mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2005651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | ZOUGGARHE-NAIT EL MAATI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 novembre 2020, un mémoire complémentaire et des pièces enregistrés le 23 juin 2021 et le 29 septembre 2021, M. D A, représenté par Me Zouggarhe-Nait El Maati et par Me Doumbia, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 7 octobre 2020 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixation du pays de renvoi ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dont distraction au profit de son conseil.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de forme pour incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à son état de santé dès lors qu'il souffre d'une pathologie grave qui nécessite un traitement en France qu'il ne pourrait obtenir dans son pays d'origine ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît les dispositions du 4° et du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est présent en France depuis plus de dix ans et qu'il souffre d'une pathologie qui nécessite un traitement en France dont il ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine ;
- elle viole l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faute pour le préfet d'avoir consulté au préalable la commission du titre de séjour ;
- elle viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses liens intenses avec ses filles et son petit-fils ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle viole l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense enregistré le 17 décembre 2020, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 7 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 28 octobre 2021.
Un mémoire a été présenté pour M. A le 10 janvier 2022, après clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours des audiences publiques du 30 juin 2022 et du 4 juillet 2022 :
- le rapport de M. JOZEK,
- et les observations de Me Doumbia, représentant M. A, absent.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 25 août 1958 à Izmir (Turquie), est entré pour la première fois en France le 22 octobre 1982. Il s'est vu délivrer le 22 octobre 1985 une carte de résident en qualité de " réfugié ". Le 1er septembre 2003, M. A a renoncé volontairement au statut de réfugié politique. Il a quitté le territoire français et est entré une nouvelle fois en France le 14 octobre 2006 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa touristique de trente jours. Il a sollicité son admission au séjour en qualité de père d'enfants français. Il a cependant quitté la France avant qu'une décision sur sa demande ne lui soit notifiée. Il est retourné en France en 2009 sous couvert d'un visa de long séjour et a sollicité son admission au séjour le 25 novembre 2009 en qualité de père d'enfants français. Par un arrêté du 17 août 2010, le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois et a fixé le pays de destination. Le 13 juillet 2018, M. A a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en France au titre de la vie privée et familiale sur le fondement des articles L. 313-11 (7°) et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le 6 août 2019, il a sollicité une admission au séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L. 313-11 (11°). Le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé dans un avis le 8 novembre 2019 que l'état de santé de l'intéressé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de la Turquie, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Le 7 octobre 2020, le préfet de la Haute-Garonne a prononcé à son encontre un arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixation du pays de renvoi. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 2 avril 2020, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne n° 31-2020-086, le préfet de ce département a donné délégation à Mme E C, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les mesures relevant de la compétence de sa direction, et notamment celles relatives à la police des étrangers. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté comme manquant en fait.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. Chaque année, un rapport présente au Parlement l'activité réalisée au titre du présent 11° par le service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ainsi que les données générales en matière de santé publique recueillies dans ce cadre. "
4. Par un avis du 8 novembre 2019, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge dont le défaut est susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Il ajoute que l'intéressé peut voyager sans risque vers son pays d'origine.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A souffre d'une affection de longue durée. Les pièces médicales versées au dossier et notamment le certificat du docteur F du 29 octobre 2018 attestent de la nécessité pour le requérant de soins " longs et onéreux " et d'un traitement à vie. Toutefois, ce certificat, qui ne comporte aucune mention de la nature exacte de sa pathologie et du traitement dont il a actuellement besoin, ne permet pas d'infirmer l'avis du collège des médecins de l'OFII selon lequel il peut effectivement bénéficier du traitement approprié à sa pathologie en Turquie. Les autres attestations et ordonnances versées au dossier, datées de 2006 à 2018, relatant de manière générale la nécessité pour l'intéressé d'une prise en charge régulière, ne permettent pas davantage d'infirmer l'appréciation portée sur l'accès effectif au traitement approprié à la pathologie du requérant dans son pays d'origine, pas plus que l'extrait d'un article de presse publié en 2019 portant sur les causes de mortalité en Turquie. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation quant à son état de santé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
7. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 511-1-1 3° et dernier alinéa du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle précise que M. A a déclaré être entré en France pour la dernière fois au mois d'avril 2019, de manière irrégulière, qu'il ne peut être admis au séjour et qu'il n'est pas protégé contre une mesure d'éloignement, notamment au sens de l'article L. 511-4 10°. En outre, le préfet indique que, compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, une mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte disproportionnée à au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant dès lors notamment qu'il dispose de fortes attaches en Turquie où résident encore sa mère, son frère et sa sœur et enfin qu'il est célibataire et sans charge de famille. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; () / 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
9. D'une part, M. A soutient qu'il est présent en France depuis plus de dix ans. Toutefois, il est constant que l'intéressé, qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 17 août 2010, a sollicité en vain la délivrance de visas auprès des autorités consulaires françaises à Istanbul en 2011 et 2012. Il a déclaré, à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée le 13 juillet 2018, qu'il était entré sous couvert d'un visa de type C délivré à Ankara le 6 avril 2012 et valable jusqu'au 30 avril 2012. Dans ces conditions, en l'absence de résidence régulière en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, M. A ne peut se prévaloir des dispositions précitées du 4° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. D'autre part, M. A soutient qu'il ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement dès lors qu'il souffre d'une pathologie qui nécessite un traitement en France dont il ne pourrait bénéficier dans son pays d'origine. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. ".
12. Il résulte de ce qui a été dit au point 9 que M. A ne justifie pas d'une présence continue en France depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté litigieux. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne consultant pas, préalablement à celle-ci, la commission du titre de séjour.
13. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
14. Comme il a déjà été dit, M. A ne justifie pas d'une durée de séjour ininterrompue en France de dix ans, ni d'une insertion personnelle d'une particulière intensité, alors qu'il a été condamné en 2009 pour des faits de banqueroute à une peine d'emprisonnement délictuel d'un an, à 5 000 euros d'amende et à la faillite personnelle pendant quinze ans. S'il invoque les liens qu'il entretiendrait avec ses deux filles, de nationalité française, âgées respectivement de vingt-six et vingt-quatre ans, il ne justifie pas de l'intensité de ces liens ni être dépourvu d'attaches familiales ou personnelles en Turquie, où résident sa mère ainsi que sa sœur et son frère. Le moyen tiré de ce que la décision contestée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
15. Si le requérant soutient que la décision contestée aurait pour conséquence de le soumettre à des traitements inhumains et dégradants en raison de sa maladie, qui ne serait pas traitée en Turquie, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
Sur les frais d'instance :
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que doivent être rejetées les conclusions du requérant tendant au bénéfice des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Jozek, premier conseiller,
M. Jazeron, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
Le rapporteur,
F. JOZEK
Le président,
J.-C. TRUILHÉLa greffière,
M.-E. LATIF
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026