jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2006336 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAGORCE & ASSOCIES - L&MC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 9 décembre 2020 et le 1er juin 2022, M. B A, représenté par Me Bellinzona, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'acte du 13 novembre 2020, reçu le 20 novembre 2020, pris par la directrice adjointe des ressources humaines du centre hospitalier de Montauban, en tant que cet acte a décidé sa mise à la retraite d'office, ainsi que la décision du 2 mars 2021 par laquelle la même autorité l'a mis à la retraite d'office pour invalidité à compter du 1er mars 2021 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Montauban de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 14 mai 2020 et jusqu'à ce qu'il soit apte à reprendre le service ou jusqu'à son âge légal de départ à la retraite, de faire procéder à un nouvel examen médical d'évaluation, d'aménager son poste ou, à défaut, de lancer une procédure effective de reclassement et de reconstituer ses droits à carrière au titre de l'activité ou de ses droits à pension, sous astreinte de 300 euros par jour de retard dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Montauban la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors qu'elle vaut décision de mise à la retraite d'office au 1er janvier 2021 et qu'elle ne vise pas les textes applicables ni ne mentionne les voies et délais de recours ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et des dispositions du décret n°2020-566 du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière, dès lors que, malgré sa demande, le centre hospitalier de Montauban ne l'a pas placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service, avec bénéfice du plein traitement et prise en charge des soins ;
- la décision attaquée est illégale dès lors qu'il n'a pas été invité à présenter une demande de reclassement ;
- il doit être regardé comme ayant présenté une demande de reclassement alors même qu'il ne l'a pas formée correctement ;
- la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dès lors que sa radiation des cadres ne pouvait intervenir qu'après que la commission de réforme ait reconnu son incapacité permanente et seulement si le centre hospitalier de Montauban démontrait avoir sérieusement effectué une recherche d'aménagement de son poste ou une procédure de reclassement et que tel n'est pas le cas en l'espèce ;
- l'avis de la commission de réforme a été vicié suite à l'affirmation de l'établissement d'une impossibilité d'aménagement de poste et de reclassement professionnel ;
- la décision attaquée présente un caractère abusif et caractérise un détournement de pouvoir dès lors que rien ne la fonde et que le centre hospitalier a induit en erreur l'expert et la commission de réforme, en s'abstenant de rechercher des postes aménagés ou des postes de reclassement ;
- la décision du 2 mars 2021 doit également être annulée ;
- il est fondé à demander à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier de Montauban de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 14 mai 2020 et jusqu'à ce qu'il soit apte à reprendre le service ou jusqu'à son âge légal de départ à la retraite, de faire procéder à un nouvel examen médical d'évaluation, d'aménager son poste ou, à défaut, de lancer une procédure effective de reclassement et de reconstituer ses droits à carrière au titre de l'activité ou de ses droits à pension, sous astreinte de 300 euros par jour de retard dans le délai d'un mois à compter du présent jugement.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 14 juin 2021 et le 30 mars 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le centre hospitalier de Montauban, représenté par Me Lagorce-Billiaud, conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision du 13 novembre 2020 n'a pas pour objet de le mettre d'office à la retraite pour invalidité et que la requête doit être rejetée pour défaut de motivation ;
- en tout état de cause, la décision est suffisamment motivée en droit ;
- la décision du 13 novembre 2020 ne méconnaît pas les dispositions relatives au congé pour invalidité temporaire imputable au service dès lors qu'il ne pouvait pas y prétendre, ce congé n'étant apparu qu'à compter du 14 mai 2020 au sein de la fonction publique hospitalière ;
- M. A ne justifie pas avoir subi un préjudice quelconque dès lors qu'il a conservé son plein traitement et la prise en charge de ses soins et de ses frais médicaux ;
- M. A n'a jamais présenté de demande écrite au reclassement ;
- il ne pouvait pas inviter M. A à présenter une demande de reclassement, dès lors que ce dernier recevait toujours des soins, que son état de santé n'était pas consolidé et que la médecine du travail émettait des doutes quant à sa reprise sur son poste ou un poste administratif.
