mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2100550 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | CHARRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 février 2021, Mme C B, représentée par Me Charre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision 1er décembre 2021, par laquelle le directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) d'Occitanie a rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle imputable au service ;
2°) d'enjoindre au directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) d'Occitanie de reconnaître rétroactivement que sa maladie est imputable au service dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros à verser son conseil au titre des dispositions de L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation, dès lors qu'elle ne précise pas les circonstances particulières, la faute ou le fait personnel qui ont conduit l'administration à ne pas reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ; la motivation par référence à l'avis de la commission de réforme est insuffisante ;
- elle est entachée d'un vice de forme, dès lors qu'elle ne vise pas l'avis du médecin de prévention, lequel n'est d'ailleurs pas visé dans l'avis de la commission de réforme ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors, que la requérante n'a pas été en mesure d'exposer et d'expliquer sa situation, qu'elle a été privée d'une garantie car le rapport du médecin de prévention n'a pas été pris en compte, voire n'a pas été transmis à la commission de réforme, que la composition de la commission de réforme était irrégulière compte tenu de l'absence de médecin spécialiste et du fait de l'absence de consultation du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ; la commission de réforme s'est, semble-t-il, abstenue de lire le rapport de l'expert ;
- l'avis de de la commission de réforme méconnait l'article 19 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- elle est entachée d'erreur de droit, dès lors que le préfet s'est cru, à tort, en situation de compétence liée vis-à-vis de l'avis de la commission de réforme du 17 novembre 2020 ;
- elle est entachée d'erreurs de faits et d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que sa pathologie est imputable au service et est en lien direct avec ses fonctions.
Le préfet de la Haute-Garonne a été mis en demeure de présenter des observations en défense le 1er mars 2022.
La clôture de l'instruction est intervenue le 30 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Soddu, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Nègre- Le Guillou, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Charre, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B, chef technicien " spécialités techniques et économie agricoles ", était chargée d'études au sein du service régional de l'information statistique, économique et territoriale, de la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la Forêt (DRAAF) d'Occitanie. Elle a été placée en congé maladie du 16 décembre 2015 au 16 décembre 2016, puis en congé de longue durée jusqu'au 31 août 2017. Par un arrêté du 20 décembre 2017, Mme B a été placée en détachement au sein du rectorat de Montpellier, en qualité de professeur des écoles, du 1er septembre 2017 au 31 août 2018, prolongé jusqu'au 31 août 2019. Mme B a de nouveau été placée en congé de longue durée et par un avis du 10 octobre 2018, le comité médical départemental l'a déclarée inapte définitivement pour l'exercice des fonctions de professeurs des écoles. Par un arrêté du 26 novembre 2018, le rectorat de Montpellier a prolongé le congé de longue maladie de la requérante du 21 décembre 2018 au 4 mars 2019. Par un avis du 22 janvier 2019, la commission de réforme s'est prononcée en faveur de l'inaptitude définitive de Mme B et par un arrêté du 18 février 2019, le rectorat de Montpellier a prononcé le licenciement de Mme B. Par un arrêté du 19 avril 2019, le rectorat de Montpellier a retiré cet arrêté et par un courrier du 26 juillet 2019, Mme B a sollicité sa réintégration au sein du ministère de l'agriculture et de l'alimentation. Par un arrêté du 25 févier 2020, Mme B a été réintégrée dans les effectifs de la DRAAF d'Occitanie à compter du 5 mars 2019, puis a été placée en congé de longue durée du 5 mars 2019 au 4 septembre 2020. Par un courrier en date du 26 juin 2020, Mme B a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision 1er décembre 2021, par laquelle le directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DRAAF) d'Occitanie a rejeté sa demande de reconnaissance de maladie professionnelle imputable au service.
Sur l'acquiescement aux faits :
2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. ".
