LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2100553

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2100553

jeudi 5 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2100553
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantGUEYE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 février 2021, M. B C, représenté par Me Gueye, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2021 du préfet de la Haute-Garonne portant assignation à résidence ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative combiné à l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est irrégulier dès lors qu'il n'a pas pu bénéficier de l'assistance d'un interprète en langue arabe au moment de la notification de l'assignation à résidence ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 561-2 et L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il présente des garanties de représentations effectives ;

- il est dépourvu de base légale du fait du recours, suspensif, introduit contre l'arrêté du 27 janvier 2021 portant obligation de quitter le territoire français ;

- il porte atteinte à sa liberté d'aller et venir dès lors qu'il ne présente aucun risque de fuite ni d'atteinte à l'ordre public ;

- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est irrégulier dès lors qu'il n'existe aucune perspective raisonnable d'éloignement ;

- il est entaché d'un détournement de pouvoir et de procédure dès lors que l'assignation à résidence n'était pas possible avant l'expiration d'un délai de sept jours suivant sa sortie du centre de rétention.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2021, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 avril 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant tunisien né le 16 décembre 1999, qui déclare être entré en France au mois de mars 2019, a été interpellé par les services de police aux frontières le 26 janvier 2021. Par un arrêté du 27 janvier 2021, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, l'a interdit de retour sur ledit territoire pour une durée de deux ans, a fixé le pays de destination de la mesure et a prononcé, par une décision distincte du même jour, son placement en centre de rétention administrative. Cet arrêté portant notamment obligation de quitter le territoire français a été confirmé par un jugement du tribunal administratif de Toulouse en date du 10 mars 2021 puis par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux en date du 8 octobre 2021. Par une ordonnance du 29 janvier 2021, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse a, en revanche, mis fin à la mesure de placement en rétention de l'intéressé. Par un nouvel arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 1er février 2021, dont l'intéressé sollicite l'annulation, M. C a fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence pour une durée de six mois, renouvelable une fois.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du 23 avril 2021, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé à M. C le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale au titre de la présente procédure juridictionnelle. Par suite, les conclusions de la requête tendant au bénéfice de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont, en toute hypothèse, devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 111-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " Lorsqu'il est prévu aux livres II, V et VI et à l'article L. 742-3 du présent code qu'une décision ou qu'une information doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. "

4. M. C ne peut utilement soutenir que cette notification a été effectuée dans des conditions méconnaissant les dispositions précitées, alors qu'il ressort de la notification de la mesure d'assignation à résidence qui a eu lieu le 1er février 2021 à 12h30, qu'il a déclaré comprendre le français et que le document a été lu en intégralité. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que ces dispositions auraient été méconnues, qui manque en fait, doit être écarté.

5. En deuxième lieu, la décision portant assignation à résidence vise, dans ses motifs, le 1° de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, d'une part, que M. C a fait l'objet d'un arrêté du 27 janvier 2021 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et qu'au vu des restrictions de déplacement liées à la crise sanitaire, il y a lieu d'assigner l'intéressé à résidence. D'autre part, elle précise que l'intéressé justifie d'un lieu de résidence à Toulouse et que l'exécution de la mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable même si elle ne peut être exécutée immédiatement. La décision portant assignation à résidence comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui la fondent, et est par suite suffisamment motivée, la motivation d'une décision ne se confondant pas avec le bien-fondé de ses motifs.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Lorsque l'étranger justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne peut ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, l'autorité administrative peut, jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, l'autoriser à se maintenir provisoirement sur le territoire français en l'assignant à résidence, dans les cas suivants : / 1° Si l'étranger fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai ou si le délai de départ volontaire qui lui a été accordé est expiré ; () ". Et selon les termes de l'article R. 561-2 du même code : " L'autorité administrative détermine le périmètre dans lequel l'étranger assigné à résidence () est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence. Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'il fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si cette obligation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés () ".

7. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de vérifier si l'administration pouvait légalement, eu égard aux conditions prévues à l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, prendre une mesure d'assignation à résidence à l'encontre d'un étranger et de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans le choix des modalités de cette mesure d'assignation.