La clôture de l'instruction a été fixée au 30 mars 2023 par une ordonnance du 13 mars précédent.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- l'ordonnance n°2017-53 du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique ;
- le décret n°89-376 du 8 juin 1989 relatif au reclassement des fonctionnaires hospitaliers reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions ;
- le décret n°2020-566 du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jorda,
- les conclusions de M. Daguerre de Hureaux, rapporteur public,
- et les observations de Me Panfili substituant Me Bellinzona, représentant M. A, ainsi que celles de Me Lagorce-Billiaud, représentant le centre hospitalier de Montauban.
Considérant ce qui suit :
1. Fonctionnaire hospitalier titulaire au sein du centre hospitalier de Montauban (Tarn-et-Garonne) depuis le 11 juillet 2000, M. B A occupe les fonctions de logisticien en tant qu'ouvrier principal de 2ème classe. Il a souffert d'une lombosciatalgie bilatérale sur hernie discale L4 et L5 et a été placé en congé maladie à partir du 14 mars 2017. Par décision du 9 octobre 2017, le centre hospitalier de Montauban a reconnu l'imputabilité au service de cette pathologie. Du fait de rechutes, M. A a été placé plusieurs fois en congé maladie. Le 20 mars 2019, la commission de réforme a rendu un avis favorable à la reconnaissance d'une rechute imputable au service, en précisant que la rechute n'était pas stabilisée. Le 7 août 2019, le centre hospitalier de Montauban a reconnu que M. A a contracté en service une maladie inscrite au tableau des maladies professionnelles. Le 6 novembre 2019, la commission de réforme a rendu un avis favorable à la reprise sur poste aménagé ou, à défaut, au reclassement sur un poste administratif. Le 14 octobre 2020, elle a émis un avis favorable à son placement en retraite pour invalidité et a reconnu son inaptitude définitive et absolue à toute fonction. Le 28 octobre 2020, le centre hospitalier de Montauban a reconnu l'imputabilité au service de sa maladie et l'a maintenu en indisponibilité. Par décision du 13 novembre 2020, reçue le 20 novembre 2020, le centre hospitalier l'a placé en indisponibilité jusqu'à la " veille de son départ à la retraite d'office " et, par décision du 2 mars 2021, le centre hospitalier l'a mis à la retraite pour invalidité à compter du 1er mars 2021. Par sa requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'acte du 13 novembre 2020 en tant qu'il a décidé sa mise à la retraite d'office, ainsi que la décision du 2 mars 2021 par laquelle il a été mis à la retraite d'office pour invalidité à compter du 1er mars 2021.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Et aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Il résulte de ces dispositions que le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative. Toutefois, dans de telles hypothèses, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
3. Le centre hospitalier de Montauban fait valoir que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 13 novembre 2020 sont irrecevables dès lors que cette décision n'a pas pour objet de mettre M. A à la retraite pour invalidité et que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 2 mars 2021 sont tardives.
4. D'une part, il est vrai que si la décision du 13 novembre 2020 a indiqué que la période d'indisponibilité de M. A due à la maladie déclarée le 29 janvier 2018 était reconnue comme imputable au service du 13 janvier 2020 " jusqu'à la veille de son départ à la retraite d'office ", elle n'a pas pour autant eu comme objet ou comme effet de placer l'intéressé à la retraite d'office pour invalidité. Les conclusions présentées au tribunal par M. A le 9 décembre 2020 tendant à l'annulation de la décision le mettant à la retraite d'office pour invalidité étaient donc prématurées. Toutefois, par décision du 2 mars 2021, M. A a effectivement été mis à la retraite d'office pour invalidité à compter du 1er mars 2021, de sorte que les conclusions de la requête introductive d'instance doivent désormais être regardées comme étant dirigées contre la décision du 2 mars 2021.
5. D'autre part, si l'administration fait valoir que cette dernière décision a été contestée par M. A dans un mémoire complémentaire enregistré au greffe du tribunal plus d'un an après l'intervention de ladite décision, non seulement la fin de non-recevoir ainsi soulevée ne peut prospérer en raison de ce qui a été dit au point précédent, mais encore aucun élément probant n'est versé au dossier pour attester de la date de notification de la décision du 2 mars 2021. Dans ces conditions, les conclusions dirigées contre cette décision ne sont pas tardives.