3. En dépit de la lettre du 1er mars 2022 mettant en demeure le préfet de la Haute-Garonne de produire des observations, celui-ci s'est abstenu de produire une défense avant la date de clôture de l'instruction fixée au 30 août 2022. Le préfet de la Haute-Garonne est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête de M. B. Il appartient seulement au juge administratif de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l'examen de l'affaire et de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans les mémoires du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée vise les textes dont il fait application, en particulier la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, celle du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État et le décret du 21 février 2019 du relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique de l'Etat. Toutefois, cette décision en se bornant à mentionner l'existence de l'avis de la commission de réforme du 17 novembre 2020, sans préciser les motifs et le sens de cet avis, et alors au demeurant que cet avis se contente d'indiquer que " suite à la demande de vote par les représentants du personnel, l'avis est réputé rendu ", la décision en litige, qui n'énonce aucune considération de fait en constituant le fondement, est insuffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être accueilli.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 18 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " Le médecin chargé de la prévention attaché au service auquel appartient le fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical ou à la commission de réforme est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir, s'il le demande, communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. () ". Aux termes de l'article 26 du même décret, dans sa version applicable au litige : " Sous réserve du deuxième alinéa du présent article, les commissions de réforme prévues aux articles 10 et 12 ci-dessus sont obligatoirement consultées dans tous les cas où un fonctionnaire demande le bénéfice des dispositions de l'article 34 (2°), 2° alinéa, de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. Le dossier qui leur est soumis doit comprendre un rapport écrit du médecin chargé de la prévention attaché au service auquel appartient le fonctionnaire concerné. La commission de réforme n'est toutefois pas consultée lorsque l'imputabilité au service d'une maladie ou d'un accident est reconnue par l'administration. ".
7. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé l'intéressé d'une garantie.
8. Il ressort des pièces du dossier que le 29 juillet 2020, le médecin du travail et de la prévention a adressé au service des ressources humaines de la DRAAF d'Occitanie, un rapport d'expertise médicale relatif à la situation de Mme B, en vue de la tenue de la commission de réforme. Toutefois, en l'absence de mémoire en défense, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce rapport a été transmis à la commission de réforme, ce rapport n'étant au demeurant visé ni dans la décision du 1er décembre 2020, ni dans l'avis de la commission de réforme. Dans ces conditions, l'absence de consultation régulière de la commission de réforme a privé Mme B d'une garantie. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 45 du code des pensions civiles et militaires de retraite : " () /2° Dans chaque département sous la présidence du commissaire de la République ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes :/ Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, à savoir deux praticiens généralistes et, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un spécialiste de l'affection dont est atteint le fonctionnaire ;() ". Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. Le bénéfice de ces dispositions est subordonné à la transmission par le fonctionnaire, à son administration, de l'avis d'arrêt de travail justifiant du bien-fondé du congé de maladie, dans un délai et selon les sanctions prévus en application de l'article 35. Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident ; () ". Aux termes de l'article 12 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires, dans sa rédaction applicable : " Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15. Cette commission, placée sous la présidence du préfet ou de son représentant, qui dirige les délibérations mais ne participe pas aux votes, est composée comme suit : / () 4. Les membres du comité médical prévu à l'article 6 du présent décret () ". Aux termes de l'article 6 du même décret : " Dans chaque département, un comité médical départemental compétent à l'égard des personnels mentionnés à l'article 15 ci-après est constitué auprès du préfet. / La composition de ce comité est semblable à celle du comité médical ministériel prévu à l'article 5. () ". Aux termes de l'article 5 du même décret : " () /Ce comité comprend deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, pour l'examen des cas relevant de sa qualification, un spécialiste de l'affection pour laquelle est demandé le bénéfice du congé de longue maladie ou de longue durée prévu à l'article 34 (3e et 4e) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. () ".
10. La présence d'un spécialiste dans la composition de la commission de réforme, préalablement à la reconnaissance d'une maladie professionnelle, a pour objet d'éclairer cette commission sur la pathologie dont souffre l'agent et constitue pour celui-ci une garantie destinée à ce que la décision rendue soit médicalement justifiée.
11. Il ressort des pièces du dossier que lorsqu'elle s'est prononcée sur la situation de Mme B, la commission de réforme était composée de deux médecins généralistes. Dans ces conditions, l'absence d'un médecin spécialiste de l'affection psychiatrique dont était atteinte la requérante, lors de la commission de réforme du 17 novembre 2020, a privé Mme B d'une garantie. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que la décision attaquée du 1er décembre 2020 méconnait les dispositions précitées du décret du 14 mars 1986.
12. Il résulte de tout ce qui précède, que Mme B est fondée, pour ces motifs, à demander l'annulation de la décision du 1er décembre 2021. En revanche, les autres moyens de la requête ne sont pas de nature à entrainer l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
14. Le présent jugement, qui annule la décision attaquée du 1er décembre 2021, eu égard aux motifs de cette annulation, et dès lors que les autres moyens de la requête ne sont pas de nature à entraîner une telle annulation, n'implique pas nécessairement la reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie professionnelle de Mme B, mais seulement le réexamen de sa demande au terme d'une procédure régulière. Par suite, il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : La décision du 1er décembre 2021, par laquelle le directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt d'Occitanie a rejeté la demande de reconnaissance de maladie professionnelle imputable au service de Mme B, est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A épouse B et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.
La rapporteure,
N. SODDU
La présidente,
B. MOLINA-ANDREO La greffière,
S. BALTIMORE
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026