8. En l'espèce et d'une part, M. C soutient que la décision attaquée serait entachée d'une erreur " manifeste " d'appréciation de sa situation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle, dès lors qu'il bénéficiait de garanties de représentation suffisantes et qu'aucun risque de fuite n'était caractérisé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment du procès-verbal d'audition du 26 janvier 2021 que l'intéressé a précisément déclaré être domicilié au 10 place Jean Diebold à Toulouse, de sorte qu'il présentait des garanties de représentation. Il est certes constant qu'à la date de l'arrêté en litige, M. C ne pouvait quitter immédiatement le territoire français pour rejoindre son pays d'origine et que son éloignement ne constituait pas alors une perspective raisonnable du fait de l'épidémie de Covid-19 et des limitations des liaisons aériennes qui existaient pour une durée indéterminée. L'intéressé ne pouvant, de ce fait, ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, le préfet pouvait en revanche, jusqu'à ce qu'il existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, l'autoriser à se maintenir provisoirement sur le territoire français en l'assignant à résidence, dès lors qu'il se trouvait dans le cas, prévu par les dispositions du 1° de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire. Le moyen tiré par le requérant de ce que la décision attaquée serait entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation doit, par suite, être écarté.

9. D'autre part, l'arrêté contesté assigne à résidence M. C dans la commune de Toulouse, lui prescrit de se présenter au commissariat situé 23 boulevard de l'embouchure à Toulouse les mardi et jeudi exceptés les jours fériés ou chômés entre 10h00 et 12h00 et lui interdit de se déplacer en dehors de la commune de Toulouse sans autorisation préalable des services préfectoraux. Si l'intéressé soutient que ces obligations seraient disproportionnées, il ne fait valoir aucune circonstance particulière rendant difficile le respect de ces modalités qui, au regard de sa situation personnelle et de sa domiciliation, ne paraissent ni inadaptées ni disproportionnées aux finalités qu'elles poursuivent. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, eu égard au but poursuivi par cette mesure, porté atteinte de manière disproportionnée à la liberté d'aller et venir du requérant.

10. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 512-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction alors applicable : " () L'obligation de quitter le territoire français ne peut faire l'objet d'une exécution d'office ni avant l'expiration du délai de départ volontaire ou, si aucun délai n'a été accordé, avant l'expiration d'un délai de quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, ni avant que le tribunal administratif n'ait statué s'il a été saisi. L'étranger en est informé par la notification écrite de l'obligation de quitter le territoire français. "

11. Il ressort de ces dispositions que si l'exercice d'une voie de recours contre une décision portant obligation de quitter le territoire français revêt un caractère suspensif dès lors que cette décision ne peut faire l'objet d'une exécution forcée, tant que le tribunal administratif n'a pas statué sur ce recours, elle reste toutefois en vigueur et est susceptible de fonder une décision portant assignation à résidence. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté serait dépourvu de base légale.

12. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " M. C, qui se borne à alléguer que l'arrêté en litige méconnaîtrait les stipulations précitées, sans assortir cette allégation de la moindre argumentation, ne met pas le juge en mesure d'apprécier la réalité et le bien-fondé du moyen qu'il invoque, lequel ne peut donc qu'être écarté, en toute hypothèse.

13. En sixième et dernier lieu, il ne ressort pas des dispositions citées au point 6 ni d'aucune autre disposition légale ou réglementaire que l'assignation à résidence ne pouvait être prononcée à l'encontre du requérant, avant l'expiration d'un délai de 7 jours suivant sa sortie du centre de rétention dès lors qu'il faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et qu'il se trouvait dans le cas prévu par les dispositions du 1° de l'article L. 561-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas entaché sa décision d'un " détournement de pouvoir ou de procédure ".

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er février 2021 du préfet de la Haute-Garonne doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il présente à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle présentée par M. C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 30 novembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Sorin, président,

M. Hecht, premier conseiller,

Mme Pétri, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2023.

Le président-rapporteur,

T. A

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

S. HECHT

La greffière,

F. LE GUIELLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions