. TRUILHÉLa greffière,
M-E. LATIF
La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026