Sur les conclusions à fins d'annulation de la décision mettant M. A à la retraite d'office pour invalidité :
6. Il résulte d'un principe général du droit, dont s'inspirent tant les dispositions du code du travail relatives à la situation des salariés qui, pour des raisons médicales, ne peuvent plus occuper leur emploi que les règles statutaires applicables dans ce cas aux fonctionnaires, que, lorsqu'il a été médicalement constaté qu'un salarié se trouve, de manière définitive, atteint d'une inaptitude physique à occuper son emploi, il incombe à l'employeur public de chercher à reclasser l'intéressé dans un autre emploi. La mise en œuvre de ce principe implique, sauf si l'agent manifeste expressément sa volonté non équivoque de ne pas reprendre une activité professionnelle, que l'employeur propose à ce dernier un emploi compatible avec son état de santé et aussi équivalent que possible avec l'emploi précédemment occupé ou, à défaut d'un tel emploi, tout autre emploi si l'intéressé l'accepte. Ce reclassement est impossible lorsque soit il n'existe aucun emploi vacant pouvant être proposé à l'intéressé, soit l'intéressé est déclaré inapte à l'exercice de toutes fonctions ou soit l'intéressé refuse la proposition d'emploi qui lui est faite. S'agissant des agents de la fonction publique hospitalière, l'article 2 du décret du 8 juin 1989, dans sa version applicable au litige, prévoit que " dans le cas où l'état physique d'un fonctionnaire, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'intéressé peut présenter une demande de reclassement dans un emploi relevant d'un autre grade de son corps ou dans un emploi relevant d'un autre corps ".
7. D'une part, dans un courriel du 12 septembre 2019, le médecin qui a examiné M. A a fixé les restrictions médicales et, considérant que l'aménagement du poste de l'intéressé ne permettrait pas de répondre aux contraintes médicales, a orienté l'employeur vers une inaptitude à exercer les précédentes fonctions et vers un reclassement sur un poste administratif. Dans un courriel du 20 janvier 2020, ce médecin a ajouté que, si un poste à l'accueil des urgences répondait aux restrictions médicales, qui demeuraient inchangées, il n'était pas certain que le requérant était apte à assumer la charge mentale d'un tel poste. D'autre part, l'expertise médicale du 23 juillet 2020, qui a constaté que l'état de santé de M. A n'était pas stabilisé, a indiqué qu'" en l'absence de possibilité d'aménagement de son poste, l'agent doit être reconnu inapte de façon absolue et définitive aux fonctions d'ouvrier professionnel, et bénéficier d'un reclassement professionnel répondant à ces restrictions ", tout en mentionnant que " la mission de ce jour, indique l'impossibilité d'un tel reclassement professionnel ". Au regard de ces éléments, il apparaît qu'il n'était pas légalement possible d'exclure toute possibilité de reclassement de M. A dès lors que son état de santé n'était pas jugé stabilisé, tout comme il apparait que l'intéressé a été déclaré par l'expert inapte à toute fonction au sein du centre hospitalier de Montauban, non en raison de considérations strictement médicales, mais au vu de la " mission " confiée à l'expert par le centre hospitalier précisant d'emblée et sans recherche aucune qu'il était impossible de procéder à un reclassement de M. A. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que les principes rappelés au point 6 ont été méconnus.
8. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 2 mars 2021 qu'il conteste.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
9. Au regard des précédents développements, le présent jugement implique seulement qu'il soit enjoint au centre hospitalier de Montauban de procéder à un nouvel examen de l'état de santé de M. A, qui doit être rétabli dans ses droits, afin que la procédure relative à la question de son inaptitude puisse être menée jusqu'à son terme dans le respect des règles et principes précités.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de M. A, qui n'est pas partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de ces mêmes dispositions et de mettre à la charge du centre hospitalier de Montauban le versement à M. A d'une somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 2 mars 2021 mettant M. A à la retraite d'office pour invalidité à compter du 1er mars 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier de Montauban de réexaminer la situation de M. A et de le rétablir dans ses droits.
Article 3 : Le centre hospitalier de Montauban versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au centre hospitalier de Montauban.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Katz, président,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
La rapporteure,
V. JORDALe président,
D. KATZLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026